Les 6 mythes sur le divorce que tout homme doit ignorer

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Le divorce est un sujet souvent entouré de mythes et d’idées préconçues, qui peuvent nuire à l’efficacité et la sérénité du processus. Dans cet article, nous allons explorer plusieurs de ces mythes, pour permettre à chaque homme d’éviter leurs pièges et profiter des meilleures conditions pour passer cette étape difficile.

Mythe n°1 : Le père a peu de chance d’avoir la garde des enfants

Bien que ce mythe soit ancré dans notre société, il ne reflète pas la réalité légale en matière de garde des enfants. En effet, le droit à la garde est régi par le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, qui implique une analyse de chaque situation au cas par cas, sans tenir compte du genre des parents.

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Dans certains cas, la garde peut être accordée au père s’il est considéré comme offrant les meilleures conditions pour le bien-être de l’enfant. Ainsi, il est essentiel pour chaque homme engagé dans un processus de divorce de ne pas céder à ce mythe et de ne pas renoncer trop vite à la possibilité d’avoir la garde de ses enfants.

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Mythe n°2 : La pension alimentaire dépend uniquement du revenu du payeur

La détermination du montant de la pension alimentaire est souvent mal comprise, conduisant à des attentes erronées chez de nombreuses personnes concernées par un divorce. Si le revenu du payeur est bien un facteur important dans le calcul de la pension, d’autres éléments sont pris en compte, tels que les besoins respectifs des parties, le mode de garde (garde alternée, exclusive ou réduite) et l’existence éventuelle d’un autre conjoint ou le nombre d’enfants à charge.

Ainsi, avant de prendre des décisions fondées sur cette idée fausse, il est crucial pour les hommes impliqués dans une procédure de divorce de se renseigner précisément sur leurs droits et obligations en matière de pension alimentaire.

Mythe n°3 : Le partage des biens doit être équitable à 50/50

Régime légal vs contrat de mariage

Contrairement à ce que certains pensent, le partage des biens lors d’un divorce ne suit pas automatiquement une répartition égale entre les époux. En réalité, cela dépend du régime matrimonial sous lequel ils ont été mariés (régime légal ou contrat de mariage) ainsi que des circonstances particulières de leur union.

L’influence des circonstances sur le partage des biens

Sous certaines conditions, le juge peut modifier cette répartition en tenant compte de différents critères comme la durée du mariage, la contribution de chaque époux aux charges du ménage, leurs démarches professionnelles, etc. Là encore, il est donc primordial pour un homme engagé dans un divorce de bien connaître ses droits et de ne pas s’arrêter à cette croyance erronée d’un partage systématique à 50/50 des biens du couple.

Mythe n°4 : Un avocat est inutile pour un divorce à l’amiable

L’un des mythes les plus répandus, et potentiellement les plus dangereux, est celui de l’inutilité d’un avocat lors d’un divorce par consentement mutuel. Bien que cette procédure soit en effet moins conflictuelle et moins coûteuse qu’une séparation contentieuse, il reste essentiel de bénéficier des conseils et de l’assistance d’un avocat pour éviter toute mauvaise surprise juridique durant le processus.

En outre, considérer que la présence d’un avocat est uniquement nécessaire en cas de situation conflictuelle renforce la croyance erronée selon laquelle les libertés et droits individuels seraient moins importants dans un contexte amical. Or, chaque personne a droit au respect et à la protection de ses intérêts, quelle que soit la nature de la rupture conjugale.

Mythe n°5 : Le conjoint fautif perd automatiquement ses droits

Un autre mythe consiste à croire que, dès lors qu’un conjoint est reconnu fautif (adultère, violence, etc.), il perdrait tous ses droits lors du divorce, tels que la garde des enfants ou le partage équitable des biens. Si, effectivement, certaines fautes peuvent influencer certaines décisions judiciaires, elles ne sont généralement pas suffisantes pour priver totalement un époux de ses droits fondamentaux.

Ainsi, avant de céder à ce mythe, il est important pour un homme d’être informé sur les répercussions précises des fautes conjugales et de ne pas prendre de décisions hâtives concernant ses droits et obligations lors du divorce.

Mythe n°6 : Le divorce met fin à toutes les obligations entre les époux

Enfin, il est essentiel de dissiper le mythe selon lequel les obligations des époux cesseraient totalement une fois le divorce prononcé. En réalité, certaines obligations perdurent au-delà de la séparation, telles que la pension alimentaire (notamment envers les enfants) ou le maintien d’une couverture médicale pour l’ex-conjoint si celle-ci dépendait du régime de l’autre époux.

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Mieux connaître les diverses facettes juridiques du divorce permet non seulement d’éviter les pièges de ces mythes, mais également de s’assurer que le processus se déroule dans les meilleures conditions possibles pour chacun. Pour cela, il est fortement recommandé de faire appel aux services d’un professionnel du droit qui saura accompagner et guider chaque individu tout au long de cette étape complexe de leur vie.

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