Sex/Life sur Netflix : Fantasmer c’est tromper ?

Après Sombre Désir, 365 jours, Sexify, Bonding ou La Chronique de Bridgerton, Netflix continue de faire monter la température avec un tout nouveau programme. Sortie le 25 juin 2021, Sex/Life est la nouvelle série érotique de Netflix qui a su se hisser en première place du top 10 cette semaine. Elle est basée sur une histoire vraie tirée du livre « 4 hommes en 44 chapitres » de BB Easton édité en 2016.

Sex/Life, de quoi ça parle ?

C’est l’histoire d’une jeune femme au foyer dont la vie semble parfaite : une grande maison en banlieue de New-York, deux enfants et un mari dévoué. Mais Billie Connely (Sarah Shahi) s’ennuie et regrette sa vie d’avant : une vie de liberté en collocation à Manhattan avec sa meilleure amie Sasha (Margaret Odette), les deux jeunes femmes alternant soirées déjantées et études de psychologie. Elle va alors commencer à rédiger son journal intime en se remémorant son passé sulfureux, notamment ses prouesses sexuelles avec son ex petit-ami Brad (Adam Demos).

Son mari Cooper (Mike Vogel) tombe sur ces confidences, ce qui sèmera la zizanie dans le couple. Ce dernier va découvrir une facette de sa femme dont il n’avait aucune idée : une femme libérée qui adore le sexe, enchainant les aventures d’un soir jusqu’à ce qu’elle croise un homme avec qui elle voulait plus mais dont la relation ne s’est pas bien terminée. Toutes ces révélations retourneront le cerveau de Cooper qui va se voir faire des choses contraire à sa vraie nature tel que jouer un jeu dangereux avec sa supérieure ou encore la scène avec la femme de son collègue (épisode 7 pour les curieux).

Sex/Life – Netflix
Sex/Life

Bref, l’intrigue est simple (très simple) : Billie va-t-elle dépasser ses fantasmes et tromper son mari Cooper avec son premier amour Brad ? La jeune femme va se retrouver face à un dilemme dont elle ne trouvera pas de solution… à moins que ?! Tous les ingrédients sont regroupés pour une série destinée à débuter un été en mode « caliente »… Mais qu’en est-il vraiment ?

Sex/Life, on en dit quoi ?

Difficile de se faire un avis sérieux sur cette série qui questionne la monogamie. C’est un peu fouillis entre les flash-back et le présent, surtout avec des épisodes construits sur le même modèle lassant : Billie sait ce qu’elle veut / non elle ne sait pas.

On a droit à quelques scènes particulièrement hot, d’autres vraiment ridicules, comme dans l’épisode 3 avec cette scène dans les douches d’une salle de sport, où nous avons droit à un zoom sur les attributs de Brad, à en faire pâlir plus d’un (d’ailleurs, ouvrons le débat : prothèse ou doublure selon vous ?).

En outre, la définition du féminisme ne nous semble pas correcte. Le côté « femme qui assume ses désirs », ok : Billie aime le sexe et elle l’assume, tout comme sa meilleure amie Sasha, ou encore la copine de banlieue adepte du libertinage. Mais est-ce que le féminisme s’arrête là ? Selon nous, c’est à cause de séries de ce genre qu’il se retrouve malmené, dans lesquelles on laisse penser que la femme est libre de ses choix. Mais dans les faits, il n’en est rien.

Malgré tout, et même si l’on reste dans des relations hétérosexuelles, la scénariste Stacy Rukeyser a su diversifier les pratiques sexuelles : fellation, cunnilingus, pénétration vaginale, initiative autant masculine que féminine, libertinage, etc. Ces scènes érotiques, présentes à chaque épisode, sont plutôt réussies et émoustillent, on n’en voit un peu mais pas trop, les éclairages mettent en valeur les corps parfaits.

Sex/Life – Netflix
Sex/Life

Ce qu’on a apprécié c’est qu’on a enfin droit à une image réaliste de la mère au foyer, ce qui reste rare sur nos écrans : le sentiment de solitude – notamment dans les moments d’allaitement – les montées de lait inattendues, le calvaire du tire-lait dans les lieux publics, les exigences faites aux mères de famille, les sentiments ambivalents entre joies et désillusions de la maternité… Entre les regards désapprobateurs lorsqu’elle doit exprimer son lait manuellement dans les toilettes publiques ou encore le commentaire de l’institutrice quand elle lui demande de rester la journée entière auprès de son fils car « elle n’a pas de travail » : ces deux scènes reflètent malheureusement la réalité.

Ce qu’on a moins aimé c’est le grand classique « opposition entre le gentil mari dévoué et le mec torturé aux airs de bad boy ». Les deux rôles transpirent les comportements masculins toxiques, sans jamais qu’ils soient remis en question.

Sex/Life, faut-il une saison 2 ?

Même si le dernier épisode de la saison 1 se termine sur un petit rebondissement, on se demande si une saison 2 serait judicieuse. Billie semble avoir une idée en tête : et si elle pouvait avoir les deux hommes ? Assisterons-nous à la naissance d’un « trouple » ? Les deux hommes sauront-ils mettre leur jalousie de côté pour satisfaire la femme de leur vie ?

Netflix n’a pas encore pris la parole quant à une potentielle saison 2, il va falloir se montrer patient pour connaitre la suite des aventures de notre MILF adorée. En revanche, les principaux acteurs et la créatrice ont laissé entendre en interview qu’une saison 2 serait à prévoir.

Selon nous, une saison suffit. Mais si vraiment une seconde devait voir le jour, on aimerait voir Billie s’émanciper un peu plus. Son inscription à l’université après 8 ans d’abandon est un bon début, mais on aimerait la voir encore plus indépendante.

Sex Life – Netflix

À lire aussi

Que vaut réellement la série Élite sur Netflix ?
Sky Rojo : la nouvelle série Netflix du créateur de La Casa de Papel
Les 20 meilleures séries Netflix en 2021