Crédit revolving : attention au piège !

Comment ne pas succomber à l’argent facile

Crédit à la consommation ou encore crédit « reconstituable », les expressions sont nombreuses pour nommer le crédit revolving. Somme d’argent rapidement disponible, très utile dans certaines situations, elle peut se révéler aussi très risquée dans d’autres. Dans quel cas se laisser tenter, quels sont les pièges à éviter ?

Même si les Français ont tendance à moins se laisser tenter par ce genre de crédits en raison de la crise, on constate qu’en 2009, le taux de détention de crédits à la consommation par les ménages était encore de 31,7 % *.

Après tout, c’est normal. Qui n’a jamais rêvé de pouvoir s’offrir une montre de luxe ou un costume haute couture en se disant avec un pincement au cœur : « Dommage, mais je n’ai pas les moyens. » Voilà typiquement le genre de situation qui peut faire tomber le futur emprunteur du côté obscur. Alors crédit renouvelable oui : mais jamais pour des futilités car le système du revolving est pervers.

*Source TNS Sofres Observatoire 2010 des crédits aux ménages

Le principe est simple : l’emprunteur bénéficie d’une somme d’argent – réserve plafonnée – soumise à intérêts, dont il peut disposer librement et en permanence. Souvent associée à une carte de crédit privative, la durée du contrat est d’un an, renouvelable. Dès qu’une partie de la somme est dépensée, l’emprunteur rembourse généralement par mensualités prélevées sur son compte ou parfois par chèque. La différence avec un crédit immobilier par exemple, c’est que ce crédit est automatiquement renouvelable (partiellement), donc une nouvelle source d’argent est alors disponible. Et le problème est là ! Il faut donc faire preuve de bon sens et rester prudent.
Un taux d'intérêt de près de 20 %
Emprunter une somme fixe pour payer l’entrée à l’université de son fils étudiant ou racheter une chaudière en panne semble raisonnable. Mais se laisser embarquer dans des dépenses plus futiles comme un home-cinéma ou le dernier iPad peut entraîner très vite un surendettement. D’autant plus, qu’un taux de près de 20 % d’intérêt représente sur un an une somme non-négligeable, surtout si sa vie professionnelle ou familiale change.

Pour ceux qui ont du mal à anticiper ou qui évaluent difficilement leur situation budgétaire, la loi est heureusement là pour les protéger. La loi Scrivener impose, entre autres, aux établissements prêteurs :
–    de fournir à l’emprunteur une offre préalable de crédit ;
–    de préciser les conditions du crédit (TEG, TAEG…) ;
–    de ne pas pénaliser un remboursement anticipé.

Quant à la loi Châtel, elle oblige les organismes de crédit à clore une réserve d’argent remboursée et non utilisée depuis 3 ans.

Ce qui est certain, c’est qu’en cas de difficultés de remboursement, il ne faut jamais attendre que les choses empirent. Prendre contact très vite avec son conseiller est alors vivement conseillé.

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