Paranormal Activity : chronique d’une incroyable saga

Qui aurait pu parier sur la longévité de la saga Paranormal Activity au cinéma ? Alors que le premier opus, sorti en 2009, avait surpris son monde, le quatrième volet s’apprête à débarquer sur les écrans français le 31 octobre. Soit le jour d’Halloween...
2 octobre 2012 - #film

Vous n’avez pas encore tout vu

Après Vendredi 13, Halloween, Scream et autres Saw, Paranormal activity, dont le quatrième opus a été présenté cette semaine en avant-première mondiale à Austin (Texas), s'impose comme la nouvelle saga culte – et très bon marché – du cinéma d'épouvante.

Le studio Paramount, producteur des Paranormal Activity, a choisi de donner aux fans d'horreur du Fantastic Fest d'Austin, le plus grand festival du cinéma de genre aux Etats-Unis, la primeur du quatrième film de la série à succès, qui sort le 19 octobre en Amérique du Nord et le 31 octobre en France.

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Une avant-première en silence

Une séance de minuit, dans la moiteur de l'automne texan, pour un public jeune et à 98% masculin – le cœur de cible du cinéma d'épouvante – encore avide d'hémoglobine et de frissons après huit jours de festin festivalier. Le Fantastic Fest est organisé depuis huit ans au cinéma Alamo Drafthouse, une salle d'art et d'essai historique d'Austin, étrangement située dans un petit centre commercial, entre un studio de yoga et un concessionnaire de scooters.

Très sélective dans ses nuisances, la salle interdit strictement téléphones portables et commentaires pendant les séances, mais propose des repas complets en cours de projection, avec ballet surréaliste de serveurs zigzaguant dans l'obscurité en courbant l'échine pour ne pas passer devant l'écran.
C'est donc sans téléphone et sans parler à leur voisin, mais en dégustant hamburgers et pizzas et en sirotant des bières que les fans ont découvert Paranormal Activity 4, signé Henry Joost et Ariel Schulman.

Les ingrédients ayant fait le succès du premier épisode sont restés immuables film après film : une maison, des phénomènes étranges – la fameuse « activité paranormale » – et une famille qui filme les événements avec une caméra amateur.

Dans le sillage du Projet Blair Witch

« Le premier film retournait vraiment à la source du genre +fausses images documentaires retrouvées après coup+, mais en le revisitant complètement », observe Will Sullans, venu tout exprès de Casper dans le Wyoming (ouest). « Et ça marche plutôt bien. Il semble que la saga ait un attrait durable », ajoute ce fan de Freddy – Les griffes de la nuit et Vendredi 13, les grands classiques des années 80 qui ont placé la barre très haut dans le genre.

Paranormal Activity est une très bonne affaire pour Paramount. Le premier film, réalisé avec 15.000 dollars – une somme ridicule pour un long métrage – avait rapporté 183 millions de dollars dans le monde, rappelant le succès planétaire du Projet Blair Witch (1999), lui aussi construit à partir de fausses images « documentaires ». Au total, les trois premiers films de la saga ont rapporté près de 560 millions de dollars.

Une franchise en manque de reconnaissance ?

« Je crois que la franchise +Paranormal Activity+ n'a pas la reconnaissance qu'elle mérite car elle tombe dans la catégorie des films de +fausses images documentaires+ et il y a beaucoup de mauvais films dans ce genre », remarque Brad Henderson, venu de Floride. « Mais la franchise a approfondi l'histoire et c'est beaucoup mieux que ces psychopathes qui meurent et réapparaissent à chaque fois », ajoute-t-il.

Ce jeune cinéaste apprécie tout particulièrement que les scénaristes s'ingénient à distiller de film en film des indices sur le « culte du démon » qui se cache derrière les familles maudites de la saga. Sans être dupe du fait que l'absence de réponses aux nombreuses questions qui se posent à la fin du quatrième film ouvre la voie à un cinquième, un sixième, un septième…

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« Ils n'ont rien refermé, au contraire, ils ont ouvert de nouvelles portes », dit-il. « Il faut juste espérer que ça ne sera pas comme dans la série télévisée +Lost+, où ils avaient lancé plein de pistes sans rien résoudre au final. »