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Il y a 9 ans

Love store, sex shop : attention danger !

Vers une disparition de l’érotisme en ville ?

Alternative soft aux sex-shops moins délicats, très appréciée des couples et femmes quarantenaires, les boutiques vendant objets érotiques et lingerie coquine, plus communément connues sous l’appellation de « love store », vont-elles devoir fermer leurs portes dans les centres-villes et s'expatrier en rase campagne afin d'éviter toute proximité avec un établissement scolaire ? C'est en tout cas ce qu'a décidé le tribunal correctionnel de Paris, saisi par deux associations catholiques familiales.

Sur la sellette, une boutique parisienne très design installée depuis 2008 rue Saint Martin, « 1969, curiosités désirables », qui a malheureusement eu l’indécence, pour les amateurs de puritanisme, de proposer des objets à la vente possédant – d'après eux – un caractère pornographique… et ce à moins d'une centaine de mètres d'un établissement d'enseignement scolaire privé.
Protéger les enfants
S’appuyant sur la législation modifiée de 2007 – tout commerce proposant des produits à caractère pornographique ne pouvant s'installer à proximité d'un établissement scolaire –, chacun demandait ainsi 10 000 euros de dommages et intérêts.

Les magistrats, après avoir reçu divers témoignages, ont donc rendu leur délibéré, il y a quelques jours – alors que l'une de ces associations avait été déboutée le 8 février dernier en raison de l'irrecevabilité de sa demande, incompatible avec son statut.
Et on ne parle pas de la concurrence d’Internet…
Outre une peine de prison non négligeable de 2 ans – ainsi qu'une amende pouvant monter à 30 000 euros – encourue par son gérant, c'est l'avenir de toutes ces petites boutiques citadines atypiques, déjà fortement affaiblies par la concurrence des grandes enseignes et d'Internet, qui est en train de se jouer… car combien d'entre elles sont actuellement situées à plus de 200 mètres d'un établissement d'enseignement ?
La fermeture de 1969
Pour l'heure, le tribunal corretionnel de Paris a donc confirmé que les sextoys étaient bien des « objets pornographiques » et a donc fait fermé le loveshop 1969 de la rue Saint-Martin, dans le 4ème arrondissement de Paris.
On pourra toutefois noter que cette fermeture ne s'est pas accompagnée d'une lourde amende, mais simplement du versement d'un euro symbolique de dommages et intérêts à l'association CLER Amour et Famille…

 

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