Vos enfants peuvent-ils ressembler à l'ex de votre femme ?

Chez les insectes, en tout cas, c'est prouvé !

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La télégonie des insectes a été enfin prouvée : il y a donc de la zizanie à prévoir dans les ménages, si vos enfants ressemblent à l'ex de votre femme...

Vos enfants peuvent-ils ressembler à l'ex de votre femme ?
© iStock - kieferpix ©

La télégonie est une ancienne croyance, qui a pourtant traversé les siècles. Si aucun argument n'a encore scientifiquement validé la télégonie humaine, il se pourrait bien que des chercheurs australiens viennent d'apporter les premières preuves rationnelles de son existence chez les insectes.

La télégonie, c'est quoi ?

La télégonie – ou le fait de croire que les descendants d'une femme pourraient ressembler au premier homme que cette dernière ait connu – a eu une importance considérable tout au long de l'histoire. Certains y trouvent même l'origine du refus de l'Église d'autoriser le divorce pour les rois de France et d'Angleterre, jusqu'à l'époque d'Henri VIII.

De la même manière que toutes les croyances, celle-ci s'est certainement développée à cause d'un vieil adage. Comme "il n'y a pas de fumée sans feu", des générations d'enfants ont, sans aucun doute, favorisé cette certitude depuis la nuit des temps.


Des preuves évidentes trouvées... chez des mouches !

Des chercheurs australiens viennent, peut-être, d'éclaircir cette idée, trop longtemps restée sans réels fondements scientifiques. En étudiant le système de reproduction de certaines espèces de mouches à fruits, ils ont pu constater, non sans surprise, que les descendants des femelles n'avaient pas forcément les traits de leurs géniteurs, mais plutôt ceux des premiers fécondateurs.

Ce sont les résidus de semences perdurant à l'intérieur de l'appareil reproducteur des femelles qui seraient à l'origine de cette incroyable situation. Ces scientifiques viennent donc bien de mettre au jour les premiers arguments en faveur de la télégonie. Pour autant, il est aujourd'hui impossible, d'un point de vue scientifique, de généraliser ces conclusions et de les appliquer à l'ensemble des mammifères.

En tout état de cause, ces travaux pourraient, si de nouvelles données étaient dévoilées sur les humains, révolutionner l'approche que l'on a de la reproduction et de l'acte sexuel.

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