Che Guevara : deux films pour une légende

Dans les années 50, l’Amérique latine vit au rythme de nombreuses instabilités politiques. A Cuba, le jeune avocat Fidel Castro ne parvient pas à destituer le dictateur Batista. Après deux ans de prison, il part en exil à Mexico. A la même époque, le jeune idéaliste argentin Ernesto Guevara effectue ses premiers pas en politique au Guatemala. Mais l’icone révolutionnaire en devenir finit lui aussi par rejoindre le Mexique. Les deux hommes se rencontrent. De la campagne cubaine en 1959 jusqu’à sa mort en Bolivie en 1967, la vie de celui que l’on nomme le « Che » restera à jamais marquée par sa cause révolutionnaire. La légende est ainsi née. Elle méritait bien un film… et même deux.

Le travail payant de Steven Soderbergh
Réalisée par Steven Soderbergh, la « saga Che Guevara » a nécessité près de sept ans de recherches. Un travail de longue haleine a permis à l’équipe de tournage et aux acteurs de récolter une multitude d’informations, pour respecter au maximum les paramètres historiques du film. Des écrits du révolutionnaire aux témoignages d’anciens compagnons d’armes, la prospection les a menés de Cuba à la Bolivie, en passant par Miami ou Paris.
L’abondance de témoignages recueillis a permis à Benicio Del Toro de se fondre avec brio dans la peau d’Ernesto Guevara. En témoigne le prix d’interprétation masculine que le comédien portoricain a remporté au Festival de Cannes en 2008.
En sélection officielle, le film avait alors été présenté dans une version « intégrale » de plus de quatre heures. Pour des raisons évidentes, l’exploitation en salle a obligé une division du long métrage en deux parties distinctes. « Che : L’Argentin » est sorti dans les salles obscures 7 janvier dernier. Quant à « Che : Guérilla », il est à l’affiche depuis ce mercredi 28 janvier.

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