La Rédac' Masculin
Il y a 9 ans

Distribution controversée de préservatifs aux étudiants

La position des États-Unis sur la question de la sexualité est assez contrastée. Alors que des préservatifs sont distribués gratuitement à certains étudiants américains, les cours d’éducation sexuelle sont interdits dans d’autres États.

Accès gratuit aux préservatifs pour les plus de 12 ans
Un comité américain situé à Springfield vient d’approuver une politique de protection contre les maladies sexuellement transmissibles. Les étudiants âgés de plus de 12 ans disposeront bientôt d’un accès gratuit aux préservatifs. L’objectif de cette réforme est de diminuer le nombre de grossesses chez les jeunes adolescentes et la transmission de certaines maladies graves. Les parents d’élèves seront néanmoins informés de la mise en œuvre de cette nouvelle disposition : ils pourront ainsi refuser que leur enfant ait accès à cette distribution de préservatifs.

Cependant, une campagne de sensibilisation actuellement menée aux États-Unis tend à démontrer tout l’intérêt de cette réforme. Les étudiantes enceintes sont en effet susceptibles d’abandonner leurs études pour élever leur enfant. Pour la maire de Springfield, Domenic J. Sarno, il est donc d’intérêt national que les jeunes adolescents puissent avoir un accès facile à ces moyens de protection.

L’éducation sexuelle censurée dans l’Utah
Le continent américain reste pourtant assez indécis sur la question de la sexualité. Alors que des préservatifs vont être gratuitement mis à disposition des étudiants de Springfield, quelques États américains refusent encore jusqu’à la création de cours d’éducation sexuelle. C’est notamment le cas de l’Utah qui interdit tout cours visant à démontrer que les moyens de contraception servent à éviter les grossesses ou à ne pas transmettre de maladies.

Aborder les questions de l’homosexualité et de la sexualité avant le mariage est également interdit dans cet État très conservateur. L’abstinence sera donc prônée, politique qui risque de servir d’exemple pour de nombreux autres États américains. Trente-sept d’entre eux chercheraient déjà à présenter l’abstinence comme étant le meilleur moyen de contraception.