Supreme : comment expliquer le succès fou de cette marque streetwear ?

Acheter des vêtements Supreme : le défi de toute une vie

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Ce qui est difficile à trouver est encore plus attirant. Ce principe semble taillé pour la marque Supreme, qui cartonne dans le monde entier.

Supreme : comment expliquer le succès fou de cette marque streetwear ?
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La Rédac' Masculin
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Impossible de ne pas connaître la marque Supreme quand on s'intéresse un peu à la mode en général et au style streetwear en particulier. A l'origine, un simple petit magasin à New York pour vendre des vêtements aux skateurs. Aujourd'hui, seulement 11 boutiques dans le monde mais un succès extraordinaire et un parcours du combattant pour acheter un produit. Mais alors, comment expliquer l'engouement suscité par Supreme ?

Une histoire étonnante

James Jebbia ouvre un magasin à New York en 1994. Il veut répondre à la demande des skateurs de plus en plus nombreux et qui ne trouvent pas les vêtements qui leur conviennent. Supreme est née.

La marque n'est connue au départ que par de rares initiés. On la reconnaît par son logo blanc sur fond rouge, un style décontracté. Très vite, les skateurs internationaux puis des artistes renommés vont collaborer. Le succès est là.

Ce qui est rare est recherché

La marque Supreme, depuis le début, c'est une mode masculine (exclusivement) taillée pour les skateurs avec des tee-shirts amples, des baskets pratiques, des sweats à capuche, des pantalons extra larges... C'est une mode inspirée de la rue pour les jeunes de la rue.

Mais l'engouement est international. L'ouverture du seul et unique magasin français à Paris a créé une véritable émeute en mars 2016. James Jebbia, depuis le début, part du principe que l'offre doit être inférieure à la demande. Et on peut dire que sa formule est très efficace.


Tee-shirt Supreme

Supreme ou l'art de cultiver la rareté

Il est extrêmement difficile d'acheter un produit Supreme. Puisque l'offre est toujours très largement inférieure à la demande, toute nouvelle collection est épuisée très très vite (quelques minutes, grand maximum) sur le site.
Côté prix, comptez environ 150 euros pour un sweat ou un pantalon et pas moins de 400 euros pour une doudoune ou une parka. Les casquettes, également très prisées, sont plus accessibles, autour de 50 euros.

Avec 11 boutiques dans le monde dont deux en Europe (Paris et Londres), il est difficile d'acheter sur place. De plus, Supreme pratique les "drops", c'est-à-dire des nouveautés qui arrivent tous les jeudis en boutique mais en éditions toujours très limitées. Les collaborations très pointues comme celles avec Louis Vuitton ou Lacoste permettent d'écouler 25 000 pièces en six minutes !

Pour acheter en boutique, il faut connaitre le lieu de rendez-vous du lundi : un parc, un grand espace ; on y reçoit un numéro et on croise les doigts pour être appelé par le staff. Si la chance est de votre côté, vous aurez le droit de vous rendre au magasin parisien le jeudi. Mais les places sont rares et les candidats de plus en plus nombreux.
Certains se font payer pour faire la queue à votre place ; d'autres revendent à prix "très" fort sur Internet... Il faut alors faire très attention aux arnaques et contrefaçons qui, elles aussi, se multiplient.


Collaboration Supreme x Vuitton

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