Lifelogs : enregistrer sa vie en numérique

Enregistrer sa vie sur ordinateur

L'explosion des pratiques numériques a donné naissance au concept du lifelog, la possibilité d'enregistrer ses activités quotidiennes durant sa vie entière dans un gigantesque disque dur !



Les lifelogs n'existent pas encore mais les chercheurs estiment qu'à partir des années 2010, les outils technologiques seront disponibles pour archiver, stocker et classer l'ensemble de nos actions afin de les réutiliser facilement.

Avec quelles technologies?
A l’heure actuelle, les outils de communication se multiplient comme des petits pains : téléphones avec appareils photos-caméras, webcams, enregistreurs numériques… Parallèlement, les performances et les fonctionnalités de ces outils numériques évoluent à une vitesse incroyable : miniaturisation des appareils avec de plus en plus de mémoire disponible, intégration de la localisation par GPS, progrès de la reconnaissance vocale et faciale… Le tout associé au déploiement annoncé de capteurs (RFID ou autres) dans notre environnement.

Pour quelle utilisation?
Avec les lifelogs, il serait possible de conserver des milliers de données personnelles (écrites, sonores ou visuelles), de les transmettre à son entourage et même, de constituer des mémoires collectives pour des organisations. Une sorte de service dédié à l’archivage de son histoire, avec, à la clé, une volonté « d'amélioration » de notre organisation personnelle par l'analyse de nos comportements (gestion du temps, gestion du budget)… Les lifelogs pourraient ainsi servir à assister les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer… Mieux : ils seraient aussi capables de surveiller notre état de santé au quotidien. Comment ? Grâce à des capteurs qui identifieraient rapidement certains changements anormaux dont nous ne sommes pas forcément conscients (taux d’oxygène dans le sang, rythme cardiaque).MyLifeBits est un projet de recherche de Microsoft dirigé par Gordon Bell. Cet ingénieur informatique et son équipe numérisent tout ce qu’ils font, voient et entendent depuis 2001 ! Gordon Bell estime que la quantité de données à enregistrer correspond à 200 gigas par mois, soit 200 tera pour 83 années (aujourd'hui, un disque dur d'un tera -1024 gigas- coûte 150 Euros).
Mais une grande problématique subsiste : comment classer toutes ces informations automatiquement afin de retrouver facilement celles pouvant être réutilisables ? Et comment mettre de côté celles qui ne méritent pas d’être conservées ?
En effet, l'oubli de certains souvenirs semble important, voire indispensable à notre équilibre de vie.

Et la vie privée?
Avec le Lifelog, le risque est aussi que toutes ces informations personnelles échappent à leurs utilisateurs, qu'elles soient volées ou utilisées à des fins de surveillances politiques ou commerciales. Cette question de la sécurité du contenu des « carnets de vie » sera sûrement la clé du succès ou de l'échec des lifelogs.

Pour en savoir plus :
Le projet de Microsoft «Mylifebites» en anglais

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Tags: internet