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Il y a 7 ans

The Dictator : si stupide que ça en devient sympathique

Synopsis : Isolée, mais riche en ressources pétrolières, la République du Wadiya, en Afrique du Nord, est dirigée d’une main de fer par l’Amiral Général Aladeen. Vouant une haine farouche à l’Occident, le dictateur a été nommé Leader Suprême à l’âge de 6 ans, après la mort prématurée de son père, tué dans un accident de chasse par 97 balles perdues et une grenade !

Depuis son accession au pouvoir absolu, Aladeen se fie aux conseils d’Oncle Tamir, à la fois Chef de la Police Secrète, Chef de la Sécurité et Pourvoyeur de Femmes.
Malheureusement pour Aladeen et ses conseillers, les pays occidentaux commencent à s’intéresser de près à Wadiya et les Nations Unies ont fréquemment sanctionné le pays depuis une dizaine d’années. Pour autant, le dictateur n’est pas du tout disposé à autoriser l’accès de ses installations d’armes secrètes à un inspecteur du Conseil de Sécurité – sinon à quoi bon fabriquer des armes secrètes ?

Mais lorsqu’un énième sosie du Leader Suprême est tué dans un attentat, Tamir parvient à convaincre Aladeen de se rendre à New York pour répondre aux questions de l’ONU.
C’est ainsi que le dictateur, accompagné de Tamir et de ses plus proches conseillers, débarquent à New York, où ils reçoivent un accueil des plus tièdes. Il faut dire que la ville compte une importante communauté de réfugiés wadiyens qui rêvent de voir leur pays libéré du joug despotique d’Aladeen.
Mais bien plus que des expatriés en colère, ce sont des sanctions qui attendent le dictateur dans la patrie de la liberté…

Humour potache de dictateur de pacotille
Croisement de Khadafi et de Sadam Hussein, Sacha Baron Cohen, l’auteur-interprète de Borat remet le couvert avec ce général Aladeen. Ce dernier règne sur son pays, en Orient, à raison d’un tour de bras facile pour reproduire à sa guise le mouvement du zigouillement de ses pairs. Et va s’offrir un petit séjour New-Yorkais devant les chefs d’Etats rassemblés au siège de l’ONU pour s’expliquer sur le joujou nucléaire qu’il tente de s’offrir.

Cependant, il va rapidement découvrir que l’Occident et la Chine lui ont réservé une petite surprise, en créant un « double » après l’avoir écarté, afin de tenter de prendre le contrôle du pays et d’y installer une démocratie.

Après l’effet de surprise réussi de Borat, Sacha Baron Cohen avait eu un peu plus de mal à convaincre avec Brüno. Son nouveau retour, lui, est réussi. The Dictator enchaine les gags, hilarants pour nombre, sur la totalité de la durée du film, et nous conte par-dessus tout les mésaventures de ce dictateur déchu qui trouve refuge dans une association de laissés pour compte de Big Apple.

On se délecte, et pour autant on n’arrive jamais à haïr le tortionnaire que représente ce dangereux dictateur de camelote. Celui-ci finit même par nous paraitre sympathique… comme son film !

Sortie en salles le 20 juin 2012
Note de la rédaction : ★★★★★

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