Conduite accompagnée dès 15 ans, comment être bien assuré

Lorsque l'on est un jeune conducteur, il faut parfois payer son assurance auto très cher. Mais des astuces existent pour faire baisser la facture.

La conduite accompagnée dès l’âge de 15 ans a été mise en place depuis quelques années. Cette mesure a été très efficace car elle a permis de réduire considérablement la fréquence des accidents chez les plus jeunes. Toutefois, il est important pour les familles intéressées par l’Apprentissage Anticipé de la Conduite (AAC) de souscrire une assurance automobile adaptée comme proposée par Groupama.

Les conditions légales à remplir pour avoir le droit de faire de la conduite accompagnée.

Dans le cas d’un AAC, l’adolescent doit avoir impérativement au moins 15 ans lors de l’inscription à l’auto-école. L’apprentissage dès 15 ans s’effectue en deux étapes. Le jeune doit dans un premier temps recevoir une formation théorique et pratique à la conduite par une auto-école agréée par l’Etat. Une fois le code obtenu, l’élève dispose d’une durée de cinq ans (contre trois précédemment) pour obtenir son permis. Pour la conduite accompagnée, un conducteur doit être désigné. Ce dernier doit être âgé d’au moins 23 ans, avoir impérativement obtenu son permis B depuis cinq ans ou plus et ne pas avoir eu d’interdiction de conduire dans les 5 années précédentes. Il est possible de choisir plusieurs accompagnateurs dans le cercle familial mais également en dehors. Durant l’apprentissage du candidat, l’auto-école devra faire un suivi pédagogique sous la forme de livret à compléter.

Pour avoir le droit de passer l’épreuve de conduite pour tenter de décrocher le permis, il est impératif d’avoir au moins 17 ans, mais même en cas de succès, il est obligatoire d’avoir la majorité (soit 18 ans) pour avoir l’autorisation légale de conduire seul. Il est essentiel d’avoir l’accord de votre assurance auto pour le ou les véhicules qui seront utilisés au cours de l’apprentissage anticipé. Pour certains contrats, une extension de garantie peut être demandée. Vous avez également l’obligation d’apposer sur l’arrière gauche de votre véhicule un disque autocollant ou magnétisé pour indiquer aux autres conducteurs que vous circulez en conduite accompagnée

Un meilleur taux de réussite au permis grâce à la conduite accompagnée dès l’âge de 15 ans

La conduite accompagnée à partir de 15 ans a prouvé son efficacité, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle le gouvernement français a maintenu cette mesure pour les jeunes conducteurs. En effet, l’AAC permet d’augmenter considérablement le taux de réussite à l’examen final de conduite. Ainsi, 70 % des jeunes qui ont suivi la filière ACC ont décroché leur permis alors que ce pourcentage chute à 53% pour les candidats qui avaient choisi la formation uniquement par l’intermédiaire d’une auto-école.

L’apprentissage anticipé à la conduite pour réduire la fréquence de sinistralité

Non seulement la conduite accompagnée à partir de 15 ans offre de meilleures chances de réussite lors de l’examen du permis, mais en plus les compagnies d’assurance ont observé une très nette diminution des accidents chez les jeunes conducteurs ayant bénéficié de l’apprentissage anticipé à la conduite. Ainsi, les sinistres matériels sont réduits de 27% chez les automobilistes entre 18 et 19 ans de la filière AAC par rapport aux élèves de la formation traditionnelle.

Ces bons chiffres s’expliquent aisément. En effet, pour passer son permis de conduire dans le cadre d’une conduite accompagnée, le jeune conducteur doit au moins avoir parcouru 3 000 km, ainsi cette expérience lui a permis d’acquérir une bonne maîtrise du véhicule et de mieux appréhender les dangers de la route. D’ailleurs, la période probatoire dans le cadre d’une conduite accompagnée est plus courte d’une année par rapport à la filière classique.

Les responsabilités dans le cas d’une conduite accompagnée

Malheureusement, un accident est toujours possible. Sur le constat, il est important d’indiquer le nom du conducteur au moment des faits. En règle générale, en cas d’accident, l’accompagnant adulte est considéré comme l’unique responsable. Aussi, le bonus de sa prime d’assurance risque d’être impacté sauf dans le cas d’un accident causé par un tiers. Toutefois, il est important de bien lire un contrat d’assurance avant de le signer afin de savoir les pénalités et les franchises que vous devrez payer en cas d’accident dans le cas d’une AAC.

Bien choisir son contrat d’assurance auto

Avant de se lancer dans la conduite accompagnée, il est impératif d’en informer votre compagnie d’assurance. Si cet apprentissage n’est pas couvert par votre assurance auto, une extension du contrat devra être réalisée avec une augmentation possible de la prime. Certaines compagnies d’assurance comme Groupama assurent les jeunes en CAA sans majoration pendant la période de leur apprentissage. Dans tous les cas, un avenant au contrat sera effectué pour indiquer le nom du jeune conducteur.

N’oubliez pas de remettre à votre assureur l’attestation de fin de formation initiale qui est délivrée par l’auto-école. L’accord de l’assureur doit être obtenu pour chaque véhicule utilisé en mentionnant le ou les accompagnateur(s). En cas d’accident, la franchise prévue au contrat sera à la charge de l’assuré.

De sérieuses économies à la clef

Opter pour la conduite accompagnée à partir de 15 ans nécessite une bonne disponibilité de l’accompagnant mais ce type d‘apprentissage permet non seulement de réduire les risques d’accident mais également il permet de diminuer considérablement les coûts. Tout d’abord, les cours de conduite des auto-écoles sont facturés entre 35 et 50 € en fonction des régions. Ainsi en moyenne, la AAC permet de réaliser 500 € d’économie. De plus, les chances de réussite à l’examen sont considérablement augmentées.

Autre avantage : certaines compagnies d’assurance proposent des réductions de leur prime d’assurance auto aux conducteurs qui viennent de décrocher leur permis après un apprentissage à la conduite accompagnée. Ces avantages tarifaires, sous forme de minoration voire de suppression totale de la surprime appliquée aux jeunes conducteurs, permettent de réduire considérablement le coût annuel de l’assurance auto.