Tourisme spatial : en route pour le futur

Du rêve à la réalité

Science-fiction il y encore quelques années, le tourisme spatial est aujourd’hui une réalité. Encore peu répandue à cause de son coût élevé, cette nouvelle tendance est pourtant promise à un bel avenir. Et les plus ambitieux se sont fixés l’objectif de la démocratiser à partir de 2010.


Naissance du tourisme spatial
Lorsque l’américain Dennis Tito quitte la surface de la Terre le 21 avril 2001, une nouvelle page de la conquête de l’espace vient de débuter. Après un périple de 7 jours, 22 heures et 4 minutes, il devient le premier touriste spatial de l’Histoire. Une première qui lui coûta pas moins de 20 millions de dollars. Depuis, quatre autres voyageurs ont tenté l’expérience et d’autres sont attendus dans un futur plus ou moins proche.

Dormir dans l’espace
Les années 2006 et 2007 ont vu les premiers essais de construction d’hôtels en orbite. Ils s’apparentent à une structure gonflable, dans laquelle trois personnes pourraient trouver leur place. Conçu pour durer, l’hôtel resterait en orbite et serait réutilisable. Un troisième essai est prévu pour le courant de l’année 2010.
La concurrence fait déjà rage
Le tourisme spatial est un marché qui s’annonce des plus prometteurs. Quatre sociétés se livrent déjà une sévère concurrence : Space Adventure, Blue Origin, Virgin Galactic et Planet Space. Chacune d’elles propose deux types de vols : suborbital et orbital. Tandis que le premier permet une expérience en apesanteur par le survol de la planète à une centaine de kilomètres d’altitude, le second emmène ses passagers jusqu’à l’ISS, la station spatiale internationale.

La billetterie pour l’espace déjà ouverte
Les tests de l’avion-fusée SpaceshipOne – créé par la société Virgin Galactic du milliardaire Richard Branson – ayant été concluants, une agence a commencé à vendre des places pour l’espace.
Basée aux Pays-Bas, Your Galaxy Space Tourism a déjà reçu plus de 30 000 demandes. Mais l’entreprise souhaite démocratiser les prix, afin que ces derniers ne dépassent pas 30 000 dollars. A terme, le but est d’effectuer au moins 3 départs quotidiens.Le souci de l’écologie
A l’heure où l’écologie est devenue une priorité, le recours aux biocarburants est au cœur du développement du tourisme spatial. La lutte contre la pollution et la diminution des réserves de pétrole ont poussé les sociétés concernées à se pencher sur le butanol et l’éthanol. L’objectif : réduire au maximum les émissions de CO2 pour mettre en place un tourisme durable.

Des musées pour patienter
En attendant de pouvoir endosser la casquette de touriste spatial, 3 lieux incontournables pour les fans de l’espace sont ouverts aux visites : la Cité de l’Espace à Toulouse, le Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral et la Cité des Etoiles à Moscou. Les attractions permettent de rêver ou de préparer au mieux les futures escapades spatiales. Entre découvertes et histoire, de nombreuses pages vont bientôt être écrites.

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