Scooter Yamaha 125 Nmax : le prince de la ville

Nous avons testé le nouveau scooter urbain de Yamaha

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Yamaha lance un nouveau scooter 125 urbain, le NMax. Objectif : devenir la référence. Nous avons pu le tester en conditions réelles, à Lisbonne.

Scooter Yamaha 125 Nmax : le prince de la ville
DR ©
Pierre Siedzianowski

Spécialiste moteurs

Vous n'avez que le permis auto et cherchez un scooter ultra léger pour évoluer dans les centres-villes saturés ? Yamaha et MBK ont une solution : le fashion et casual NMax (Ocito chez la marque sœur MBK) qui débarque début juillet. Ce scooter 125 cm3 pourrait devenir la référence des petits deux roues urbains accessibles aux titulaires du permis B. Nous l'avons testé lors d'une virée dans les rues de Lisbonne.

Un peu de technique

S'il ne paye pas de mine, l'objectif du NMax est d'assommer la concurrence ! Et comme le design urbain/sportif le laisse transparaître, la cible désignée n'est autre que le Honda PCX 125, best-seller de la catégorie en Europe : charge au NMax de faire mieux dans tous les domaines.

Pour cela, rien n'a été négligé. Le monocylindre 4 temps 4 soupapes reçoit un système de calage variable de la distribution, dénommé VVA et destiné à augmenter la puissance dans les tours sans pénaliser le couple à bas et moyens régimes. Résultat des courses, Yamaha revendique 12 ch à 7 500 trs/mn, soit ½ cheval de plus que le PCX, mais 1 000 trs/mn plus tôt pour augmenter le confort de conduite. Le couple maxi est en revanche légèrement inférieur (1,19 mkg à 7 250 trs/mn contre 1,22 à 5 000 trs/mn pour le Honda) mais en gommant les creux, le VVA augmente la sensation de remplissage du moteur.

Aussi, avec 127 kg tous pleins faits, le NMax/Ocito affiche 3 kg de moins que le PCX. Bien sûr, la capacité du réservoir est inférieure sur le Yamaha/MBK (6,6 l contre 8 l) mais le NMax dispose d'un avantage déterminant, il reçoit l'ABS en série alors que le PCX ne dispose que du freinage combiné. Le freinage est d'ailleurs surdimensionné grâce à 2 disques de 230 mm (le PCX dispose d'un disque de 220 mm à l'avant et d'un tambour à l'arrière).

Enfin, si le diamètre des jantes est plus faible (13 pouces contre 14 sur le PCX), les pneus moins "taille basse" et le débattement de suspension arrière (90 mm) plutôt élevé pour la catégorie sont chargés de maintenir un confort de bon niveau.

Excellent citadin

Dès les premiers mètres, le NMax séduit grâce à son châssis stable et joueur. Très compact et ultra léger, ce scooter urbain est vif et intuitif. Évidemment, malgré le VVA, son moteur reste un 125 cm3 4 T et se destine donc à un usage plutôt citadin. Linéaire et très doux, il est hyper réactif en ville et permet de se faufiler entre les voitures à la vitesse de l'éclair mais il se montrera un peu juste sur les voies rapides. Le freinage largement dimensionné est efficace, il se montre très rassurant et la puissance est au rendez-vous; il incite à freiner tard.

La tenue de route et l’adhérence (sur le sec) se sont révélés irréprochables mais la monte pneumatique utilisée lors de cet essai se composait de pneumatiques radiaux Dunlop : ce ne sera pas forcément le cas sur les NMax et Ocito du commerce. La suspension arrière paraît quand même un peu raide mais la selle biplace préserve le confort. Après 100 km de roulage, on n'a pas mal au popotin, on en redemande même, c'est dire !


 Essai du nouveau scooter Yamaha 125 NMax

Petit gabarit

Les aspects pratiques de ce scooter Yamaha sont conformes à ce que propose la concurrence sur ce segment, mais sans réel plus : le coffre sous la selle se déverrouille au contacteur principal et il peut accueillir au maximum un casque intégral XL; les petits rangements dans le tablier ne ferment pas et les warning sont oubliés. L’ergonomie est malgré tout soignée, les rétroviseurs se règlent facilement, ils sont bien positionnés et ne vibrent pas.

Pour ce qui est de l’accueil à bord, le NMax est petit : deux personnes de grande taille auront beaucoup de mal à se caser sur la selle mais en solo, on s'y sent très bien. On regrette aussi l’étroitesse des marche-pieds due à l'imposant tunnel central (qui intègre le réservoir de carburant) : 2 cm de plus de chaque côté et c'était parfait.

Conclusion

Joueur, dynamique, compact et assez valorisant malgré sa petite taille, le nouveau Yamaha Nmax/MBK Ocito est idéal en ville. En plus, contrairement à son rival Honda, ce scooter 125cm3 dispose d'un sacré argument pour les moins aguerris en deux-roues : l'ABS fait partie de la dotation de série. La consommation annoncée de 2,2l/100km demeure très raisonnable. Enfin, bien que simple, son design s'avère attractif : il suffisait de stationner quelques instants dans Lisbonne pour attirer les badauds intéressés ! Si vous voulez les découvrir par vous même, les NMax et Ocito seront disponibles à partir du mois de juillet 2015 à un tarif pas encore défini mais probablement situé entre 2890 et 3000 euros. Un peu plus cher, donc, que le PCX qui lui ne dispose pas de l'ABS.


Nous avons testé le scooter Yamaha 125 NMax

Fiche technique

Motorisation : monocylindre 4 T, 1 ACT, 4 soupapes, refroidissement liquide
Puissance : 12 ch à 7 500 trs/mn
Couple : 1,19 mkg à  7 250 trs/mn
Poids : 127 kg tous pleins faits
Hauteur de selle : 765 mm
Réservoir : 6,6 l
Conso : 2,2 l/100 km (annoncé)
Vitesse maxi (vérifiée) : 108 km/h compteur
Tarif : autour de 3 000 €
Garantie : 2 ans
Contact constructeur

Equipement de l'essayeur

Casque : Shark Heritage Blank Mat
Blouson : Alpinestars Viper Air Jacket
Chaussures : Bering Swinton

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