Essai Hyundai IONIQ 5 N : le daily parfait avec ses 650 ch ?

Dans un monde automobile où le cri des moteurs thermiques s’estompe au profit du silence des électriques, la nostalgie du « vrai » pilotage semble devenir un souvenir lointain pour certains puristes. La Hyundai Ioniq 5 N fait irruption sur scène, portant avec elle l’aura d’une révolution silencieuse, mais est-elle à la hauteur de raviver la flamme dans le cœur des sceptiques ?

Il est vrai que l’apparition de cette berline électrique sportive, aux lignes futuristes accentuées par une calandre spécifique N et des jantes de 21 pouces, éveille une curiosité teintée d’un brin de cynisme. « Encore un véhicule électrique qui promet monts et merveilles », pense-t-on avant de s’installer derrière son volant spécifique, où les très nombreux boutons de réglages de conduite promettent une expérience différente.

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C’est avec un œil critique, presque las des promesses non tenues d’un futur automobile électrifié, que je prends place dans les sièges baquets « N » en cuir et Alcantara. Plus longue, plus large et assise plus basse que le modèle classique, la Ioniq 5 N semble murmurer qu’elle pourrait bien être celle qui change la donne.

Serait-ce le début d’une réconciliation avec le plaisir de conduire, même sous l’ère électrique ?

Une fiche technique qui fait fort envie !

Sous la pluie battante, un essai de la Hyundai Ioniq 5 N pourrait sembler être un rendez-vous manqué avec l’enthousiasme. Pourtant, cette voiture cache sous son capot un secret qui pourrait bien faire changer d’avis les plus récalcitrants : une puissance électrique de 650 chevaux, révélée au grand jour par l’activation du N Grin Boost.

Cette capacité à délivrer instantanément une puissance phénoménale, même sous un déluge, ne peut laisser indifférent. C’est ici que l’on commence à entrevoir le potentiel de réconciliation avec le plaisir de conduite, même électrifié.

On résume : 2 moteurs, 650 ch et 770 Nm de couple en mode N Grin Boost (et « seulement » 609 ch et 740 Nm de couple en mode normal…), une batterie de 84 kWh, un 0 à 100 km/h en 3,4s, une vitesse maximale à 260 km/h et 448 km d’autonomie en WLTP. C’est une sportive, et si vous avez un doute, on vous emmène vérifier tout ça !

Mais la Ioniq 5 N ne s’arrête pas là. Elle se dote de technologies qui rendent la conduite non seulement plus plaisante mais aussi plus précise. La répartition active du couple, baptisée N Torque Distribution, et le mode de conduite sur circuit, N Race, offre une expérience au volant qui pourrait bien convertir les plus sceptiques.

Loin de se contenter de délivrer une puissance brute, ces systèmes avancés permettent une gestion fine de la dynamique du véhicule, offrant une agilité et une réactivité qui donnent le sourire, même quand la route se fait capricieuse.

Et l’habitacle alors ? Jolis écrans compatibles Carplay et Android Auto, sellerie baquet avec un super maintient, renfort genoux sur la console centrale, cette IONIQ 5 N est très proche de sa version civilisée qu’on avait essayé, avec ce petit twist sportif qui ne dénature rien. Et avec 3 mètres tout rond d’empattement, les passagers arrières sont choyés.

Une critique à formuler ? Oui, le coffre qui était correct se voit amputer de 47 L pour tomber à 480 L, une valeur qui reste acceptable, mais on aurait vraiment aimé avoir un peu plus d’espace.

Saine et civilisée au quotidien

Avant que la Hyundai Ioniq 5 N ne se dévoile pleinement sur circuit, une escapade pluvieuse autour de Reims, entre ville et campagne, a servi de prélude à notre essai. Si l’on s’attendait à une électrique typique, douce et civilisée, la réalité s’est révélée plus nuancée, voire surprenante. En mode Éco, l’amortissement, bien que ferme, n’ôtait rien à l’agrément de conduite, préservant un certain confort malgré les caprices de la météo.

La Ioniq 5 N se comportait avec une aisance déconcertante, flirtant avec la banalité d’une électrique classique, si ce n’est pour les dépassements. Ces derniers, loin d’être anodins, nous collaient au siège, révélant sous une accélération ferme la bête qui sommeille sous un extérieur policé. Cet instant de grâce, où le silence se rompt sous l’impulsion d’une accélération puissante, apportait un sourire inattendu, presque coupable.

La pluie, loin de ternir l’expérience, a permis de tester l’adhérence des pneus Pirelli P Zero™ ELECT™ spécialement conçus pour ce modèle, qui, grâce à leur système de réduction du bruit PNCS™, combinent efficacité et confort acoustique, même sur sol mouillé​​.

