BMW ultra-sportive M5 E60

Généralités

Un essai de passionné, au volant de cette Berline ultra-sportive aux performances hors du commun… Quelques défauts… Vite oubliés !

©BMW

Voiture essayée
Type BMW M5 E60 (génération apparue en 2005)
Motorisation 5,0 l V10 507 ch
Niveau de finition  
Catégorie Ultrasportive
   
Conditions de l'essai
Essayeur Scudmax (internaute)
Origine de la voiture La voiture appartient à un ami de l'essayeur
Première mise en circ. Avril 2005
Kilométrage 30000 km
Conditions de l'essai 3000 km parcourus sur tout type de route.

Habitabilité
Même s'il s'agit du modèle ultra sportif de la gamme, la M5 reste une Série 5 à part entière. À savoir une berline proposant cinq vraies places (celle du milieu à l'arrière étant un petit peu limitée pour les grands gabarits) et un très grand coffre. Les sièges avant sont parfaitement dessinés et offrent un très grand confort. On aligne les kilomètres sans aucune fatigue (…)
Par rapport à sa devancière, la M5 E39 V8, les sièges sont plus enveloppants, grâce notamment au réglage (électrique) de la largeur du dossier. Le volant aussi est plus agréable: la jante est plus épaisse avec deux gros bourrelets à 10h10 (…)

En bref, l'habitabilité est très satisfaisante; normal pour une voiture qui fait plus de 4m80 de long. Mention spéciale pour les sièges avant, qui procurent un confort et un maintien excellents.

Performances et agrément moteur
Dans ce domaine, la M5 fait très fort. Son V10 de 5 litres de cylindrée permet d'aller titiller les très hauts régimes avec une grande facilité. Le rupteur est situé à 8250 tr/min.

Evidemment, les performances sont d'un niveau très élevé (22,7 s au 1000m DA, 0 à 100 km/h en 4,7 s…), mais en comparaison avec la M5 V8, la voiture demande à être cravachée pour obtenir les meilleures performances.

C'est un plaisir en soit évidemment de tirer les rapports au rupteur, mais c'est un caractère à l'opposé de la M5 V8 qui elle disposait d'énormément de couple à bas régime et permettait des remises en vitesse très impressionnantes.
Le modèle V10 le permet aussi bien évidemment, mais en rétrogradant pour être dans la bonne plage de régime.

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Cette génération utilise une boîte séquentielle à sept rapports. L'essayer, c'est oublier tous les autres types de boîte ! Cette boîte est entièrement paramétrable par l'électronique. Les premiers modes tout automatiques sont assez lents. Alors certes, il n'y a pas d'à-coup, mais le temps de changement de rapport est assez déconcertant.

J'utilise quasiment en permanence les modes séquentiels de la boîte : il y en six au total. Le premier et le second ont des temps de changement un petit peu long. Le troisième est le compromis idéal quand on roule à vitesse normale. Le quatrième et le cinquième sont déjà très rapides. Le sixième me fait peur personnellement, car il oblige à débrancher l'ESP pour être activé. Et là, gare aux glissades…

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Consommations
Le chapitre qui fâche… La consommation est équivalente à celle d'une M5 V8 (autour de 23 L/100 km). Mais le réservoir est toujours aussi ridicule !
70 litres. Cela fait juste 300 kilomètres d'autonomie, c'est trop juste. Cela permet de faire des pauses toutes les heures et demies sur autoroute (…)

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Confort
Le confort est royal et l'équipement pléthorique.
L'équipement mêle gadgets superflus (sonars de parking, allumage auto des feux) et véritables innovations utiles.

En particulier l'affichage tête haute, qui permet d'avoir sa vitesse, le rapport engagé et le compte-tour digital qui clignote à l'approche de la zone rouge.

Le moteur émet un bruit très feutré à l'intérieur de la voiture, mais si vous ouvrez les fenêtres, un concert exceptionnel s'ouvre à vous !

Maintenant que la voiture a 30000 km, le son est devenu métallique et encore plus magique qu'au début.

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La suspension est paramétrable également depuis l'intérieur, suivant trois modes. Le premier filtre déjà assez sèchement les irrégularités. Les deux suivants sont très (trop?) durs pour un usage quotidien.

Sécurité
La voiture est équipée de toutes les béquilles électroniques modernes. L'ESP est paramétrable suivant deux seuils.
Le premier, classique, intervient dès la moindre dérobade.
Le second est plus laxiste et permet un léger patinage des roues, au démarrage par exemple.

La tenue de route est très bonne, si l'on n'oublie pas que l'on a affaire à une voiture de 1800 kg (…)

Conclusion
Voiture exceptionnelle, performances hors du commun, confort royal… Bref, la berline sportive ultime.
Les quelques défauts rencontrés (consommation, fiabilité) sont très vite oubliés par le plaisir de conduire que l'on ressent lorsqu'on est à son volant.

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Les plus Les moins
Moteur fabuleux Consommation en conséquence
Performances stratosphériques Fiabilité électronique
Discrétion de la ligne Décote

Par Scudmax
Crédit photos : BMW

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