La nouvelle pourrait en étonner plus d’un. Alors que la marque s’enlise dans le scandale des moteurs PureTech, Peugeot vient d’être désignée « marque automobile préférée des Français » selon une étude OpinionWay réalisée mi-mars. Un titre flatteur, remporté pour la sixième fois consécutive, qui contraste avec la défiance que l’on aurait pu attendre dans un contexte de crise à grande échelle.

Réalisée auprès de 1032 personnes représentatives de la population française, l’enquête place Peugeot en tête dans la catégorie « constructeurs automobiles », avec le plus fort taux d’empathie. De quoi réjouir Alain Favey, directeur général de la marque : « Cette distinction récompense les efforts constants de nos équipes pour offrir des véhicules qui allient design, innovation et qualité. » Il faut dire que malgré la tempête médiatique autour des défauts des moteurs essence PureTech, la marque conserve une image solide dans l’imaginaire collectif.
Un paradoxe en pleine tourmente
Et c’est bien là tout le paradoxe. Le scandale, qui touche plusieurs centaines de milliers de véhicules, aurait pu sérieusement entamer la confiance des automobilistes. Mais rien n’y fait : Peugeot continue d’incarner une certaine idée de l’automobile française. Un symbole de proximité, de style et d’innovation accessible. Pour beaucoup, la marque au lion reste un repère rassurant dans un univers automobile en mutation rapide.

Le succès populaire des modèles phares
L’explication tient sans doute dans le succès populaire de ses modèles-phares : la 208, toujours en haut du classement des ventes, et les SUV 3008 et 5008 qui signent un bon démarrage commercial en 2025. Ajoutez à cela une électrification maîtrisée, une garantie Allure Care séduisante (8 ans ou 160 000 km), et des fonctionnalités connectées comme ChatGPT de série sur certains modèles, et vous obtenez une marque qui sait parler à ses clients sans les brusquer.
Une confiance à double tranchant
Pour Peugeot, cette popularité représente autant un atout qu’un engagement. Car le risque est réel : si l’affaire PureTech devait s’amplifier ou mal se résoudre, le retour de flamme pourrait être brutal. L’année 2025, que le constructeur annonce comme celle de la performance, pourrait aussi être celle de tous les dangers.

