Perrine
Il y a 5 mois

24H du Mans : Doublé gagnant pour Toyota

2 voitures sur le podium, Toyota assure son titre mondial en LMP1

L’histoire de Toyota au Mans est vieille de 21 ans mais depuis 2012 le constructeur nippon engage des prototypes LMP1 à motorisation hybride.

Pour cette 87 ème édition deux voitures : la #7 TS050 Hybrid (Mike Conway/Kamui Kobayashi/José Maria Lopez) et  la #8 TS050 Hybrid (Sébastien Buemi/Kazuki Nakajima/Fernado Alonso) toutes deux équipées de quatre roues motrices et qui affichent une puissance maximale de 1000 ch !
 
Nous sommes à la veille du départ des 24 heures du Mans et pénétrons fièrement dans l’enceinte du circuit au volant de notre Toyota Supra rouge estampillée « Gazoo Racing » : Admiration, et étonnement pour beaucoup…

Après un rapide défilé nous voici enfin prêts à vivre une course quasi gagnée d’avance.

Derniers briefings avant une expérience qui se promet d’être inoubliable…

 

Samedi 15 juin 19, Jour-J.

Nous voilà à presque 10h de la 87eme édition des 24 heures du Mans, le réveil matinal est rude.

Le soleil se lève sur le circuit, et les campeurs à peine remis de leur nuit émergent, têtes ébouriffées hors de leur tentes. Les reflets des rayons du soleil éclaboussent la quinzaine de Supra impatientes de goûter, pour la toute première, fois au bitume du mythique circuit : 13km en guise de mise en bouche saveur Gazoo Racing!

Piste à peine dégagée que le warm-up commence. La foule arrive en masse, alors  qu’au même moment chez Toyota le speaker rattaché à la marque commence son live. Dans les tribunes les spectateurs s’amoncellent. La patrouille de France offre son rituel passage et à 15 heures la princesse Charlène lance, drapeau en main, cette nouvelle édition des 24h du Mans.

62 voitures prêtent pour s’affronter durant 24 heures rugissent et chauffent leurs pneus derrière la Pace Car qui bientôt, va lâcher les chevaux sur le ring : c’est parti pour un tour d’horloge où tout peut arriver !

On retrouve nos deux Toyota en pole position, quittons les tribunes pour vivre la course au cœur du team Gazoo Racing.

Entre terrasse de bord de piste, tribunes et salle de presse nos yeux déjà hypnotisés par les écrans de tv qui diffusent la course nous font spéculer sur la suite des événements. Certains osent déjà parier sur la #7, d’autres sur la #8….

De temps à autre Rob Leupen, Directeur de Toyota Gazoo Racing vient nous faire un point course/technique.

La nuit qui commence à tomber sur la Sarthe transforme peu à peu l’ambiance sur le circuit. Les voitures s’illuminent et les couleurs se mélangent sous l’effet de la vitesse.

L’heure pour nous arrive de rejoindre le virage de Tertre Rouge, point d’entrée de la ligne droite des Hunaudières.

Yeux écarquillés, les spectateurs de bord de piste se régalent : pour la première fois ils peuvent approcher et sentir tout ce que la course dégage, maintenant plongée dans le noir.

Dimanche 16 juin 2019

Le soleil est de retour et le bruit incessant des moteurs soufflé par le vent se répand à des kilomètres.

En fin de matinée, léger rebondissement, Rob Leupen vient nous annoncer que des bulles se formeraient sur l’un des pneumatiques de la TS050 #7. Rien d’inquiétant,  mais à surveiller malgré tout.

A une heure de l’arrivée la stratégie commence sérieusement à se mettre en place chez Toyota. Jusqu’alors les pilotes qui demeuraient seuls maîtres de leur tactique de course passent la main.

La Toyota #8 pilotée par Nakajima doit ravitailler avant l’arrivée. Il en est de même pour la #7 qui vient de subir une crevaison.

La tension monte et bien que la course soit positivement engagée rien n’est totalement gagné.

A 43 mn de l’arrivée, José Maria Lopez alors pilote de la Toyota Gazoo Racing #7 tente de faire du forcing pour revenir sur la #8.

À 27 mn, dernier passage obligatoire aux stands pour la Toyota de Nakajima ce qui permet à la celle de Lopez de repasser devant.

Pause pour #7. La #8 repasse en tête. Jose Maria Lopez, un des pilotes les plus rapides tourne actuellement en 3,19 : arrivera-t-il à repasser devant la #8 ?

Le rythme est incroyable, les voitures n’ont jamais tourné aussi vite !

La tension monte encore et encore dans l’hospitalité. Qui gagnera son pari…?

Verdict : l’équipage Alonso-Buemi-Nakajima, sur la Toyota TS050 Hybrid #8 déjà Vainqueur en 2018, remporte cette 87 ème édition des 24 Heures du Mans ! Un trio d’ores et déjà sacré Champion du Monde d’Endurance de la FIA. Quant à Toyota, déjà assuré du titre mondial LMP1, la victoire est encore plus belle puisque le constructeur japonais décroche le doublé et place ses deux voitures sur le podium du Mans.

Conclusion :

Ces mythiques 24 heures constituent un défi sans pareil pour les voitures, les pilotes et les écuries. Tous les éléments doivent se conjuguer pour surmonter les difficultés multiples : un circuit unique en son genre, des conditions météorologiques changeantes, la fatigue et les impondérables inhérents à cette course où 62 voitures se partagent les 13,626 km du tracé.

Toyota Gazoo Racing remporte pour la deuxième année consécutive cette édition des 24 heures du Mans : une course quasi parfaite à l’exception d’une simple crevaison.

Alonso, pilote de la #8 reste un des rares pilotes à arborer la « couronne d’or » c’est à dire réaliser le triplet gagnant des courses les plus prestigieuses (GP F1, 500 miles Indianapolis et 24 Heures du Mans). Mais au delà de tous ces résultats, Les 24h du Mans restent avant tout un mythe où chacun a son histoire à raconter et qui, année après année, marque les esprits.

Newsletter Masculin.com

L'actualité et nos derniers conseils

 

Vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d’en demander l’effacement dans les limites prévues par la loi.

Success
Error

 

 

 

Perrine

Passionnée d'auto, je vous emmène sur des pistes déjantées aux circuits totalement givrés, avec la curiosité des nouveautés ! Intéressé par mes essais ?! Retrouvons-nous sur votre rubrique Auto Masculin.com... et quelques coulisses sur @per.cha