Futurs ingénieurs : vers quels domaines se tourner ?

Nombreux sont les bacheliers à envisager de devenir ingénieur, une filière qui attire chaque année de nombreux candidats. S’il paraît impossible de prédire l’évolution de ce métier, la crise sanitaire que nous connaissons a mis en lumière certains domaines, qui ont déjà et auront plus que jamais besoin d’ingénieurs qualifiés.

L’évolution du métier d’ingénieur face à la crise sanitaire

Le métier d’ingénieur est une profession en perpétuelle évolution, mais la crise sanitaire a permis à certaines filières de révéler tout leur potentiel. Citons notamment les domaines des nouvelles technologies et des sciences, soudainement soumis à des attentes poussées lorsque le Covid a fait irruption. L’agilité a plus que jamais été d’actualité, pour permettre à certaines chaînes de production de se reconvertir dans la fabrication de masques ou encore aux usines de parfum et autres cosmétiques, de produire en un temps record du gel hydroalcoolique. Sans parler des besoins accrus de l’ingénierie pharmaceutique. L’instauration de confinements a également fait émerger de nouveaux besoins en termes de communication, mettant alors en exergue les difficultés de recrutement dans le secteur du numérique, pourtant crucial.

Pour réussir dans le monde du travail, cultiver son réseau professionnel est indispensable. Mais il n’est pas toujours évident de savoir par où commencer.

En 2019, l’IESF (Ingénieurs et Scientifiques de France) rapporte dans un rapport que 70 % des ingénieurs ont été mis à contribution pour participer à la transition numérique de leurs entreprises. Cette même année, 33 963 offres d’emploi dans le domaine de l’ingénierie numérique ont eu du mal à trouver preneurs. Ingénieurs en R&D informatique, chefs de projet informatique… Autant de candidats dont manque cruellement la filière, la plaçant dans le top 3 des secteurs les plus sous tension, aux côtés des agents d’entretien et des aides à domicile.

Autre domaine potentiellement sur le qui-vive : l’armement. Dans une Europe assistant malgré elle à l’irruption de conflits armés, les besoins en termes de génie militaire pourraient bien croître. Devenir ingénieurs de l’armement (IA) pour construire la sécurité et assurer la défense de la France pourrait alors être le gage d’une carrière assurée.

Dans ce monde qui doit également faire face depuis plusieurs années déjà à une crise écologique majeure, le sens éthique comme l’esprit critique des ingénieurs est précieux. Les filières de formation l’ont bien compris, puisqu’elles sont désormais nombreuses à inclure dans leurs programmes des cycles dédiés aux sciences économiques et sociales. L’enjeu : former pour demain des ingénieurs en mesure de préserver l’humain face à l’accélération des progrès technologiques. Des écoles et formations d’ingénieur toujours aussi nombreuses, que les futurs bacheliers doivent désormais solliciter via la plateforme Parcoursup.

Les salaires des ingénieurs ne connaissent pas la crise

Si la pandémie a donc quelque peu redistribué les cartes, elle n’a en tout cas pas altéré le niveau de vie des ingénieurs. Les salaires dans l’ingénierie ont même quelque peu augmenté en affichant une paie médiane annuelle de 58 900 euros en 2020, contre 57 000 en 2019. Une hausse qui suit avant tout l’âge moyen des ingénieurs en activité, lesquels profitent d’un salaire plus haut en fin de carrière.

Il n’empêche qu’en 2020, le salaire mensuel médian des jeunes ingénieurs a pour sa part augmenté de 282 euros bruts par rapport à 2019. Si en 2019, la rémunération brute des jeunes diplômés variait entre 25 000 à 45 000 euros, elle était en 2020 comprise entre 24 000 et 48 000 euros. En 2021, l’IESF indiquait que tous secteurs confondus, le salaire médian d’un ingénieur de moins de 30 ans était de 40 000 euros brut. De quoi susciter des vocations.

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