Les produits laitiers : un réel danger ?

Les vrais faux amis de votre alimentation ?

Les services marketing des grandes marques de l’industrie laitière ont eu le génie, il faut le reconnaître, de nous faire croire que le lait et ses dérivés (yaourts, fromages, etc.) nous étaient indispensables.

Pour ce faire, elles nous ont attaqué (et nous attaquent encore !) sur nos points faibles, à grands coups de slogans facilement mémorisables qui plus est : nos enfants ! Comment ne pas culpabiliser en les privant de produits laitiers, alors même que ceux-ci sont censés être, nous rabâche-t-on,  les principaux pourvoyeurs d’un calcium grâce auquel leurs os se construisent ? Qui risquerait d’affaiblir ses propres enfants ? Personne évidemment !

Rien ne nous prouve qu’ils sont vraiment efficaces

Pourtant, aucune vraie étude indépendante n’a apporté la réelle preuve de leur efficacité sur la santé osseuse… toutes les études vantant leurs mérites sont principalement financées par l’industrie laitière elle-même !

A l’inverse, un fait est acquis : ce sont les pays où l’on consomme le plus de lait qui connaissent le plus grand nombre de fractures et le plus grand taux d’ostéoporose. Paradoxalement ? Non ! Il ne faut en effet pas oublier que le lait est un produit acidifiant, et que le corps doit donc puiser dans ses bases (qui servent à tamponner l’acidité) pour en limiter les effets. Or, ces bases (citrate et bicarbonate) se situent notamment dans les os où elles sont associées au calcium ! Au lieu de nourrir les os, les produits laitiers consommés en excès contribuent donc à les déminéraliser…

Nous pouvons parfaitement nous en passer

N’oublions pas que l’Homme (avec un grand H) a su traverser les millénaires portés par des os qui n’étaient pas de verre (et heureusement), tout en ne consommant aucune forme de lait ! Notre patrimoine génétique est ainsi fait qu’il sait parfaitement s’en passer, et, pire, les trois quarts de la population mondiale ne le supportent pas une fois passée la période de sevrage enfantine (à cause d’un déficit en lactase, une enzyme qui sert à assimiler le lactose, le sucre du lait). Ne vous est-il jamais venu à l’esprit que nous sommes la seule espèce qui continue à boire du lait même à l’âge adulte ? Et qui plus est du lait d’un autre animal ! En quoi serions-nous fondamentalement différents des autres espèces ?

Moins de produits laitiers ne veut pas dire moins de calcium…

Dans l’imaginaire collectif, une absence de produits laitiers nous fait pourtant courir le risque de souffrir d’un déficit en calcium : mais comment le lait de la vache lui-même contient-il du calcium alors qu’il apparaît que personne n’a jamais vu un bovin manger du fromage ? C’est simple : les végétaux sont également très riches en calcium, et l’herbe notamment !

Évidemment, si vous vous arrêtez sur la teneur en calcium pour 100g d’aliment, vous ne pourrez que constater que les produits laitiers trustent les premiers rangs… mais manger 400g de choux verts n’a pas les mêmes conséquences que d’ingurgiter 100g de gruyère !

Préférez le lait de brebis au lait de vache !

Dans la colonne débit du lait de vache (et ce n’est pas fini !), il faut y inclure sa richesse en IGF1, un facteur de croissance bien connu des sportifs pour son pouvoir anabolisant. Et s’il est effectivement indispensable pour faire d’un frêle petit veau un gros taureau musclé (ou d’un gringalet un bodybuilder…), son action est bien trop puissante pour nous, simple êtres humains, et sa consommation régulière aura surtout pour conséquence de nourrir des cellules cancéreuses particulièrement avides et dont le développement sera ainsi fortement accéléré. Il faut préciser que, sur ce plan, les laits de brebis ou chèvre sont moins nocifs ; donc si vous voulez vous faire un petit plaisir, optez de préférence pour un fromage issu d’un de ces laits.

Continuons notre série en rappelant que le lait, tout comme le blé d’ailleurs, participe à la perméabilité intestinale (« leaky gut »), ce qui signifie que les intestins ne jouent plus correctement leur rôle de barrière et laissent passer dans la circulation des molécules étrangères. En pénétrant dans l’organisme, celles-ci vont alors déclencher une cascade de réactions immunitaires et inflammatoires, particulièrement au niveau ORL. Des sinusites, bronchites et autres rhinites à répétition et inexpliquées doivent d’ailleurs vous alerter d’un probable désordre intestinal. Ces grosses molécules, dont la présence n’est pas prévue, vont avoir tendance à se réfugier dans les articulations, qui jouent donc ici le rôle de décharge, avec pour conséquence cette fois de favoriser l’apparition de tendinites, arthrite et compagnie. Pas très réjouissant…

Saviez vous que le lait augmente les risques de diabète ?

Et pour conclure (avez-vous encore envie d’un grand verre de lait ?), le lait a un index glycémique élevé (c’est un sucre rapide), il stimule donc fortement la sécrétion d’insuline. Une consommation répétée va entraîner, comme pour tout autre produit sucré mais alors même que le lait apparaît quant à lui comme un aliment santé, une résistance à l’insuline, notamment chez l’enfant, augmentant ainsi les risques de diabète avec tout ce que cela implique comme complications.

Autant dire que les produits laitiers sont bien loin d’être « nos amis pour la vie »…

Et pour aller plus loin …

Auteur de cet article, Erwann Menthéour est aussi un ancien cycliste professionnel, créateur de la méthode de coaching en ligne Fitnext.

Vous pouvez suivre ses nombreux conseils sur son site, et retrouvez la forme et la santé avec un programme personnalisé.

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Erwann Menthéour

Erwann Menthéour est un ancien coureur cycliste, auteur et chef d'entreprise né le 29 juin 1973 à Brest. Ancien sportif de haut niveau devenu spécialiste en nutrition et en techniques de préparation physique, il est le créateur de la méthode Fitnext, une méthode de remise en forme innovante et personnalisée basée sur l'association de 3 piliers : l'alimentation, le sport et la relaxation.