G.I Joe : une agréable surprise

« G.I.Joe – Le réveil du Cobra » nous a radicalement pris de court. Si le projet se montrait aussi fébrile qu’intriguant, parce qu’on reste tout de même dans le registre d’une adaptation au cinéma d’une gamme de jouets et surtout parce que Stephen Sommers nous a montré film après film qu’il n’était pas vraiment un bon réalisateur (excepté pour son très rigolo « Deep Rising »), le résultat sur grand écran se montre franchement plaisant. Evidemment, Sommers n’a aucun véritable style et semble se contenter de copier platement un story-board droit dans ses bottes, mais dire que l’on boude son plaisir devant cet étrange spectacle relèverait de la mauvaise foi pure et simple […].

Un hallucinant fantasme de gosses
« G.I.Joe » le film, c’est clairement du G.I.Joe tel que s’en souviennent nos bribes d’émotions. Des jouets qui prennent vie et extrapolent l’exagération avec laquelle les enfants faisaient (et font toujours) évoluer leurs petits bonshommes. Une surenchère totalement folle, joyeusement régressive, tirée par les cheveux jusqu’au scalp et qui finit par incarner plus ou moins en live un hallucinant fantasme de gosses.

Des gentils très gentils et des méchants très méchants
Les gentils sont intègres, bagarreurs, volontaires, en première ligne, Dennis Quaid cabotine avec une hystérie communicative et les méchants mettent le paquet pour anéantir le monde sans véritable autre raison que celle… d’anéantir le monde ! En plus ils sont moches, respirent avec des masques bizarres, rigolent fort quand ils commettent une monstruosité et suivent une espèce de cinglé comme on n’en avait justement plus vu depuis les cartoons US des années 80. L’artillerie est donc de sortie, déployant à l’écran tout ce qu’il est possible pour chambrer gentiment le patriotisme engagé en en rajoutant une couche sur des clichés caricaturés jusqu’à l’extrême.

C’est bon de ne pas réfléchir !
On prend notre béret, notre couteau, on essaye de se rappeler qu’un jour on a eu 10 ans et on accepte de se laisser prendre dans une espèce de délire qui s’assume à 300%, à tel point que ses aberrations et défauts ne font qu’accroitre l’édifice de cet évident plaisir coupable. Stephen Sommers a en tout cas – et enfin – atteint l’exploit de nous rappeler qu’il est parfois délicieux de ne pas réfléchir au cinéma !

Sortie le 5 août 2009
Note de la rédaction de Filmsactu.com : 15/20

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