Avatar 2 : vous n’aviez jamais vu de vrai film en 3D avant

Claque visuelle, révolution de l’image… Treize ans après la sortie du premier Avatar, le second volet réalisé par James Cameron déboule en étant précédé de la même réputation. Mais qu’en est-il vraiment ? Le résultat est-il à la hauteur des promesses du réalisateur ? Faut-il aller voir La Voie de l’Eau au cinéma ?

Comme de nombreux autres Français (au moins 250 000 selon les premières estimations), nous nous sommes rendus dans les salles obscures pour son premier jour d’exploitation. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on en a pris plein les yeux pendant 3h12 !

Avatar 2 la Voie de l'Eau

Un film visuellement parfait ?

Un rapide coup d’oeil à la filmographie de James Cameron suffit à comprendre que le cinéaste est un homme de défi. Et surtout un réalisateur qui aime nous en mettre plein la vue à l’écran. Outre Avatar, Terminator, Abyss, Aliens ou Titanic sont autant de preuves du fait que Cameron voit le cinéma comme un vrai grand spectacle visuel.

En 2009, donc, les premières aventures des Na’Vi sur Pandora avaient initié l’ère de la 3D au cinéma. Si bien que tous les blockbusters suivants (ou presque) s’y sont mis, avec plus ou moins de succès. La saga Star Wars, les multiples films Marvel et Pixar : combien de fois sommes-nous allés voir un film chaussés de lunettes 3D en nous disant que cette technologie n’apportait pas grand-chose ?

Pourtant, quand le tournage d’Avatar 2 a commencé et que sa sortie s’est précisée, James Cameron a averti : nous allions enfin voir un vrai film en 3D ! Car pour lui, cette technologie est tout sauf passée de mode et son intérêt est à rapprocher de celui des premiers films en couleur en leur temps. Et qu’importe si les coûts de production sont colossaux : doté d’un budget XXL de quelque 400 millions de dollars, Avatar 2 doit prouver au monde entier qu’un tel investissement est justifié… et rentable !

Distribué dans plus de 700 salles en France, La Voie de l’Eau a droit à toutes les technologies dernier cri. Selon votre cinéma, vous pourrez le voir en 2D, 3D, Dolby Cinéma, Onyx LED, HFR, Imax, 4DX…

Autant être clair : quelques secondes suffisent pour comprendre que l’on assiste (encore !) à une vraie révolution de l’image. Dès les premières scènes d’action, les films Marvel passent pour des productions indépendantes à petit budget, des oeuvres ringardes et techniquement dépassées.

James Cameron n’avait donc pas menti. Le niveau de détails personnages, le travail autour de l’eau, les jeux de lumière (et de phosphorescence pendant les scènes nocturnes), sans oublier certains plans filmés à 48 images par seconde (le double de ce que l’on voit habituellement), tout est impressionnant. Si vous étiez fâché avec la 3D, La Voie de l’Eau est le film idéal pour vous réconcilier.

Qu’en est-il du scénario ?

On l’a compris, Avatar 2 est un bijou de technologie, une claque visuelle énorme. Mais au-delà du spectacle, que vaut l’intrigue du film ? Disons que les réserves émises après le premier volet sont elles aussi toujours valables aujourd’hui.

Même si l’on se laisse emporter par la magie de James Cameron, difficile de ne pas trouver le propos un tantinet simpliste. Alors que Jake Sully (Sam Worthington) a fondé une famille sur la planète Pandora et semble parfaitement intégré au peuple Na’Vi, le peuple de « ceux venus du ciel » (les humains, donc) cherche vengeance. En particulier le colonel Miles Quaritch (ou plutôt son avatar, toujours campé par Stephen Lang), tué dans le premier épisode mais bel et bien de retour.

Stephen Lang dans Avatar 2

On ne spoilera (ou divulgâchera) rien en disant que chaque camp aura des choix difficiles à prendre et diverses épreuves à surmonter pour rester en vie. Bien plus qu’un affrontement entre deux peuples ou même deux hommes, Avatar 2 reprend son propos écologiste, que l’on peut même étendre à une critique à peine voilée de nos sociétés surmilitarisées et industrialisées, qui cherchent avant tout à faire du profit.

En résumé, notre avis sur Avatar 2 : La Voie de l’Eau

Impressionnant, grandiose, spectaculaire : de nombreux qualificatifs permettent d’évoquer ce nouveau volet d’Avatar. Mais aucun ne permet de retranscrire pleinement l’expérience vécue pendant les 192 minutes du film. Car c’est bien de ce là qu’il s’agit : plus qu’un simple long métrage de science-fiction, La Voie de l’Eau doit être vu comme une expérience immersive, qui plonge le spectateur au coeur de l’action. Un film qui redonne toutes ses lettres de noblesse au cinéma et qui prend tout son sens sur grand écran. De quoi relancer la fréquentation des salles obscures ? Voici en tout cas un long moment que les 15 à 30 euros investis dans une place de ciné n’avaient pas semblé aussi justifiés…

Ludovic

Chez Masculin.com depuis 2009, j'ai commencé par vous parler d'automobile et de culture (cinéma, musique, jeux vidéo...). Aujourd'hui, je vous parle aussi d'horlogerie, de mode et de high-tech... et de plein d'autres choses !

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