BlueLy : la voiture électrique à la conquête de la France

L’avenir de la voiture électrique passe par l’auto-partage

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Environ 2 ans après le service Autolib’ à Paris, Bolloré lance BlueLy, son service d’auto-partage de voiture électrique à Lyon.

BlueLy : la voiture électrique à la conquête de la France
DR ©
Ludovic Bonnet

Rédacteur en chef
Masculin.com

Alors que la voiture électrique, année après année, peine à se faire une vraie place sur le marché automobile, le groupe Bolloré poursuit le développement de sa petite Bluecar avec BlueLy. BlueLy est à Lyon ce qu’Autolib’ est à Paris, soit un système d’auto-partage de voiture électrique. Après les vélos en libre-service, place donc au véhicule électrique.

Masculin.com a déjà testé BlueLy

A Paris, deux ans après son lancement, Autolib’ compte 100 000 abonnés – dont 42 000 à l’année. A Lyon, c’est le 10 octobre 2013 que BlueLy entre officiellement en service. Avant ce lancement, la rédaction de Masculin.com a déjà pu tester ce nouveau système.

Sur le papier, tout est presque parfait. L’adhésion à BlueLy, déjà, ne demande pas plus de 5 minutes. Il suffit de se rendre à l’une des 9 bornes disséminées dans la ville pour s’abonner. Là, un opérateur vous guidera en visio-conférence (24h/24) et il vous suffira de scanner votre permis de conduire et votre pièce d’identité pour recevoir le badge qui vous permettra d’accéder à votre véhicule.

Après, il ne vous reste plus qu’à effectuer votre trajet et à restituer votre voiture dans l’une des stations BlueLy de l’agglomération lyonnaise – sans oublier de la brancher pour lui permettre de recharger les batteries.


(c) Maxence Lebreux

130 voitures électriques au lancement

Pour le lancement de BlueLy à Lyon, Bolloré a mis en place 51 stations pour 130 voitures. A ceux qui s’interrogeraient sur le problème du stationnement ou de la disponibilité des voitures, sachez qu’il est possible de réserver sa Bluecar à l’avance mais aussi de réserver sa place de stationnement depuis l’ordinateur de bord de la voiture.

Par ailleurs, une équipe d’ambassadeurs BlueLy parcourt la ville tout au long de la journée pour s’assurer que chaque station dispose d’au moins deux véhicules et deux places libres. Sur le papier, la belle mécanique parait donc parfaitement huilée. A confirmer après le 10 octobre.

Et la Bluecar, elle est comment ?

Sous ses faux-airs de Smart, la Bluecar de Bolloré est une petite citadine de 3 portes et 4 places plutôt bien pensée. Compacte, elle offre tout de même suffisamment d’espace à l’intérieur, ainsi que dans le coffre – il y a suffisamment de place pour une poussette ou deux bagages de cabine.

Sa batterie électrique lui offre une autonomie maximale de 250km – c’est donc largement suffisant pour des déplacements en ville. En termes de « performances » pures, même si ce n’est pas ce qu’on lui demande, Bolloré annonce une vitesse maximale bridée à 110km/h pour un passage de 0 à 60km/h en 6,3 secondes.
En termes d’équipements, la petite Bluecar se passe de clim’ – trop gourmand pour les batteries électriques ! – mais peut compter sur un ordinateur de bord très complet : radio, GPS, aide au démarrage de la voiture et communication mains libres avec le centre d’appel.


(c) Maxence Lebreux

BlueLy, combien ça coûte ?

Jusqu’ici, tout semble parfait avec ce nouveau système BlueLy. Mais on arrive maintenant au sujet qui fâche, à savoir le prix de ce service. Plusieurs formules d’abonnement existent : pour des trajets occasionnels – voire un trajet unique –, l’inscription est gratuite, mais les tarifs s’élèvent à 9 euros la demi-heure (facturation au prorata mais 15 premières minutes incompressibles).

Pour des trajets plus réguliers, vous avez la possibilité de souscrire à un abonnement mensuel (19,90 euros par mois) ou annuel (99 euros par an, soit 8,25 euros par mois). A cela s’ajoute encore le tarif d’utilisation de 7 ou 6 euros la demi-heure. C’est peut-être ce prix-là qui rebutera certains utilisateurs potentiels.

Tout dépend alors de l’utilisation « réelle » que vous faites habituellement de votre voiture. Car si l’on ajoute les frais de carburant, de stationnement, d’assurance et d’entretien de votre véhicule traditionnel, la voiture électrique de BlueLy ne vous coûtera pas nécessairement plus cher.

Verdict : au final, on sent que Bolloré s’est servi de son expérience parisienne avec Autolib’ pour lancer son service BlueLy – même si la taille de la ville n’est évidemment pas la même. L’auto-partage de véhicule électrique apporte une nouvelle solution tout à fait valable aux déplacements urbains, mais il faudra naturellement que ce système entre dans les mentalités et dans les habitudes de chacun. Plein de qualités dans la théorie, le système BlueLy ne demande donc qu’à confirmer ces promesses dans la pratique…

Rendez-vous sur le site de BlueLy pour vous pré-abonner ou obtenir plus d'informations


(c) Maxence Lebreux

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