Jogging, faites-vous plaisir

Prenez votre pied !

Prenez votre pied !
Le jogging, bien que restant un sport peu dispendieux et à la portée de toutes les bourses, ne s’improvise pas.

Nombreux sont ceux qui, mal préparés, se sont retrouvés après quelques centaines de mètres pliés en deux, crachant leur nicotine et leurs poumons, victimes de crampes et de points de côté, réduits à penser que décidément, non, le jogging, ce n’était pas pour eux.
Une séance de jogging doit toujours être précédée de quelques exercices simples (flexions, extensions) qui préparent les muscles et la circulation sanguine à l’effort à venir.
Et, contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire de multiplier les séances pour s’améliorer. Trois séances de jogging par semaine sont largement suffisantes pour s’entretenir. La «course à la performance» encouragée par de nombreux magazines sportifs n’est pas réellement adaptée à un coureur amateur et ne provoque, dans les faits, que fatigue et risques musculaires.

À moins d’avoir le style de vie d’un sportif de haut niveau dont le corps est habitué à ces excès (et en subira les conséquences à court ou moyen terme), il est inutile de multiplier les efforts. Cette attitude se révélant contre-productive à la longue (fatigue, pression sur la plante des pieds et la colonne vertébrale…)

Hydratation :
S’hydrater régulièrement est impératif lors d’une séance. Non seulement l’effort accentue la soif, mais en outre, la déshydratation élimine le surplus d’acide lactique produit par l’effort et empêche les crampes. Il est par ailleurs conseillé de choisir une eau très minéralisée (trouvable dans des magasins spécialisés) ou, pour ceux qui ne souhaitent pas se ruiner, de se procurer des sels de réhydratation pour nourrissons en pharmacie et de les mélanger à de l’eau minérale classique.

Un peu de discipline :
Reste le problème du temps consacré à la course et de l’envie de courir. Si un minimum de discipline est nécessaire, se forcer à courir est inutile. Le mieux est l’ennemi du bien et, au pire, il y a toujours le marathon de New York à la télé pour se consoler.

par Benjamin d'Alguerre
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