Contrecoups : le dernier huis clos de Netflix

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Sorti le 18 mars dernier, ce thriller aux airs d’Hitchcock s’impose comme un cheveu sur la soupe dans le top 10 Netflix de cette semaine. Le film se déroule à huis clos et tourne avec 3 acteurs qui se volent la vedette à tour de rôle pendant les 91 minutes de film. 

On plante le décor

Une jolie demeure en pierre au milieu des orangers, des notes de musique qui montent, et un homme qui erre sur le domaine. On comprend assez vite qu’il n’est pas chez lui, bien qu’il y prend ses aises. Soudain, un couple arrive et le surprend. Venu passer quelques jours dans leur maison de vacances, ce couple de milliardaires californiens se retrouve séquestré. Très vite, une rançon est négociée.

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Réalisé par Charlie McDowell (fils de Malcolm McDowell), en compagnie de Andrew Kevin Walker, on part sur de bonnes bases. La bande son, très bien choisie, et les plans figés au millimètre près, renforcent l’atmosphère lourde et pesante à la sauce d’Hitchcock. Le huis clos est ici tout à fait adapté.

Un casting atypique

En réalité, 4 personnages jouent dans Contrecoups mais attardons-nous plutôt sur les trois principaux. Lily Collins, très loin de son rôle dans Emily in Paris, nous bluffe dans son rôle de femme écrasée par son époux milliardaire, égocentrique et arrogant. Jason Segel (How I met your mother) arrive à combiner les rôles du méchant et du gentil en interprétant le cambrioleur. Et puis, nous avons Jesse Plemons (Fargo), brillant en tant que millionnaire hautain. 

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Pas de prénoms dans ce film, uniquement des noms communs pour définir chacun : le “nobody” pour le cambrioleur, la femme et le CEO pour le couple. Contrairement à ce qu’on l’on pourrait penser, ce n’est pas un frein ; on s’attache tout de même aux personnages. La lenteur du film permet de prendre le temps de découvrir chaque personnage.

Un scénario réfléchi

Pas d’action au sens propre dans Contrecoups, il s’agit plutôt d’un film qu’on regarde pour sa psychologie et sa photographie. Il est plutôt, dirons-nous, « contemplatif », assez lent, pauvre en dialogues, mais plein de subtilités. Charlie McDowell réussit d’ailleurs avec brio le passage d’un ton à l’autre : le drame, l’humour, le suspense, etc.

Néanmoins, il ne s’agit pas seulement d’interactions entre trois individus contraints de cohabiter ensemble, on assiste là à une véritable lutte des classes. La tension du début se transforme vite en lutte psychologique. Les visages changent, les rôles sont redéfinis pour finalement prendre une tournure à laquelle on ne s’attend pas. Les cinq dernières minutes sont surprenantes, et le film se clôture nous laissant penaud.

Nous vous conseillons de voir ce film décalé pour vous faire votre propre opinion. Il ne s’agit pas d’un film mémorable, à voir absolument, mais il a le mérite d’être bien écrit, en toute modestie. Contrecoups est un film qu’on adore ou qu’on déteste, il n’y a pas de juste milieu.

Notre note : ⭐ ⭐ ⭐★★

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