Kick-Ass : le film qui botte le c** des super héros

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Alors que les studios sont en train de se tirer la bourre de tous les côtés pour savoir comment conserver leurs franchises, « Kick-Ass » arrive à point

Kick-Ass : le film qui botte le c** des super héros
Filmsactu.com - Arnaud Mangin, © Metropolitan FilmExport ©
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Alors que les studios sont en train de se tirer la bourre de tous les côtés pour savoir comment conserver leurs franchises, « Kick-Ass » arrive à point nommé et se pose comme une bonne nouvelle dont le genre avait effectivement besoin. Dans le genre « divertissement over-décontracté qui garde le cap » (et son identité) en sachant comment faire plaisir à son spectateur, on ne fait clairement pas mieux en ce moment. N'ayant pas peur de tutoyer le mauvais goût dans la force de certaines images en transformant une gamine de 11 ans en dangereuse meurtrière, Matthew Vaughn glisse d'autant mieux la ficelle dans la tête de l'aiguille pour livrer un discours d'une grande lucidité […].

Une sorte d’anti Spiderman
Avec son histoire d'adolescents esseulés par l'absence de super-héros dans le monde réel et s'essayant eux-mêmes à l'exercice puisque personne d'autre ne daigne se prendre pour Superman, le film de Vaughn s'impose immédiatement comme une sorte d'anti-Spiderman (et surtout anti Spiderman 3). C'est-à-dire qu'il se couvre un propos lucide et responsable sur la notion de justice, d'héroïsme (une chose souvent irréfléchie et stupide) mais surtout qu'il ne cherche pas faire avaler des couleuvres sur la progression formelle du jeune homme qui doit devenir un homme. Les paraboles grossières et processus d'identifications stupides sont donc écartés […].

Super héros et fier de l’être
Une analyse du mouvement geek qui ne plaira sans doute pas à certains d'entre eux mais qui se fait sans jérémiades poussives, sans bluette dégoulinante et qui explique que l'on peut avoir envie – sans le subir – d'être un super héros, juste parce que ça doit être cool et pas forcément suite à un traumatisme cataclysmico-geignard pioché dans un mauvais soap. Non seulement ce n'est pas idiot, mais c'est bidouillé encore moins idiotement. Vaughn signe un pastiche, certes, mais avec une véritable passion pour l'univers qu'il détourne sans jamais tomber dans le foutage de gueule condescendant […]. C'est en cela que le personnage de Nicolas Cage, en mode vigilante, justicier masqué pour de mauvaises raisons (et bon en plus, ça devient rare) apporte une touche de maturité supplémentaire sur le recul à prendre sur certaines œuvres.

Une véritable cour de récréation sur pellicule
Entre le pastiche de bon goût et le grand guignol « bigger and louder », il n'y a qu'un pas que le spectacle franchit de quelques bonds en délivrant son lot de séquences clairement kiffantes et des personnages délirants. En particulier l'une des héroïnes, Hit Girl, sorte d'Uma Thurman courte sur pattes qui déchiquète et découpe à tour de bras dans une profusion d'inventivité qui n'oublie pas ses sources : le cinéma d'action, la bande dessinée et même le jeu vidéo (via une fusillade en mode FPS). Même topo pour Mark Strong, méchant hystérique bien loin de ce qu'il nous avait déjà fourni dans « Sherlock Holmes ». Plein de choses, en somme, qui font de « Kick-Ass » une véritable cour de récréation sur pellicule brute de décoffrage et totalement inattendue.

En salles le 21 avril 2010
Note de la rédaction de Filmsactu.com : 17/20


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