Sommeil

Sommeil amer

Le sommeil, ce  « frère jumeau de la mort » comme le surnommaient Homère et Freddy Krueger, jadis considéré comme le véhicule des rêves et donc des messages des Dieux, n’a vraiment commencé à intéresser la science qu’à partir des années 50.

Et pourtant, des simples somnolences préalables au sommeil profond, physiquement et psychiquement réparateur, en passant par le sommeil paradoxal, idéal pour entamer son cycle, l’activité nocturne occupe près d’un tiers de la vie d’un homme.

Indispensable à une saine hygiène de vie, le sommeil réparateur semble cependant devenir une denrée de plus en plus rare. En effet, 7 français sur 10 avouent souffrir de troubles du sommeil. Apnées du sommeil, crises d’insomnies ou ronflements dignes d’une locomotive sont autant de désagréments pour la forme physique et psychique (fatigue, stress…), voire de sérieux dangers.

À ces nuisances, des traitements existent, médicamenteux ou pharmacologiques pour la plupart : somnifères, anxiolytiques antidépresseurs. Cependant, ces thérapies, outre leur coût prohibitif (les Français ont gobé pas moins de 122 millions de boîtes d’antidépresseurs et de somnifères rien que pour l’année écoulée) ont le défaut d’être addictives et pas toujours adaptées à des troubles mineurs.
D’autant que les spécialistes de la question ont estimé que ces traitements de choc n’étaient pas incompatibles avec des méthodes « douces » plus traditionnelles. En d’autres termes, la tisane de passiflore de mémé sert aussi souvent à faire descendre le comprimé de Stilnox…Mieux dormir sans recourir aux médecines allopathiques est-il possible ?

Dans le cas d’afflictions mineures, oui.
Simple détail en apparence, l’état de la literie est souvent le premier responsable d’un sommeil troublé. Sans courir après les énergies karmiques dans sa chambre à coucher, baguette feng-shui à la main, le simple fait d’investir dans un matelas automne/hiver ou dans un nouveau sommier est parfois le premier pas vers un sommeil retrouvé.

L’insomnie, quant à elle, peut facilement être combattue par le recours aux psychothérapies, thérapies comportementalistes ou  par le recours à certaines tisanes à base de tilleul, d’aubépine, valériane ou passiflore.

Enfin, les ronflements peuvent cesser d’être les fléaux de la gent masculine via le recours à certains sprays colloïdes vendus en pharmacie. Évidemment, pour nous, les hommes, apprendre à lever le pied sur la clope, l’alcool et les dîners trop lourds est un bon départ pour éviter de ressembler à un turboréacteur une fois les yeux fermés.

En revanche, en cas d’apnée du sommeil ou de persistance des troubles, la consultation médicale est le seul recours. Dormez tranquilles, votre médecin connaît son travail.

par Benjamin d'Alguerre
Partager