Fabrice N'Sakala : le football dans la peau

La belle histoire belge de Fabrice N'Sakala

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Formé à Troyes et tout frais champion de... Belgique avec Anderlecht, Fabrice N'Sakala est un jeune joueur attachant qui ne manque pas d'humour.

Fabrice N'Sakala : le football dans la peau
DR ©
Ludovic Bonnet

Rédacteur en chef
Masculin.com

Quand on joue au football en Belgique, on n'a pas la chance d'être très médiatisé en France. C'est le cas pour Fabrice N'Sakala, tout frais champion de Belgique 2014 avec le RSC Anderlecht...

D'ailleurs, combien parmi vous ont lu ce nom sans savoir de qui il s'agissait ? C'est presque normal si vous n'êtes pas fan de ballon rond. Pourtant, Fabrice N'Sakala est tout sauf un inconnu.

Né le 21 juillet 1990 au Blanc-Mesnil, en région parisienne, Fabrice a été formé à Troyes. Dans l'Aube, il a disputé une centaine de matches de championnat, dont 22 en Ligue 1. Mais après la relégation de Troyes en 2013, il a décidé de quitter la France pour tenter l'aventure à Anderlecht, l'emblématique club belge auréolé de 33 titres de champion, le dernier remontant à quelques semaines à peine.

Fabrice, peux-tu nous raconter ta première saison dans le championnat belge ? Comment s'est passée ton arrivée à Anderlecht ?
Pour une première saison, je dois dire que ça a été stressant jusqu'au bout ! La presse nous bousculait, tout le monde en Belgique nous mettait la pression en disant qu'on ne serait pas champion. C'est vrai qu'on était loin à un moment. Mais on a créé le miracle et décroché le titre à la dernière journée (3ème de la saison régulière, Anderlecht a raflé le titre au terme des play-offs). Donc, au final, je dirais que ça a été la saison la plus horrible et la plus belle à la fois !

Et à titre personnel, quel bilan tires-tu de cette saison ?
J'ai vite joué, vite enchainé les matches. Et puis, à un moment, je suis sorti du 11 de départ, sans trop savoir pourquoi. Mais les supporters ont toujours été nombreux à me soutenir, aux entrainements, pendant les matches ou même sur Twitter. En tout cas, je serai encore à Anderlecht la saison prochaine.

Comment juges-tu le niveau du championnat belge ?
C'est un bon niveau. On ne s'en rend pas compte d'un œil extérieur et c'est dommage. Moi-même, je ne savais que très peu de choses sur ce championnat avant d'arriver ici. Aujourd'hui, je dirais que c'est un excellent championnat de transition, un super tremplin pour les jeunes joueurs qui veulent se propulser plus loin et jouer un jour dans un grand club. D'ailleurs, il y a énormément de joueurs qui ont commencé dans ce championnat et qui sont aujourd'hui dans les grands championnats.

Justement, comment vois-tu la suite de ta carrière ?
Mon rêve a toujours été d'évoluer dans le championnat d'Angleterre. Mais on verra où mes performances m'amènent. Pour l'instant, je continue de grandir à Anderlecht.

Et l'équipe de France, c'est toujours un objectif ?
Bien sûr ! Il faut toujours se fixer des objectifs comme ça. Même la Coupe du Monde était un objectif quelque part. Maintenant, je vise l'Euro 2016.

La Coupe du Monde, tu vas la regarder alors ? Et tu soutiendras la Belgique ou la France ?
Oh oui, je vais regarder. C'est toujours agréable autour d'un cocktail, en terrasse avec les lunettes de soleil !
Par contre, je soutiens la France, hein. Moi, c'est toujours la France : quand il y a match, je sors l'écharpe, je chante et tout !

Un pronostic pour la finale ?
Ben écoute, je vais dire un France-Belgique, avec la France qui gagne !

 

Fabrice N'Sakala champion de Belgique 2014 avec Anderlecht


Et à côté du foot, comment se passe ta vie ? Quelles sont tes passions ?
J'ai toujours adoré la musique. Là, j'apprends à jouer de la guitare. Des fois, j'essaie de poser ma voix dessus. C'est pas encore ça, mais avec de la pratique, ça viendra !

Sinon, tu as aussi l'air d'aimer les tatouages... C'est "obligatoire" quand on est footeux ?
C'est vrai que beaucoup de joueurs sont tatoués. Après, pour certains, c'est une question de style, je pense. Moi, c'est vraiment les choses qui me sont chères, des valeurs qui me représentent... On se retrouve souvent seul quand on est footballeur, pendant les déplacements notamment. Du coup, le tatouage peut aussi être quelque chose qui te permet de ne pas oublier qui tu es, d'où tu viens, tout ça...

Merci à toi, Fabrice. Et allez Anderlecht alors ! On continuera à suivre tes résultats...
Merci à vous, c'est sympa. Moi, je continuerai à suivre Masculin.com. Ma femme est déjà dessus, là !

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Fabrice N'Sakala aime le foot, la guitare et les tataouages

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