En milieu urbain, ce sont ses dimensions qui étonnent, car avec ses 4,71m, cette IONIQ 5 N est un grand gabarit, mais sa capacité à très bien braquer et sa douceur nous donnent l’impression de conduire une petite compacte, bluffant. Le système audio Bose 7 HP, avec sa qualité sonore enveloppante, a complété avec brio cette atmosphère cocooning.

Ce préambule routier a révélé une Hyundai Ioniq 5 N agréable à mener, douce dans ses moments les plus calmes, mais capable de réveiller l’âme d’un sportif avec une aisance déroutante. Derrière son masque d’électrique civilisée se cache un caractère bien trempé, prêt à démontrer ses capacités sur piste, anticipant déjà les promesses d’un essai sous des conditions extrêmes.

C’est l’heure de lâcher le fauve

Sur le circuit, sous un ciel d’un gris menaçant, la Hyundai Ioniq 5 N semblait attendre son heure, prête à braver les éléments. Avant même de prendre le volant, l’appréhension face à l’épreuve de force à venir se mêlait à une curiosité teintée d’un certain scepticisme : peut-on vraiment s’enthousiasmer pour l’électrique sous un déluge ? La réponse, étonnamment, allait se révéler sur la piste.

La journée se découpait en ateliers : des tours de circuit pour appréhender la bête, du drift pour flirter avec ses limites, et du launch control pour éprouver l’ivresse de l’accélération. Le premier contact fut rassurant, la Ioniq 5 N affichant une tenue de route impeccable malgré l’averse qui s’intensifiait, avec des vitesses de passages en courbe et des appuis vraiment prononcés.

Monter en passager, avec un vrai pilote aux commandes, m’a permis de percevoir les qualités dynamiques de la voiture sous un autre angle (et de me faire ballotter de gauche à droite). C’était un peu comme redécouvrir le plaisir de la vitesse, filtré à travers la lentille de l’ingénierie coréenne. La stabilité et l’agilité de la Ioniq 5 N, même dans les conditions les plus extrêmes, étaient indéniables.

Mais le clou du spectacle fut sans doute le N Sound Equalizer. Ce simulateur de son, capable d’imiter le bruit d’un moteur thermique avec un réalisme étonnant, a transformé l’expérience.

Au bout de deux tours, l’artifice sonore nous faisait presque oublier que nous étions au volant d’une électrique. Le passage de vitesses virtuel, une touche de nostalgie bienvenue, ajoutait à l’illusion d’une conduite sportive « traditionnelle » avec le petit coup derrière la nuque et un petit pop and bang très réussi à la décélération. Si c’est souvent assez raté chez certains constructeurs, le combo sonore et sensations fait vraiment la différence

L’essai sur circuit a donc dévoilé une Hyundai Ioniq 5 N surprenante, capable de raviver grandement mon enthousiasme. Sous les bourrasques et les gouttes, elle a prouvé qu’elle était une sportive électrique avec une âme – une prétendante crédible capable de faire taire les puristes les plus endurcis, même si ce n’est que le temps de quelques tours de piste.

Mi-ange, Mi-démon

En clôturant cette journée pluvieuse (oui, il a vraiment beaucoup plu !), la Hyundai Ioniq 5 N s’est dévoilée sous un angle inattendu. À 78 000€, elle interpelle, non sans une pointe de scepticisme pour un électrique promettant monts et merveilles dans l’arène sportive. Pourtant, c’est au volant, entre accélérations foudroyantes et virages maîtrisés, que le scepticisme initial cède la place à une forme de respect, voire d’affection inattendue pour cette électrique.

Ce qui reste en mémoire, au-delà de la fiche technique impressionnante, c’est cette capacité à transformer chaque instant de conduite en une expérience. L’équilibre trouvé entre le quotidien et l’exceptionnel, entre l’ange et le démon, se révèle être son véritable tour de force. La Ioniq 5 N se positionne ainsi non seulement comme un véhicule électrique performant mais aussi comme un compagnon de route capable d’égayer les trajets les plus monotones.

@masculin.com

Essai de la #hyundai#ioniq5n 100% electrique sur toute et circuit. Retrouvez tres bientôt l’essai complet de ce bolide de 650 chevaux et 720 Nm de couple sur notre site.

♬ son original – Masculin.com

Sa promesse ? Une conduite électrique qui sait éveiller l’enthousiasme, même chez les plus réfractaires. Cet essai n’a pas seulement mis en lumière les capacités techniques d’une voiture, mais aussi le potentiel d’un plaisir de conduite renouvelé, accessible même sous la pluie battante.

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Finalement, la Hyundai Ioniq 5 N se dessine non comme une simple proposition dans le segment électrique sportif mais comme une véritable invitation à repenser notre rapport à la conduite sportive. Sceptique au départ, je dois admettre que cette journée a été une révélation : l’électrique sportif a une âme, et la Ioniq 5 N en est la preuve vivante.

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