Massage thaï

Le Massage Thaï

Passeport pour le bonheur
Non, le massage thaïlandais n’est pas que la sous-galipette masquant une vraie prostitution, popularisée par la série des «Emmanuelle».
Trop vite caricaturée, cette technique remonte à plus de 2500 ans : créée par un médecin indien (le médecin personnel du Bouddha, selon la légende), ce qui allait devenir le massage thaï était à l’origine une méthode de traitement, que les moines bouddhistes répandirent en même temps que leur doctrine, apportant à l’homme le bien-être physique en même temps que l’illumination spirituelle.

Au deuxième siècle avant J-C, cette thérapeutique s’intègre à la médecine traditionnelle thaïlandaise. Syncrétique comme le bouddhisme lui-même, le massage thaï est au carrefour de plusieurs disciplines physiques et spirituelles : Shiatsu, yoga, taoïsme et ayurvéda inspirent cette technique visant à harmoniser les énergies.
Trois pratiques s’en dégagent : le pétrissage du corps, la chiropractie, consistant à appuyer sur des zones sensibles du squelette et la digitopuncture, soit la pression sur des point d’énergie du corps masculin ou féminin.

Le massage thaïlandais se caractérise par des exercices d’étirement dynamiques et fluides, pratiqués en duo avec l’intervenant. Le corps de l’homme se libère ainsi de ses tensions et le mental bénéficie de ce bien-être retrouvé.

La pratique du massage thaï se conçoit comme une pratique du yoga à deux, où les mouvements sont imposés par le masseur. Il s’effectue généralement au sol, habillé de vêtements amples et sans huile. Une variante inclut cependant l’usage d’herbes aromatiques, réunies dans une boule de tissu que l’on promènera sur le corps. Le massage des pieds se fait à l'huile et avec l'aide d'un stick de massage en bois.

L’énergie masculine ressort particulièrement revivifiée de ces séances d’une heure environ, l’intense relaxation donnant un coup de peps bienvenu pour retourner aux froides réalités de l’Occident.

par Nikita Malliarakis
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Nikita Malliarakis