Sentiments interdits : peut-on tomber amoureux de la femme de son meilleur ami ?

©Priscilla Du Preez 🇨🇦/ Unsplash

Une étude publiée dans la revue Human Nature, par une équipe de l’Université du Missouri, montre que le taux de testostérone des hommes adultes retombait en présence de la femme d’un ami proche.

Des proportions d’adultère plus rares

De précédentes études avaient déjà mis en lumière que, chez les hommes, le taux de testostérone exerce une influence significative sur la rivalité qui peut émerger lorsqu’il s’agit de séduire une femme. Cette hormone, largement associée aux comportements de compétition, peut amplifier les tensions et les rivalités masculines.

Trop gros, trop petit, trop ceci, trop cela… La taille du pénis est un sujet qui inquiète de nombreux hommes. La taille du pénis, la clé d'une sexualité épanouie ? A la question de savoir si l...Lire la suite

Cependant, les nouvelles recherches menées par le chercheur et professeur d’anthropologie Mark Flinn suggèrent que malgré les nombreuses opportunités que les hommes pourraient avoir pour faire des avances à la compagne d’un ami, les propositions d’adultère restent relativement rares. Cette constatation intrigue et soulève des questions sur les mécanismes sociaux et psychologiques qui régissent les interactions humaines.

La thèse avancée par son équipe est que les êtres humains ont peut-être évolué pour maintenir la paix entre les tribus. La limitation des avances envers les partenaires des autres membres du groupe pourrait avoir émergé comme un mécanisme de préservation de la cohésion sociale. Cette hypothèse invite à réfléchir sur les implications plus profondes de ces dynamiques sociales et sur la façon dont les relations interpersonnelles sont influencées par notre histoire évolutive.

Merci la théorie de l’évolution !

La théorie de l’évolution joue un rôle essentiel dans la compréhension de ces dynamiques sociales complexes. Comme le souligne Mark Flinn, la testostérone est une hormone dont les niveaux augmentent en présence d’un partenaire sexuel potentiel ou d’un rival masculin. Cependant, les résultats de cette étude mettent en évidence une facette intéressante de la nature humaine : malgré ces fluctuations hormonales, les relations amicales semblent être préservées.

Flinn suggère que ces découvertes révèlent comment l’humain a évolué pour former des alliances, un aspect crucial dans la cohésion des groupes humains. Cette notion d’alliance, présente depuis des millénaires dans l’histoire de l’humanité, peut avoir des implications étendues, touchant des domaines aussi divers que la résolution des conflits ou la gestion de problèmes mondiaux tels que le réchauffement climatique. Si l’on considère la Terre comme une communauté unifiée, les mécanismes d’alliance et de préservation des liens peuvent influencer notre façon de relever les défis qui nous attendent.

En outre, une autre étude précédente avait déjà mis en évidence que les hommes sont biologiquement prédisposés à prendre soin de leur progéniture, et le fait de devenir père entraîne généralement une baisse du taux de testostérone. Cela souligne à nouveau la complexité des influences biologiques et évolutives sur nos comportements sociaux et familiaux.

Amour et amitié en question

Les dynamiques de l’amour et de l’amitié sont également soumises à l’examen. Il ressort des recherches que les hommes sont souvent plus enclins à développer des sentiments amoureux envers leurs amies, tandis que les femmes sont moins susceptibles de ressentir la même attirance. De plus, les hommes ont tendance à surestimer l’attirance que leurs amies peuvent ressentir à leur égard.

Ces découvertes offrent un éclairage fascinant sur la complexité des relations interpersonnelles. Elles suggèrent que les hommes et les femmes peuvent percevoir différemment leurs amitiés, avec des attentes et des émotions parfois divergentes. Ces observations soulignent la nécessité d’une communication ouverte et honnête pour éviter les malentendus et préserver des relations saines, que ce soit dans le contexte de l’amitié ou de l’amour.

Les mécanismes évolutifs et hormonaux qui sous-tendent ces réactions mettent en lumière la façon dont l’être humain est influencé par une combinaison complexe de facteurs biologiques, sociaux et émotionnels dans ses interactions avec les autres. Cela nous rappelle que nos relations, qu’elles soient amicales ou amoureuses, sont le résultat d’une interplay fascinant entre la biologie, la psychologie et la culture.

Abonnez vous à notre Newsletter gratuite

Abonnez vous à notre newsletter pour recevoir 2 fois par semaine les nouveaux articles de Masculin.com. Vos données ne sont ni vendues, ni partagées avec des tiers.