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Il y a 8 ans

SimCity : le retour d’une franchise mythique

De 1989 à 2013, 24 ans d’évolution sur SimCity

Une décennie que les assidus du célèbre jeu vidéo de gestion n'avaient pu goûter à une nouvelle mouture. L'attente a été récompensée cette semaine avec l'arrivée du cinquième opus de la saga conçu par Will Wright, le père d'une autre réussite planétaire Les Sims.

5 jeux entre 1989 et 2013

Entre 1989 et 2013, la franchise SimCity s'est déclinée en cinq jeux sur ordinateur. 24 ans séparent le premier opus du cinquième, sorti le 7 mars 2013. En pratiquement un quart de siècle, le jeu de simulation a énormément changé graphiquement et a su améliorer sans cesse son simulateur, en partie grâce à la rapide et constante évolution des ordinateurs.

En 1985, le concepteur de jeu Will Wright commence à plancher sur un titre novateur qui permettrait aux utilisateurs de construire et gérer une ville de A à Z. Après avoir rencontré l'investisseur Jeff Braun et monté ensemble le studio Maxis, ce passionné d'architecture commercialise, en 1989, le résultat qu'il baptise SimCity.

SimCity 1 : succès immédiat

Le premier opus pose les bases du jeu en 1989. Son rendu 2D en vue aérienne et aux couleurs limites criardes rappelle le parcours qu'a réalisé l'industrie vidéoludique depuis la fin des années 80, décennie pendant laquelle se sont popularisés les ordinateurs personnels. Malgré des fonctions encore basiques, la sauce prend et SimCity devient rapidement un succès, salué pour son originalité.

SimCity 2 : le jeu prend du relief

Quatre ans plus tard, en 1993, le deuxième titre fait encore plus sensation. Désormais en vue de trois quarts et en perspective isométrique, le jeu rend compte du relief. Plus réaliste, le jeu de gestion propose une simulation plus complète et élaborée. De nouveaux bâtiments font leur apparition (hôpitaux, écoles, prisons, bibliothèques, musées…), tout comme les autoroutes, les bus et les ports. Les joueurs ont accès aux couches souterraines afin de gérer les canaux d'eau et le métro. Pour la première fois, la ville construite peut être connectée à des cités voisines, aspect qui va prendre de plus en plus d'importance au fil de la saga.

SimCity 3000 : dans l’ombre des Sims

Après un changement colossal entre les deux premiers opus, l'accueil du troisième a été plus mitigé. En 1999, Maxis est dans le giron d'Electronic Arts depuis deux ans et Will Wright a davantage la tête ailleurs. L'homme travaille déjà sur Les Sims qui sortiront l'année suivante. SimCity 3000 apporte peu d'améliorations et de nouveautés, mais offre un lifting graphique apportant davantage de couleurs. À soulever tout de même l'arrivée des zones agricoles et des fermes et des bâtiments aux styles européen et asiatique. La connexion avec les villes limitrophes se renforce par des accords commerciaux jusqu'ici inexistants.

SimCity 4 : voilà la 3D !

En 2003, la franchise passe à la 3D avec SimCity 4. Graphiquement, le jeu apporte plus de détails comme l'ombre ou une meilleure texture des immeubles et bâtiments. La circulation routière devient également plus réaliste tandis que la gestion de la ville est plus que jamais aboutie. Pour la première fois un système de région est créé et géré par un même joueur. Il permet de relier plusieurs villes entre elles. Un système largement mis en avant dans SimCity, cinquième opus de la saga.

SimCity 5 : le retour

Puis, pendant dix ans, Electronic Arts met entre parenthèses son city builder et préfère enrichir son catalogue de jeux de gestion avec Les Sims 2 puis Les Sims 3 et leurs flopées de disques additionnels. Le 6 mars 2012, lors de la Game Developers Conference, l'éditeur annonce finalement un cinquième titre, sorte de reboot baptisé SimCity, comme le premier apparu 24 ans plus tôt.

Après dix ans d'absence, la franchise arborera une identité visuelle propre, proche du cartoon, incorporant encore plus de détails graphiques comme l'animation des bâtiments (éclairages, enseignes lumineuses), la projection des ombres ou la prise en compte de la météo. EA annonce alors que l'innovation de SimCity résidera dans son aspect multijoueur, mode proposé pour la première fois dans l'histoire de la licence. Les joueurs contrôleront une région où ils pourront construire un maximum de seize villes. À eux de choisir si leur région sera ouverte aux autres en ligne, simplement à leurs amis ou strictement personnelle.

La simulation urbaine d'Electronic Arts revient plus réaliste que jamais. Sans modifier le concept du jeu, qui demeure la construction et la gestion d'une ville dans ses moindres paramètres, le nouveau SimCity complexifie la tâche. En s'appuyant sur le précédent opus, il reprend le système de régions en l'améliorant et en y apportant davantage d'intérêt.

Le joueur n'aura plus à gérer qu'une cité, mais une région pouvant contenir au maximum seize villes. Ces dernières pourront interagir entre elles, librement ou sous contrôle du joueur via des accords commerciaux. L'utilisateur, qui fait office de maire, peut choisir de rendre sa région publique, donc ouverte à tous joueurs connectés, privée et uniquement réservée à des personnes choisies, ou fermée. Dans ce cas précis, seul le propriétaire a accès aux terrains.

Le mode multijoueur prend tout son sens

Le mode multijoueur prenda tout son sens lorsque plusieurs villes et régions devront s'unir afin de concrétiser des projets de grande envergure comme la construction d'un aéroport international, d'un réacteur à fusion ou l'envoi d'une navette dans l'espace.

Quelles autres nouveautés ?

Parmi les autres nouveautés, les joueurs peuvent personnaliser à souhait leur ville et la spécialiser dans un domaine bien précis. Des villes peuvent se tourner vers le tourisme ou l'éducation ou alors devenir des pôles industriels ou technologiques de référence dans la région. Les bâtiments sont également personnalisables avec l'ajout de modules pour les faire évoluer. Pour des villes encore plus originales, la construction de routes sinueuses est désormais possible.

SimCity est disponible sur PC et Mac au prix de 50 euros. Une version limitée à 52 euros sera prochainement commercialisée, comprenant le pack Héros et méchants. Ce dernier donnera accès à de nouveaux personnages et des bâtiments exclusifs. L'édition collector (70 euros) proposera ce pack ainsi que celui de Paris qui permet la création d'un quartier à l'architecture parisienne.