Êtes-vous homogame ? : significations sur vos relations et vos choix en matière d’amour

Les hommes sont surtout séduits par des femmes qui… leur ressemblent

Des chercheurs du CNRS viennent de démontrer que les hommes étaient plus attirés par les partenaires sexuels qui leur ressemblaient. Publiés dans la revue PLoS One, ces travaux ouvrent la voie à de nouvelles problématiques, comme la descendance issue de ces couples.

L’étude, dirigée par le psychologue Nicolas Guéguen, a demandé à des participants masculins d’évaluer l’attrait de différents visages féminins. Fait intéressant, les résultats ont montré que les hommes trouvaient les visages féminins qui leur ressemblaient plus attirants que ceux qui ne leur ressemblaient pas.

Ce résultat est cohérent avec les études précédentes et suggère un lien fort entre la similarité des visages et l’attractivité chez l’homme.

L’hypothèse de l’homogamie

Les scientifiques se sont intéressés à l’hypothèse de l’homogamie, selon laquelle les individus sont attirés par des partenaires potentiels qui possèdent les mêmes traits et caractères du visage.

Dans un premier temps, les chercheurs ont demandé à un groupe d’hommes de choisir des visages féminins qu’ils trouvaient attirants parmi une sélection de photographies. Un second groupe a été invité à choisir des femmes attirantes, mais cette fois à partir de visages construits par ordinateur.

Les résultats ont montré que les hommes préféraient les visages générés par ordinateur aux photographies réelles, ce qui indique une préférence pour les traits faciaux symétriques et homogènes.

Les scientifiques ont ensuite mené une expérience avec de vraies personnes en laboratoire. Ils ont demandé aux participants d’observer l’interaction entre un homme et une femme séduisants et de les évaluer en fonction de leur attrait physique. Les chercheurs ont constaté que lorsque l’homme et la femme avaient des traits faciaux similaires, ils étaient jugés plus attrayants que lorsque leurs visages étaient différents.

Les résultats de l’étude suggèrent que l’homogamie joue un rôle dans la détermination du degré de séductiondes personnes et que la préférence pour la symétrie pourrait être une adaptation évolutive.

En définitive, cela suggère que l’homogamie peut être un facteur important dans la détermination de l’attractivité.

Qui se ressemble s’assemble ?

Résultat, les hommes ont opté pour les visages avec lesquels ils partageaient certains traits, notamment la couleur des yeux et des cheveux, l’épaisseur des lèvres et des sourcils, ou l’existence d’une fossette au menton.

Les hommes avaient également tendance à choisir des femmes ayant des traits féminins, comme de grands yeux, des lèvres pleines et un petit nez. Les visages les plus attrayants sont ceux qui sont symétriques et qui présentent un certain degré d’uniformité, c’est-à-dire ni trop ordinaires ni trop uniques.

Les hommes aiment les femmes qui leur ressemblent car ils se sentent ainsi plus proches de leur partenaire. Il s’agit d’un phénomène connu sous le nom de « similarité faciale« . Ainsi, les couples ont tendance à être plus attirés l’un par l’autre s’ils ont des caractéristiques faciales similaires, comme la même couleur de cheveux, la même forme de yeux et le même teint de peau. Ce type de similitude peut créer un sentiment de familiarité et de connexion entre deux personnes.

De plus, les hommes en couple avec des femmes qui ressemblent à ils ont tendance à se sentir plus en sécurité dans leurs relations et sont plus susceptibles de rester avec leur partenaire pendant une plus longue période.

« L’importance de l’homogamie dans le choix d’un partenaire est encore très peu étudiée et soulève de nombreuses questions. Par exemple, la descendance issue d’un couple relativement proche génétiquement présente-t-elle un avantage ? Il reste aussi à déterminer si ce phénomène est local, propre à l’Occident, ou s’il a lieu au sein d’autres cultures », s’interrogent les chercheurs.

L’étude souligne l’importance de poursuivre les recherches sur les implications de l’homogamie dans la sélection des partenaires et ses effets potentiels sur la santé des populations.