Ludovic Bonnet
Il y a 11 ans

Golf SW

Volkswagen avait-il besoin d’un break ?

La sixième génération de la Golf connaît une nouvelle déclinaison. C'est avec le break SW que Volkswagen complète sa gamme. Et si cette voiture ne manque pas d'atouts, elle comporte des défauts plutôt surprenants de la part du constructeur allemand.

Et si la Golf SW était un ratage ? Ceci serait très exagéré, mais il faut bien avouer que le nouveau break de Volkswagen n'est pas la plus grande réussite de la marque. Style pas franchement convaincant et équipements plutôt décevants ternissent en effet le tableau de cette voiture. Mais avant de s'attarder sur ces défauts, il est également intéressant de pointer les nombreuses qualités de cette Golf SW.


Un break dans l'ombre
Le nom de la voiture ne serait-il pas son principal atout ? Volkswagen en général et la Golf en particulier jouissent d'une image très envieuse sur le marché de l'automobile, notamment en France. Toutefois, les différentes versions de la Golf break n'ont jamais connu un énorme succès dans l'Hexagone (pas plus de 10 % des ventes de Golf).
Un volume de chargement « impressionnant »
Aujourd'hui, ce marché semble florissant. Les breaks ont généralement l'avantage d'allier un aspect pratique et un look de plus en plus séduisant. Pour cette nouvelle Golf SW, le côté pratique est indéniable. L'habitabilité est très bonne – comme dans la Golf berline – mais ce break dispose surtout d'un coffre particulièrement bien étudié : avec un seuil de chargement bas et un volume variant de 560 à 1 550 litres, il remplit son rôle à la perfection.


Un physique pas forcément avantageux
Pour ce qui est de l'aspect esthétique de la voiture, on reste en revanche sur notre faim. Les designers de Volkswagen ont déjà été plus inspirés. La face avant de la Golf SW reprend celle de la dernière berline. Jusque-là, tout va bien. C'est de profil et à l'arrière que les choses se gâtent, ce break reprenant les lignes de la Golf SW précédente. VW semble donc s'être basé sur ses acquis – ce qui n'est pas répréhensible en soi – mais ce mélange donne une drôle d'impression.

La Golf SW n'est donc pas la plus jolie des Volkswagen. Mais bon, tout le monde connaît le dicton, « les goûts et les couleurs… ». Heureusement, cette voiture devrait faire l'unanimité sur un point essentiel : la tenue de route.
L'embarras du choix
Si l'on peut déplorer des suspensions un peu fermes, on ne peut qu'applaudir le silence qui règne à bord de cette nouvelle Golf SW. Un atout qui se vérifie sur l'ensemble des moteurs de la gamme, ce qui n'est pas peu dire. Car dans ce domaine, Volkswagen a joué la carte de l'exhaustivité. Avec quatre blocs essence et deux diesel, il n'y a en effet que l'embarras du choix. Et comme souvent chez le constructeur allemand, ces moteurs s'avèrent sobres et performants.


Des moteurs plutôt sobres
Du côté des diesel, cette Golf SW reste classique, avec le 1.6 TDI de 105 chevaux et le 2.0 TDI de 140 chevaux. Peu gourmand, ce dernier ne consomme que 5l /100km pour des émissions en CO2 contenues à 132 g/km.
Le gamme de moteurs essence fait plus que de la résistance. Encore plus silencieux, ces blocs sont tout aussi économes, qu'il s'agisse du petit 1.4 de 80 chevaux, des 1.4 TSI de 122 et 160 chevaux ou du 1.6 de 102 chevaux.


Ces chères options…
Une fois de plus, Volkswagen se distingue donc par ses moteurs performants – et on n'a pas parlé des blocs BlueMotion à venir ! Mais là où la firme allemande se démarque habituellement, c'est aussi au niveau des équipements. Cela ne se vérifie malheureusement pas vraiment pour cette Golf SW. Si la finition reste soignée et de qualité, on ne peut que regretter le fait que la plupart des équipements ne soient disponibles qu'en option. Il faudra ainsi débourser près de 400 euros pour doter sa voiture de l'ESP et plus de 200 euros pour le filet de coffre ou les projecteurs antibrouillard. Un étonnant manque de générosité de la part du constructeur, comblé par un tarif de base plutôt attractif pour un break de cette qualité.

Prix : à partir de 20 720 euros (hors bonus écologique et prime à la casse)

 

 

 

Ludovic Bonnet

Chez Masculin.com depuis 2009, j'ai commencé par vous parler d'automobile et de culture (cinéma, musique, jeux vidéo...). Aujourd'hui, je vous parle aussi de mode et de high-tech... et de plein d'autres choses !