Elle a surpris son monde lors de son arrivée en France en 2024… mais elle a surtout soulevé un engouement immédiat, qui n’est toujours pas retombé depuis. Elle, c’est la marque Nothing, fondée en 2020 à Londres. Année après année, elle a su se faire une place de premier choix avec des smartphones au design aussi original que clivant (nous, on est fans), mais avec des performances très solides et un excellent rapport qualité-prix.
Au moment où Oppo et (surtout) OnePlus traversent une période compliquée, Nothing est en train de s’affirmer comme LA marque incontournable sur le milieu de gamme. Et son nouveau Nothing Phone (4a) semble bien parti pour renforcer ce positionnement…
Un smartphone qui ne ressemble à aucun autre (et c’est tant mieux)
Difficile de parler d’un smartphone Nothing sans évoquer d’emblée son design immédiatement reconnaissable. Avec ce Phone (4a), la jeune marque londonienne poursuit en effet ce qui fait sa signature depuis ses débuts : un dos semi-transparent, des lignes industrielles et un univers visuel « unique ». Un parti pris qui peut diviser… mais qui a au moins le mérite d’exister. Et bonne nouvelle : Nothing ne se contente pas de répéter la même recette. À chaque génération, la marque affine son langage esthétique. Sur ce (4a), le résultat est plus mature, plus cohérent, sans perdre ce côté un peu audacieux qui a fait son succès.





Notre modèle de test (12 Go de RAM et 256 Go de stockage en coloris bleu) en est la preuve. Cette nouvelle teinte est particulièrement réussie : originale sans être tape-à-l’oeil, elle met parfaitement en valeur les éléments du dos transparent.
Autre détail appréciable : le bloc photo est mieux intégré que sur certaines générations précédentes. Une évolution discrète, mais qui permet notamment au téléphone de rester bien stable lorsqu’il est posé sur une surface plane. Cette fois, Nothing a aussi pensé aux utilisateurs qui souhaitent protéger leur smartphone sans masquer son design, puisque le Phone (4a) est livré avec une coque transparente. Un choix simple mais parfaitement logique.
En main, on retrouve enfin un format familier. Avec ses 204 grammes et son grand écran de près de 6,8 pouces, le Phone (4a) reste très proche des précédents Phone (2a) et (3a) Pro que l’on avait aussi testés, avec une qualité perçue particulièrement élevée pour ce niveau de prix.
Enfin, impossible de ne pas évoquer le système Glyph, désormais incarné par une Glyph Bar plus discrète et mieux intégrée. Cette barre lumineuse au dos du téléphone peut afficher différentes informations (notifications, chronomètre, minuteur ou volume) sans avoir à consulter l’écran. Un gadget ? Peut-être. Mais un gadget intelligent et surtout « très Nothing », d’autant que la marque a su le faire évoluer suite aux retours des consommateurs.

Interface, photo, autonomie… le Nothing Phone sait toujours se rendre attachant au quotidien
Si le design attire le regard, un smartphone doit surtout convaincre à l’usage. Et sur ce point, le Nothing Phone (4a) fait preuve d’un équilibre particulièrement réussi. Sous le capot, la marque a opté pour un Snapdragon 7s Gen 4, accompagné ici de 12 Go de RAM. Une configuration qui ne cherche pas à rivaliser avec les monstres de puissance du marché, mais qui se révèle largement suffisante pour la grande majorité des usages : navigation, réseaux sociaux, vidéo ou multitâche se font avec une grande fluidité (c’est un peu moins vrai pour le gaming).
Le tout est sublimé par Nothing OS, une interface Android qui continue de cultiver sa différence. Icônes minimalistes, widgets élégants, typographie maison… l’ensemble donne au téléphone une vraie personnalité logicielle, là où beaucoup de concurrents se contentent d’une surcouche générique. On aime ou pas (encore !), mais tout ceci est fort bien conçu.
Après l’avoir expérimentée sur le (3a) Pro, on retrouve ici la fonctionnalité Essential Space, accessible via un bouton dédié sur la tranche. Le principe est simple : faire une capture d’écran, ajouter une note ou un commentaire vocal, puis la stocker dans un espace organisé et boosté par l’IA. L’idée est séduisante (presque une sorte de carnet numérique intelligent), le potentiel est là, mais dans la pratique, on peine encore à l’intégrer naturellement à son quotidien.






Bien sûr, la partie photo demeure un élément central lorsque l’on teste un smartphone. Nothing ne l’a donc pas négligée, bien au contraire, et elle progresse de façon assez significative sur de (4a). Le triple module comprend ainsi un capteur principal de 50 Mpx et un téléobjectif périscopique offrant un zoom optique x3,5. En plein jour, les résultats sont très convaincants : paysages, portraits ou photos de vacances seront largement suffisants pour 99% des utilisateurs. C’est surtout lorsque la lumière baisse ou lorsque l’on pousse trop le zoom que les limites apparaissent. Et pour la vidéo, le nouveau Nothing se situe dans la moyenne, capable de filmer jusqu’en 4K à 30 images/seconde avec une bonne stabilisation.
Côté autonomie, rien à dire : Nothing marque des points. La batterie de 5080 mAh permet de tenir facilement une journée complète et souvent davantage selon l’usage. Les utilisateurs les plus sages pourront même approcher sans souci les deux jours pleins d’utilisation.









Non, s’il faut chercher un « gros » bémol à ce smartphone, il se trouve ailleurs. Du côté de l’absence de recharge sans fil. Cette fonctionnalité est pour ainsi dire devenue standard aujourd’hui et manque clairement à l’appel sur un modèle de ce standing.
Cela ne suffit toutefois pas à gâcher l’ensemble. Avec un prix d’appel affiché à 369€ (et jusqu’à 449€ pour notre version testée), le Nothing Phone (4a) réussit un exercice délicat : proposer un smartphone stylé, performant et accessible. Un cocktail qui pourrait bien lui permettre de devenir l’un des nouveaux rois du milieu de gamme, juste au moment où OnePlus disparaît (définitivement ?) du paysage et où Xiaomi fait toujours figure d’épouvantail.


