Les séries cultes des années 60

Fan des sixties


Pour fêter le quarantième anniversaire de mai 68, la rédaction vous propose de vous replonger ou de vous plonger tout simplement au cœur des sixties. Au programme, une sélection de quatre séries cultes qui ont marqué cette époque.

Sommaire :

Chapeau Melon et bottes de cuir

Mission Impossible

Hawaï police d’état

Columbo

Chapeau Melon et Bottes de cuir
Titre original : the Avengers
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Créée par Sydney Newman et Leonard White
Genre : série d’espionnage
Nombre de saisons : 6 (161 épisodes)
Diffusion d’origine : du 7 janvier au 21 mai 1969

Chapeau Melon et Bottes de cuir est l’une des séries les plus populaires de l’histoire de la télévision ! Certainement la plus originale et la plus emblématique des sixties. Qui ne connait pas le flegmatique John Steed  (remarquable Patrick Macnee), agent très secret de sa majesté, coiffé de son célèbre chapeau melon et son parapluie sous le bras ?

Aidé successivement par Cathy Gale (Honor Blackman), Emma Peel (Diana Rigg) et Tara King (Linda Thorson), Steed s’emploie à résoudre les enquêtes les plus loufoques, le tout avec un humour so british ! Débutée en 1961, la série prend véritablement son envol durant la troisième saison pour parvenir à son apogée lors des saisons 4 et 5 (la période Emma Peel).

Ce qui plaît : son univers intemporel et son caractère évolutif, tant sur le plan formel que conceptuel. Initialement basée sur l’espionnage, la série a glissé petit à petit vers un subtil mélange d’aventure, de surréalisme et de fantaisie où l’humour est omniprésent.  

Pour revoir le générique :
Mission Impossible >>>

Titre original : Mission : impossible
Pays d’origine : Etats-Unis
Créée par Bruce Geller
Genre : action
Nombre de saisons : 7 (171 épisodes)

Diffusion d’origine : du 17 septembre 1966 au 30 mars 1973

« Bonjour M. Phelps, votre mission, si toutefois vous l’acceptez… » : Cela vous rappelle sûrement quelque chose.  Et si l’on rajoute, un magnétophone qui s’autodétruit, une mèche qui se consume, le générique de Lalo Shifrin, vous avez là l'une des séries les plus spectaculaires de l’époque.

Mission Impossible met en scène une équipe d’agents secrets américains, dirigée par Jim Phelps (Peter Graves), tous membres de l’IMF (Impossible Mission Force). Chacun des espions est expert dans un domaine bien précis.

Leur objectif : résoudre les missions les plus délicates. Et en cette période de guerre froide, ce n’est pas ce qui manque. Petit hic, toutes les opérations sont illégales, d’où l’avertissement ressassé à chaque épisode : « Si vous ou l’un de vos agents était capturé ou tué, le Département d’Etat nierait avoir eu connaissance de vos agissements ». Ponctué d’un « bonne chance, Jim » du plus bel effet.

Le téléspectateur se prend au jeu et craint pour la vie de ces agents qui n’ont pas froid aux yeux. La série connait un succès phénoménal. Mais après sept saisons, elle s’arrête en raison d’un coût exorbitant.  En 1988, "Mission Impossible : 20 ans après" réapparait à la télévision mais loin de rencontrer le succès de son aînée, elle s’arrête au bout de deux saisons.

Le générique, c’est par ici :

Hawaï, Police d’Etat >>>

Titre original : Hawaii, Five-O
Pays d’origine : Etats-Unis
Créée par Leonard Freeman, Jack Lord
Genre : policier
Nombre de saisons : 12 (284 épisodes)
Diffusion d’origine : du 20 septembre 1968 au 5 avril 1980

Aaaah Hawaï, ses paysages paradisiaques, ses plages de sables fins, ses surfers… Mais aussi ses méchants très très méchants ! Pas de panique, l’inspecteur Steve McGarrett (Jack Lord), qui dirige l’unité spéciale de la police d’Hawaï,  est là pour maintenir la paix et faire régner l’ordre sur l’île. Et il  faut avouer qu’il est pas marrant, le Steve ! Toujours en costume, ne laissant aucune émotion paraître. On est bien loin de la mine joviale et des chemises à fleur de l’ami Magnum !

Mais nul besoin d’être moustachu et rigolo pour avoir du succès ! La preuve, Steve McGarrett a combattu les voyous durant 12 ans. Un record de longévité impressionnant pour une série policière, battu depuis par New York District (Law and Order), en production depuis 1990. Alors les raisons du succès ? Déjà un générique très énergique qui vous rentre dans la tête et qui n’en sort plus. Une écriture dynamique mais surtout le charisme absolu de Jack Lord qui campe un Steve McGarrett implacable.

Le générique :

Colombo >>>

Titre original : Columbo
Pays d’origine : Etats-Unis
Créée par Richard Levinson et William Link
Genre : policier
Nombre de saisons : 18 (69 épisodes)
Diffusion d’origine : de 1968 à 1978 pour la première période puis de 1989 à 2003 pour la seconde période.

Si je vous dis : Peugeot 403, imperméable usé à la propreté douteuse, une épouse omniprésente mais que l’on ne voit jamais à l’écran? Vous me répondez : Columbo, évidemment ! D’une apparence volontairement niaise, Columbo, policier de la brigade criminelle de Los Angeles,  est en réalité un fin limier, très tenace et très perspicace.

La particularité de la série est que dès les premières minutes, le téléspectateur connait le coupable (ce qui tranche avec les fictions policières habituelles) et Columbo le repère également très rapidement. L’intérêt alors n’est donc plus de savoir qui est le coupable ni même si Columbo va réussir à prouver sa culpabilité mais plutôt comment il va prouver sa culpabilité. Et sa manière d’enquêter est peu commune : chaque jour, il rencontre les suspects et vient leur poser de nouvelles questions de manière un peu brouillonne, histoire d’endormir leur vigilance.  Et ça marche ! 

Le lieutenant finit toujours par confondre le meurtrier grâce à un petit détail qui aurait pu paraître totalement anodin. Le succès de la série réside principalement sur le caractère très attachant (même pour les suspects !) du lieutenant Columbo. A chaque épisode, il fait toujours une ou plusieurs allusions à sa femme, que l’on ne voit jamais à l’écran, mais qui a cependant un avis sur tout ! Depuis sa création, la série a accueilli des stars du petit et grand écran : John Cassavetes, Robert Conrad ou encore Faye Dunaway. Steven Spielberg a même réalisé quelques épisodes lors des débuts de la série.

Pour découvrir un des génériques :

Crédits photos : Internet Movie Data Base
Partager