Pannes sexuelles

Y’a du mou dans la gachette

Causes psychologiques, physiques, médicales : les origines des troubles érectiles sont à peu près aussi nombreuses que les légendes urbaines sur le Point G féminin.

Selon une récente étude citée par doctissimo.fr, trois millions de français souffrent du cauchemar masculin par excellence : la panne sexuelle, qu'auraient déjà subie 39% des hommes de 25 à 40 ans.
L'une des causes les plus constantes est le vieillissement, rendant l'érection plus longue à venir, moins ferme et plus volatile. Parallèlement, il devient plus difficile d'obtenir une érection.
Plus précoce qu'on ne le croît, ce trouble peut survenir dès 40 ans, et concernerait près d'un tiers de la population masculine. Passé 70 ans, la proportion d'hommes touchés par le trouble passe à 70%.

© René Jansa

Des causes variées et nombreuses…

Mais l'âge n'a pas le privilège de ce fiasco : selon une étude, 39% des hommes de moins de 25 à 40 ans en auraient déjà souffert.
Le vieillissement n'est en effet pas seul en cause. Entrent également en compte : des éléments liés au mode de vie, comme le surpoids, la consommation excessive de tabac ou d'alcool, mais aussi des facteurs médicaux, comme la prise de médicaments et les interventions chirurgicales, mais aussi purement psychologiques, peuvent jouer sur les performances sexuelles.
Enfin, il ne faut pas oublier que la fatigue, le surmenage ou le stress peuvent entrer en jeu.


Surpoids, tabac, alcool… et surmenage

Le poids, tout d'abord : les médecins ont démontré qu'une masse corporelle excessive fait baisser le niveau de testostérone. A l'aide d'un régime que vous choisirez, en éliminant vos kilos en trop, vous pourrez donc jouer sur la qualité de vos érections.

Mais il est déconseillé de fumer pour accélérer sa perte de bide : le tabac est également une cause de troubles de l'érection, bien que son rôle n'ait pas encore été étudié à fond. Les études médicales montrent que les problèmes sont entre 60 et 70% plus fréquents, respectivement chez les fumeurs et les anciens fumeurs. Et la proportion pour les buveurs réguliers est sensiblement identique.

Fatigue, surmenage, stress sont aussi des éléments assez fréquents à ne pas ignorer, car c'est une source de diminution de la libido.

Quelles solutions, alors, pour limiter ces pannes ?

Arrêter de fumer, de boire, de consommer des médicaments ? Devenir Mormon ? Pourquoi pas. Mais sans aller jusque-là, la tempérance du côté des causes ou produits fautifs est le premier pas vers l'arrêt ou la diminution de ces troubles.

S'ils sont d'origine psychologique, en revanche, ils peuvent être combattus avec l'aide de votre partenaire, ainsi que par le recours à un subtil mélange de thérapie comportementale et de méthode Coué, de préférence avec un spécialiste reconnu. Mais attention : certaines associations prétendant offrir une assistance psychologique sont en réalité des paravents pour diverses sectes.

Bien entendu, certains palliatifs médicaux (Levitra ou Viagra) sont envisageables, mais les options plus naturelles (et moins coûteuses) avant d'en arriver là sont nombreuses.

par Nikita Malliarakis – ZN Partners

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