Essai Mini Electrique (Cooper SE) : la plus désirable des citadines ?

Véritable icône de l’automobile depuis plus d’un demi-siècle, la Mini charme une clientèle branchée et urbaine. Deux adjectifs qui prennent aujourd’hui encore plus de sens avec la Mini Cooper SE, déclinaison électrique de la citadine la plus tendance du marché. Mais en cédant aux électrons, la Mini n’aurait-elle pas vendu son âme au diable ? Éléments de réponses après une semaine passée en sa compagnie. 

Le jeu des 7 différences

Au premier coup d’œil, seuls les connaisseurs seront en mesure de différencier une Mini Cooper électrique de ses homologues thermiques. BMW, maison mère de Mini, ayant eu le bon goût de conserver sa bouille attachante. Quelques détails pourront toutefois mettre la puce à l’oreille, à commencer par les jantes 17 pouces Electric Collection Spoke au design futuriste (et aérodynamique) livrées de série sur la finition Resolute essayée. Pour un look plus conventionnel, il est possible d’opter sans surcoût à la commande pour les jantes Tentacle Spoke Black à 10 branches.

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En dehors de cette petite excentricité (potentielle), tout se joue dans les détails. De subtiles touches de jaune (« Energetic yellow ») ça et là, et un discret logo de prise électrique sur la trappe de recharge située sur le flanc droit. La calandre pleine constitue aussi un bon indice mais sa finition noire la rend pour ainsi dire invisible aux yeux non avisés. Pour preuve, le nombre de « ah mais elle est électrique » entendu durant notre essai…

Mini Cooper SE

Pour le reste, rien ne change donc. On retrouve ainsi le coloris Rebel Green propre à la finition Resolute proposée sur les autres Mini. Un très joli vert anglais qui se marie à merveille avec le bronze qui orne le capot, le bouclier avant, la malle et l’entourage des phares à LED (avec l’Union Jack à l’arrière en guise de signature lumineuse). So British (& so style) !

À l’intérieur, même philosophie, les habitués de la marque seront en terrain connu. Toggle switch pour démarrer et gérer les commandes liées à la conduite et toit ouvrant. Sans oublier le large écran tactile positionné au centre à la forme arrondie (dont le cerclage s’illumine de différentes couleurs en fonction du mode de conduite sélectionné). Si ce dernier se veut le passage obligé pour accéder à la plupart des réglages, de nombreux boutons physiques subsistent, notamment pour la climatisation. Un bon point pour l’ergonomie au quotidien. 

Saluons également le confort des sièges, fort agréable, tant en termes d’accueil que de maintien, et ce, malgré leur côté minimaliste de prime abord. La sellerie tissu / similicuir « Black Pearl » Light Chequered est quant à elle plus discutable. Question ô combien subjective et encore une fois, il est possible d’opter pour des sièges en cuir « Lounge Mini Yours Carbon Black » des plus classiques et discrets.  

Mini, Mini, Mini… Tout est mini dans une mini

Mini Cooper SE

Si la Mini Cooper SE est une quatre places, à l’arrière, les passagers devront se contorsionner pour s’installer. Une fois en place, le toit panoramique permet de profiter d’une belle luminosité et ainsi de ne pas se sentir trop étriqué. Entendons-nous, dans les limites de ses dimensions (3m85 de long, 1,43 de haut et 1,73 de large). Même logique pour le coffre avec seulement 211l (auxquels s’ajoute une trappe de rangement pour les câbles sous le plancher). Un volume néanmoins identique avec les Mini thermiques. Une prouesse permise grâce à l’implantation en T des batteries sous le plancher. 

D’une capacité de 32 Kw (28 Kw), ces dernières permettent à la Mini d’afficher une autonomie d’environ 220-230 kilomètres selon la norme WLTP (en fonction des options choisies). Trop peu au goût de certains mais parfaitement raccord avec la philosophie d’une citadine. Rappelons que la moyenne des trajets quotidiens est inférieure à 50 kms dans l’hexagone. 

Mini Cooper SE

En pratique, durant notre essai, sur un parcours mixte (avec autoroutes), en novembre avec climatisation, volant et sièges chauffants (de série sur Revolute) notre moyenne s’établit à 15 kWh/100. Un stop sera donc nécessaire pour un week-end à Deauville depuis Paris. La Mini Cooper SE acceptant 50 kWh sur sa prise Combo CCS (11 kWh sur une prise type 2), une petite trentaine de minutes sont nécessaires pour passer de 10 à 80% de batterie. 

Go-kart feeling

Côté look, cette version électrique conserve tout son sexe-appeal. Mais la Mini, c’est aussi la réputation d’une sensation de conduite proche d’un karting. Alors certes, les 150 Kg de batteries alourdissent un poids déjà conséquent mais leur implantation améliore le centre de gravité. De quoi renforcer le côté rassurant de la Mini avec la sensation d’être encore plus rivé au sol. Un atout supplément pour profiter sereinement du couple instantané (270 Nm – 184 ch) propre à l’électrique. À la clé, des relances franches dignes d’une petite sportive (même si dans l’absolu sur le 0 à 100 abattu une Mini Cooper S de puissance équivalente est sept dixièmes plus rapide – 6,7s vs 7,4s). La conduite One Pedal associée à un freinage régénératif parmi les plus puissants du marché s’accorde d’ailleurs à merveille avec une conduite dynamique. Que les allergiques se rassurent, quelques appuis vers le haut sur le commutateur type aviation dévolu à ce paramètre permettent d’ajuster son intensité jusqu’à la quasi roue-libre.  

Au volant, le ressenti est préservé. L’embonpoint est imperceptible, la direction toujours aussi communicative en mode sport. L’absence de vocalises est autant source de plaisir que de frustration. Habitudes et nostalgique… Reste un grief plus terre à terre, l’amortissement est ferme et ne fait qu’accentuer le mauvais état de nos routes secondaires. Une suspension pilotée serait bienvenue. Certes cela alourdirait encore davantage un tarif déjà conséquent, la Mini Cooper SE Resolute étant affiché à 42000€ (34K€ pour l’entrée de gamme) mais la parfaite « cherry on the cake » pour la plus premium des citadine. Et si la concurrence est nombreuse, elle peine toutefois à rivaliser en termes d’équipements et surtout d’image. D’autant que la Mini Cooper SE se décline désormais en cabrio. De là à s’imaginer cruiser cheveux au vent au soleil couchant en appréciant les effluves d’une chaude soirée d’été en bord de mer avec pour seule compagnie le bruit des vagues sur les rochers, il n’y a qu’un pas…

Le soin du détail jusque dans la forme de la clé !
Mini Cooper SE

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