L’homosexualité

Tous homo ?

Pulsions pour le même sexe, difficultés à assumer… L’homosexualité n’est pas une maladie, c’est une orientation sexuelle imposée par son psychisme ! Pas question ici de choix, l’attirance pour l’autre est là. Difficile à accepter pour certains, une évidence pour d’autres, et si nous étions tous un peu homo ?


L’homosexualité : innée ou acquise ?
Même si on a longtemps cru que l’homosexualité était une maladie, voire une perversion (l'OMS a rayé définitivement l'homosexualité de la liste des maladies mentales au début des années 90), certains pensent, aujourd’hui, que l’homosexualité peut être génétique et donc innée. Une étude américaine récente menée par le professeur Dean Hamer le confirme en révélant l’existence d’un gène « gay ». L’orientation sexuelle serait donc influencée par notre capital génétique et non par un éventuel problème de santé !

La théorie de Freud s’appuie, elle, plutôt sur l’acquisition. Selon Freud la potentialité homosexuelle serait  inscrite dans le psychisme de chacun d’entre nous. On ne naît pas homo, on le devient ! Pour Freud, trois conjonctures d’événements peuvent amener à une orientation homosexuelle chez le garçon (c'est différent pour l'homosexualité féminine) :
– une relation forte avec la mère excluant le père pourra inciter l’adolescent à s’identifier à elle ;
– l’amour et la vénération inspirée par le père peuvent parfois entraîner une angoisse qui n’incite pas à rivaliser avec lui, comme cela se passe pour une grande majorité des garçons. Le garçon ne sera pas en concurrence avec ce père, n'entrera pas dans une certaine rebellion, mais cherchera à se faire aimer de lui, comme sa propre mère est aimée de ce père ;
– Freud aborde aussi les relations de jalousie entre frères et sœurs qui pourraient amener à une certaine forme de désamour du sexe concerné.

Ramener l’homosexualité à ces deux raccourcis serait donc trop réducteur. Il faut en effet envisager l’importance d’autres facteurs : l’environnement culturel, le milieu, etc.

C’est généralement à l’adolescence que les premiers émois se manifestent. L’attirance pour le même sexe devient alors une évidence. C’est le cas de Cyril V. : « J’ai su que j’étais homosexuel le jour où, à 14 ans, je me suis assis au premier rang ; je venais de tomber amoureux de mon prof de français. »
Homosexualité acceptée ou refoulée
Fabrice a, quant à lui, eu l’impression de « l’avoir toujours su mais de ne jamais avoir réussit à l’assumer avant ses 40 ans. Je sentais bien que ce n’était pas normal de préférer Brad Pitt à Angelina Jolie, jusqu’au jour où, après avoir un peu bu, j’ai craqué pour un mec dans une soirée. »

L’attirance est alors acceptée ou bien refoulée. L’homosexualité peut ainsi rester un fantasme sans que l’homme ne passe jamais à l’acte.

Malgré une plus grande tolérance de la « société » en apparence, il n’est pas si facile que ça de s’accepter comme tel, puis de l’assumer ouvertement. Le travail joué par les associations a tout de même permis aux homosexuels de vivre leur relation en toute liberté.
Eviter toute culpabilité
Le PACS est aussi une reconnaissance très forte. En fait, ce qui est difficile, c’est de ne pas faire souffrir ceux qui pourraient se sentir coupables. Les parents remettent souvent en cause l’éducation ou l’image qu’ils ont donnée d’eux-mêmes. Il est donc important de se déculpabiliser et de faire le deuil de « l’enfant idéal ». Une aide psychologique peut parfois s’avérer utile pour passer ce cap difficile.

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