Point G

Trésor caché ?

Ayant créé l’homme, Dieu dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul, Je vais lui faire une aide en face de lui.» (genèse 2 :18).

Cette parole divine a longtemps été interprétée comme l’expression d’une subordination du féminin au masculin, que beaucoup ont appliquée sur le plan sexuel.
Or, n’en déplaise à certains, l’ère de l’homo erectus prenant sa compagne comme un pécari est révolue depuis longtemps.

Le sexe, c’est la santé, mais c’est aussi le savoir-vivre : la virilité se doit d’être celle du gentleman, attentif à sa compagne dans les jeux de l’amour et à la découverte de son Point G.

Cette mystérieuse zone, ainsi baptisée en 1981, tire son nom des travaux du gynécologue Grafenberg, qui évoqua dès 1950 l’existence d’une zone particulièrement sensible du vagin. Popularisé par des best-sellers et même des œuvres humoristiques comme la BD «L’Amour propre» de Martin Veyron, le Point G n’a cependant pas fait l’objet de beaucoup d’études de fond, étant souvent confondu avec les glandes provoquant l’éjaculation féminine.

L’emplacement exact du point n’a fait l’objet d’aucune validation scientifique : l’emplacement le plus couramment admis est la face antérieure du vagin, à deux ou trois centimètres de son entrée. Faute d’études incontestables, son existence même fait encore aujourd’hui l’objet de débat.L’absence de certitudes sur le Point G et son emplacement ne doit pas faire passer à l’as la subtilité du plaisir féminin, indispensable à une vie sexuelle éclatante de santé. L’expression même «préliminaires amoureux » semble présupposer – quelque peu abusivement – que la pénétration est le moment où la «véritable action » commence.

Mais, quelle que soit la fougue pelvienne du mâle, le flop est parfois assuré en l’absence d’une préparation adéquate. La difficulté et la longueur des préliminaires féminins sont en partie un mythe : femme et homme ne parviennent pas au même rythme à la maturité amoureuse et le plaisir masculin retire beaucoup des subtils jeux du sexe.

Pour le sexologue Gérard Leleu, « les femmes en ont marre de l’amour coq […] Un tel comportement prive alors les femmes du bonheur suprême. » La difficulté de trouver le bon rythme et de satisfaire sa partenaire explique en grande partie le succès du mythique «point G ». Sa découverte et la joie d’amener sa partenaire à l’orgasme font figure de Saint-Graal pour bien des hommes.

Tant qu’aucune baguette magique ne viendra rendre l’orgasme féminin automatique, la recherche du Point G sera d’actualité : n’est-ce pas en ayant un but que l’on progresse ?

par Nikita Malliarakis

Masculin.com vous propose l'interview de Béatrice, qui répond à nos questions sur ce sujet.

Partager