G I R L : Pharrell Williams aime les femmes

Un nouvel album conçu comme une lettre d’amour

Après avoir fait danser la planète avec Get Lucky et Happy, Pharrell Williams poursuit sa relecture des grandes heures de la musique noire américaine avec l'album G I R L, écrit comme une "lettre d'amour aux femmes".

En 2006, Pharrell avait juré de ne pas recommencé

Auteur-compositeur-interprète, rappeur et producteur, Pharrell Williams a été l'homme de 2013. L'Américain a participé aux deux plus gros tubes mondiaux de l'année, Get Lucky avec Daft Punk et Blurred Lines avec Robin Thicke. Puis, sa chanson Happy – et sa vidéo-concept de 24 heures – est devenue un phénomène viral, reprise partout dans le monde.

2014 ne devrait pas échapper au tout juste quadragénaire, qui sort mondialement G I R L, deuxième album solo de sa carrière. Le premier, publié en 2006, n'avait connu qu'un succès mitigé au point que Pharrell avait juré de ne jamais recommencer.

"Ce sont les gens de Columbia (sa maison de disques et celle de Daft Punk, NDLR) qui sont venus me voir. Ils m'ont dit : 'On a entendu l'album que tu as fait avec les 'robots'. On sait que tu ne veux plus faire de disque solo, mais on sait aussi que tu vas changer d'avis et on veut être ceux qui vont te faire changer d'avis'", a expliqué Pharrell Williams lors d'une conférence de presse à Paris.

"Ils ont mis une offre sur la table et j'ai été si touché de cette vague d'appréciation que j'ai dit 'oui' tout de suite", a-t-il dit.

La relecture de l'histoire des musiques noires américaines

Sans surprise, G I R L s'incrit donc dans la droite ligne de la relecture de l'histoire des musiques noires américaines effectuée avec Daft Punk.

"Quand nous nous sommes rencontrés (pour Get Lucky, NDLR), nous nous sommes rendu compte que, chacun d'un côté de l'Atlantique, nous pensions la même chose : la musique avait besoin d'un +feeling+ humain. A l'époque, tout était très mécanique", explique-t-il.
Les onze titres – dont l'incontournable Happy – sont autant de tubes en puissance construits autour de rythmiques funk, disco, pop et R'n'B, pour un disque que Pharell Williams a voulu "festif".

L'ombre de Michael Jackson plane sur tous les titres, comme celles de Nile Rodgers, Earth, Wind and Fire ou Prince.

Les femmes, "pierre angulaire de l'humanité"

Les Daft Punk font une apparition, tout comme le vieux complice de Pharrell Williams, Justin Timberlake, pour un Brand New très réussi. Miley Cyrus et la diva du R'n'B Alicia Keys sont les deux autres duos de cet album conçu comme une "lettre d'amour aux femmes".

"G I R L (en majuscules et avec deux espaces entre chaque lettre) est l'album que j'ai toujours rêvé de faire parce que j'y exprime tout le spectre de mes affinités envers les femmes", raconte Pharrell. "J'aime leur corps, c'est l'aspect extérieur. Mais c'est aussi très important de mettre en lumière l'aspect intérieur, leur importance dans la société", dit-il.

"L'expression 'un monde dominé par les hommes' est une idée fausse. C'est une réalité – les femmes sont moins payées que les hommes, certaines personnes essayent de contrôler les femmes – parce que nous laissons faire. Mais en fait, les femmes sont la pierre angulaire de l'humanité", affirme-t-il.

Ces derniers mois, Pharrell Williams a pourtant été vertement critiqué par des associations féministes fustigeant Blurred Lines, ses paroles ambiguës et son clip peuplé de femmes dénudées se pliant aux désirs des chanteurs. "Je les comprends et les respecte. Mais beaucoup de plaintes venaient de gens mal informés, qui n'avaient pas bien lu les paroles. Quant au clip, il a été écrit et filmé par des femmes", se défend-il.

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RelaxNews