La grippe A

Le vaccin à la loupe

La grippe A est le sujet d'actualité de cette rentrée 2009. Depuis le déclenchement de la pandémie du virus H1N1, les laboratoires pharmaceutiques se livrent à une véritable couse au vaccin. Oui, mais le vaccin contre la grippe A, comment ça marche ?

Un milliard. C’est le nombre, estimé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de vaccins commandés par les différents gouvernements. Avec 94 millions de doses commandées, la France figure parmi les plus gros acheteurs de vaccins.
Mais ses voisins européens ne sont pas en reste : l'Espagne a alloué une enveloppe de 333 millions d'euros pour lutter contre la grippe A dont environ 270 millions seront consacrés à l'achat des vaccins. L'Italie a passé commande de 48 millions de doses, soit un peu moins que les 60 millions de doses du Royaume-Uni.
La course au vaccin
Pour les produire, une vingtaine de laboratoires pharmaceutiques ont reçu dès juin 2009 une cellule souche du virus. Avec la pression de devoir honorer des commandes se chiffrant à plusieurs dizaines de millions de doses, chaque groupe pharmaceutique s’est lancé dans une course effrénée pour avoir son vaccin avant ses voisins.

Une fois reçues, il s’agira d’injecter les 94 millions de doses que la France a commandées. En commençant par identifier les populations dites « à risques » : enfants, femmes enceintes et personnels de santé. La définition précise de ces groupes est une priorité, comme l'a souligné Margaret Chan, directrice générale de l’OMS.
Groupe prioritaire : un choix délicat
Une étude publiée par deux chercheurs américains, Jan Medlock de « Clemson University » et Alison Galvani de « Yale University School of Medecine », pourrait cependant remettre en cause la logique voulant que les gouvernements vaccinent en priorité les personnes les plus faibles.Les deux chercheurs proposent ainsi de vacciner en priorité les enfants scolarisés et leurs parents. Protéger les personnes susceptibles de transmettre la maladie plutôt que celles plus fragiles.
Séduisante pour sa recherche de la rationalité, cette idée n'a pourtant pas séduit les experts de la commission de santé européenne. L'UE recommande donc à ses Etats-membre de vacciner, en priorité, les personnes présentant des pathologies chroniques, les femmes enceintes et les personnels de santé.
Vaccins et effets secondaires
Pour l'heure, aucun effet secondaire significatif n'a été rapporté par un laboratoire pharmaceutique lors des phases de test. Par comparaison, les vaccins antigrippe produits chaque année n'occasionne que très rarement d'effets secondaires : de l'avis d'une pharmacienne lyonnaise, seule une minorité de personnes peut ressentir une légère fièvre ou une douleur à l'endroit de la piqûre. Un nombre encore plus restreint de patients peut également développer une réaction allergique.
Comment vacciner ?
Le plan de vaccination a été mis en place conjointement par les ministères de la Santé et de l'Intérieur. Il prévoit la création d'au moins 3 centres de vaccination par département, aménagés dans des gymnases ou des salles polyvalentes. Des équipes mobiles compléteront ce dispositif, ce sont elles notamment qui interviendront en milieu scolaire.
Pour administrer les vaccins, l'Etat compte faire appel aux personnels de santé, sur la base du volontariat. Ils seront rémunérés pour l'occasion. Enfin, il faut préciser que deux injections du vaccin seront nécessaires, pour que celui-ci soit fonctionnel.
Coup d'envoi le 28 septembre 2009
D'après le souhait de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, le vaccin devrait pouvoir être offert à toute la population pendant au moins 4 mois. C'est aux préfets qu'incombe maintenant la tâche de mettre ce dispositif en place. Le plan de vaccination doit pouvoir être déclenché à partir du 28 septembre 2009.

Article fourni par notre partenaire Grippea.fr

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