James Bond

De Sean Connery à Casino Royale


Notre nom est Bond, James Bond

Le personnage de l'agent James Bond 007 a été créé en 1952 par le romancier Ian Fleming. Le premier film mettant en scène le personnage, «Dr No », est sorti en 1960. Ont été tournés à ce jour 21 films de la série officielle, un non-officiel («Jamais plus jamais »), une parodie et un téléfilm. Plus qu'un héros, une icône aussi changeante que la virilité.
Avec la sortie et le triomphe commercial de «Casino Royale », James Bond 007 est revenu sur le devant de la scène après un hiatus de quelques années. Plus qu'un retour, une réinvention : il a depuis longtemps cessé d'être un simple héros de film d'espionnage. Il est une icône masculine multiforme évoluant avec les modes comme les changements d'acteur. L'agent 007, est l'homme rêvé – ou cauchemardé -, un creuset où se coulent toutes les formes de l'idéal masculin.

Selon Fleming, c'est un élégant, mais surtout un tueur brutal au visage cruel.
Incarné par Sean Connery au cinéma, il perd de son caractère inquiétant et devient un fauve classieux, cynique et brutal à l'occasion, mais moins sauvage. Il devient surtout un parangon d'élégance qui accompagne les modes comme il les suscite. Montres Rolex, voitures Bentley, Toyota et surtout Aston Martin (dans «Goldfinger» tout d'abord). L'agent au permis de tuer devient un mètre-étalon de la classe, faisant la conquête d'avatars «exotiques» de la féminité (dans le désordre et parmi tant d'autres : Ursula Andress, Diana Rigg, Carole Bouquet, Sophie Marceau, Halle Berry, Michelle Yeoh…).

Avec l'éphémère George Lazenby, Bond se fait plus humain et fragile. Mais c'est avec Roger Moore que le personnage subit sa plus grande mue : moins viril, plus âgé, plus british aussi. Au bout de quelques films, le mythe masculin ressemble à sa propre parodie – typique des années 1970 : avec «Moonraker », c'est du Austin Powers avant l'heure. Timothy Dalton est un Bond plus sec et nerveux, mais sa conception «tragique » du héros ne convainc pas tout le monde.

Pierce Brosnan, plus détendu et élégant, amène James Bond au summum de la technologie : de plus en plus spectaculaires, ses aventures finissent par perdre en humanité, d'autant qu'à partir de «Goldeneye», la présence de marques à l'écran (Omega, Perrier, BMW puis à nouveau Aston Martin… jusqu'à 70 marques dans «Meurs un autres jour») se fait un peu envahissante, transformant le héros en homme-sandwich.

 


Brut(e) de décoffrage

Avec Daniel Craig et «Casino Royale», censée être la première mission du personnage, James Bond revient à ses premières racines : le héros est plus viril (le physique robuste de l'acteur jouant beaucoup), et ressemble encore à un «gorille» récemment monté en grade. Commettant des gaffes à l'occasion, plus brutal mais aussi plus vulnérable, Bond est à nouveau de chair et de sang.

Ses aventures se font moins spectaculaires, mais aussi plus classieuses et riches en suspense. Les placements produits sont toujours là (Aston Martin, ordinateur Sony VAIO…) mais moins caricaturaux. Et surtout, Bond réunit enfin les deux facettes du héros : action man ultime (bien plus crédible que Roger Moore), d'une sauvagerie presque animale, le nouvel interprète lui apporte une sensibilité inédite depuis la tentative avortée de Lazenby. Cliché du cœur qui bat derrière l'épaisse musculature de la brute épaisse ? Non, homme moderne, dont la virilité n'étouffe pas l'humanité et qui ne craint plus d'assumer son humanité, sans verser dans la faiblesse. Le 007 nouveau est arrivé et il est plus que jamais en phase avec son époque : comme le masculin, James Bond est éternel.

Article : Nikita Malliarakis – ZN Partners

James Bond : L'intégrale en DVD

Les aventures du célèbre agent secret britannique James Bond 007 sortent une nouvelle fois en DVD. Les 20 DVD sont présentés cette fois-ci dans une mallette estampillée 007 du plus bel effet avec des ouvertures à combinaison. Gris argent, cette mallette en métal laisse même un petit peu de place pour y placer le 21ème, Casino Royale dans lequel l'espion au service secret de Sa Majesté est interprété par Daniel Craig.

Quant aux DVD, ils bénéficient tous d'une remasterisation impeccable qui nous laissent présager des heures de bonheur. Ils sont tous en 16/9 compatibles 4/3, VF en 5.1 DD et DTS, VO en 5.1. Concernant l'interactivité des DVD de James Bond, les commentaires audio sont sous-titrés. Pour chaque film, vous pourrez voir la présentation des personnages, le générique vierge, les séquences d'actions, les gadgets et certaines visites de lieux exotiques des tournages.

Notez toutefois que tous les DVD des aventures de James Bond sont disponibles à l'unité, chacun dans une édition Ultimate. Il s'agit en fait uniquement des DVD officiels des aventures de James Bond. Le film « Jamais Plus Jamais », avec Sean Connery ne fait pas partie de cette collection et ne se trouve donc pas dans la mallette.

Pour les passionnés de la série, sachez qu'il existe en parallèle la collection des véhicules de James Bond dont l'abonnement peut se faire en marchand de journaux. La plupart sont des voitures comme par exemple la 2CV de « Rien que pour vos yeux » avec Roger Moore ou encore la BMW Z8 de « Le Monde ne suffit pas » avec Pierce Brosnan. L'avantage de ces collections ce sont les fascicules livrés avec les véhicules qui sont une source d'informations très intéressantes pour les collectionneurs.

Autres objets de collection ? Par exemple le stylo de Goldeneye qui permet à James de faire exploser le refuge des méchants à la fin du film. Mais ce stylo, pour se le procurer, il faut connaître des personnes bien placées, enfin surtout dans les magasins de DVD !
Bon j'arrête car entre le stylo, les voitures et la mallette je vais me prendre pour James Bond !

Complément de dossier par salle-homecinema.com

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