Michaël Youn joue à Borat : Vive la France !

Un grand délire mené par Michaël Youn et José Garcia

De nouveau l’ex-trublion du petit écran passe derrière la caméra pour réaliser une comédie ! Et tant mieux ! Le sujet de Vive la France aurait pu être casse gueule en prenant pour point de départ un petit pays d’Asie Centrale en mal de notoriété, qui, pour se faire reconnaître aux yeux de tous, projette une action de terrorisme publicitaire en envoyant un avion se crasher sur notre Tour Eiffel nationale.

A mourir… de rire

Les deux futurs martyres sélectionnés pour mener à bien l’opération Muzafar et Feruz, José Garcia et Michaël Youn à l’image, forment un couple original et tordant, prêts à se sacrifier pour rejoindre le paradis où les attendent 80 femmes d’âge mur (parce que les vierges sont peu expérimentées).

A un rythme haletant, Michaël Youn enchaîne scènes et aventures hilarantes pour nos deux personnages empêtrés dans un détour de France sans passer immédiatement par la case Paris comme ils le souhaiteraient.

Le talent de Michaël Youn

Michaël Youn, pour autant, n’oublie pas de sublimer les régions traversées à l’image, et, au passage, il s’offre le plaisir de confirmer Isabelle Funaro, sa compagne à la vie, dans ce rôle à la symbolique lourde de sens avec un personnage prénommé Marianne.

Quant au duo qu’il forme avec José Garcia, il fonctionne à perfection tant les deux comédiens maîtrisent leurs personnages de terroristes malmenés pour notre plus grand plaisir, nous offrant un buddy movie réussi à la française. On en redemande !

Sortie en salles le 20 février 2013
Note de la rédaction : ★★★★★

Inspiré d’une histoire véridique de terroristes terrorisés

Deux terroristes d’Al-Qaïda censés commettre un attentat à Milon se sont retrouvés dans un avion détourné pour Naples pour des raisons techniques. Au bout d’une semaine, l’un avait été abattu par la Camorra et l’autre poignardé par des enfants qui voulaient lui piquer ses affaires !

La seconde réalisation de Michaël Youn

Après Fatal, Michaël Youn réalise de nouveau une comédie. C’est la deuxième fois qu’il passe derrière la caméra, et dirige sa compagne à la vie, Isabelle Funaro.

Un tour de France (et du Sud !)

Le film nous entraîne dans un véritable tour du Sud de la France… De Figari en Corse, où l’avion transportant les deux protagonistes atterrit, l’action du film se poursuit à Marseille, notamment dans un bar du quartier de l’Estaque, puis nous transporte dans le Sud Ouest à Toulouse, et dans les petits villages de Saint-Cirq-Lapopie, Monpazier, Marilhac-sur-Célé et Villeneuve-sur-Lot ,dans le département du Lot.

Une série de clichés…

Même si le film de Michaël Youn offre de très belles images de notre pays et met en valeur ses vertus touristiques, il tourne pour autant à la dérision tous les clichés bien connus attachés à notre pays : de l’administration zélée à une France en grève (notamment les éboueurs marseillais), jusqu’aux nationalistes corses chargés d’armes et d’explosifs, sans oublier les policiers violents et les erreurs médicales sous fond de RTT. Tout est prétexte à forcer le trait pour les besoins de la comédie.

Un stage de journaliste pour Isabelle Funaro

Pour incarner son personnage de journaliste libre et vertueuse, Isabelle Furano a suivi un stage chez i<Télé avec des reporters de guerre. Une expérience qui l’a nourrie et lui a permis d’interpréter Marianne.

Une participation significative pour Franck Gastambide

Le comédien réalisateur des Kaïra, cette comédie au succès surprise au box-office de l’année 2012 au cinéma, interprète un marchand d’armes atypique n’hésitant pas à utiliser son élevage de souris pour tester ses explosifs pour les besoins d’une scène à la fois très drôle et cruelle.

Une bande originale nostalgique

De grands tubes de la variété française des années 60 et 70 rythment musicalement le film… De « Que Marianne était jolie » de Michel Delpech, à « Alexandrie Alexandra » de Claude François en passant par « Les Prénoms de Paris » de Jacques Brel sans oublier, bien sûr, « Douce France » de Charles Trenet…

Ne cherchez pas le Taboulistan

Bien que le pays d’où sont originaires Muzafar et Feruz bénéficie d’une vraie fausse fiche Wikipédia, et d’un hymne que l’on retrouve sur cette même page… II n’existe pas ! La légende situe cette république démocratique sans élection en Asie Centrale coincé entre l’Afghanistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan, et autres pays en Stan. Peu connu, et pas reconnu par l’ONU ni Google Maps, il est la patrie d’origine du Taboulé.

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