Régime d’exclusion

Solidarité contre l’exclusion !

Avec ce genre de régimes, pas de demi-mesure : on  taille dans la couenne et on dégraisse le mammouth.

A propos des régimes dit « d’exclusion », un diététicien ironisait : « des régimes qui font davantage prendre que perdre ».

Ce type de régime consiste à supprimer d’un coup tout ou partie de l’alimentation conventionnelle pour ne plus se concentrer que sur  un type d’aliment particulier (protéines, lipides, fruits…).

Très populaires dans les années 80, ces « régimes Dallas » étaient alors considérés comme des remèdes de cheval aux problèmes de surpoids.
Hélas, le cheval en question se révéla n’être qu’une vieille rosse car, incitant à la suppression pure et simple de composants alimentaires indispensables, la pratique de ce régime s’est surtout concrétisée par de nombreux accidents cardio-vasculaires (particulièrement chez les hommes), des carences…

Sans compter que la lassitude devant l’unicité alimentaire de ces étranges diètes incitait fortement l’abandon du régime, bientôt suivi par une reprise de poids souvent supérieure au capital de départ.Ananas à la Mayo 
 
Quatre types de « régimes » incarnent particulièrement l’absurdité de la logique exclusive :

Le régime Mayo, basé sur une consommation de protéines, privilégie la viande, les œufs et les poissons au détriment des féculents.

Le régime Atkins, hypercalorique et hyperlipidique, repose quelque peu sur les mêmes fondements (du gras en sauce au cholestérol) et présente les mêmes inconvénients : carences en vitamines et minéraux entraînant constipations et fonte musculaire.

Quant aux régimes « Hollywood » (consommation exclusive de fruits) et son alter ego « ananas-pamplemousse » (idem, mais en encore plus restrictif !), s’ils ont eu la cote à un moment, popularisés par quelques has-beens Californiens, ils sont extrêmement dangereux (manque de protéines, risques de faiblesses et d’évanouissement) et franchement déconseillés, même avec suivi médical.

Changeons de régime, camarade ! L’exclusion n’est plus une fatalité !

par Benjamin d'Alguerre

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