Migraine ou mal de tête ?

ces maux qui nous minent

Une migraine vous prend et tout est assombri. Mais sait-on que ce mal lancinant est à distinguer du simple mal de tête (ou «céphalée » dans le jargon médical) ?

1/ Crise passagère ou maladie ?
2/ Facteurs déclencheurs et causes
3/ Un mal longtemps ignoré
4/ Les différents traitements

© Miodrag Gajic

Crise passagère ou maladie ?
La migraine est une authentique maladie, touchant environ 12,5% de la population française : la majorité des personnes concernées sont des femmes, mais l’homme doit se garder de s’y croire invulnérable. Le mal se signale par des crises douloureuses de 4 à 72 heures.

Une douleur pulsatile, c’est-à-dire constituée de «battements » réguliers d’un seul côté du crâne, accentuée par la lumière et le bruit, pouvant aller jusqu’à déclencher des nausées, en constitue le symptôme. Les souffrances sont plus fortes que celles induites par un mal de tête ordinaire et peuvent aller jusqu’à empêcher de mener des activités ordinaires.

On est alors loin des petites déconvenues amenées par le stress et la fatigue ; l’automédication et le massage ne sauraient apporter de réponses suffisantes à un mal face auquel la fierté de l’éternel masculin fait pâle figure.

Facteurs déclencheurs et causes :

Les facteurs déclencheurs de la migraine sont multiples : ils peuvent varier d’une crise à l’autre chez une même personne, de nombreux migraineux signalant jusqu’à quatre causes différentes.
Les causes sont cumulatives et peuvent survenir via la fatigue et le manque de sommeil, mais aussi le stress professionnel ou non, s’accompagnant d’une surexposition aux écrans d’ordinateur ou à une consommation excessive de tabac.
L’hygiène de vie est en cause, qu’il s’agisse de l’équilibre de l’alimentation (chocolat, alcool et nourriture trop riche) ou des loisirs (excès de télévision).

© wacker

Un mal longtemps ignoré
L’accumulation de ces facteurs fréquents chez l’homme urbain contribue à faire de la migraine, en dépit des idées reçues, un mal typiquement masculin.

Nous ne serons guère fiers d’apprendre que la migraine sexuelle (ou «céphalée orgasmique ») touche quatre fois plus d’hommes que de femmes, rejetant sur nous la honte de la tristement célèbre phrase «pas ce soir, j’ai un mal de tête».

Trop longtemps négligée des diagnostics ou traitée par un simple massage, la migraine fait désormais l’objet d’un suivi médical rigoureux.

Les différents traitements
Pour combattre les crises, il est recommandé un repos au calme, loin de toute nuisance sonore ou lumineuse.Une douche, diverses techniques de relaxation ou une poche froide sur la tête peuvent calmer les symptômes.

Parmi les traitements médicamenteux, paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdiens, dérivés de l’ergot de seigle et la bonne vieille aspirine sont à envisager en accord avec votre médecin. Les antalgiques doivent être pris en cas de crise et évités au quotidien.

Le traitement de fond est recommandé en cas de fréquence égale ou supérieur à trois crises par mois et se caractérise par de lourdes prescriptions, avec des médicaments aux noms guillerets comme dihydroergotamine,  propranolol (béta-bloquant), méthysergide, Flunarizine, valproate de sodium ou l'amitryptilline.

Les triptans, médicaments arrivés sur le marché au milieu des années 1990, sont efficaces sur 60 à 70% des migraines, mais il demeure des maux de tête rebelles. Le combat contre la migraine est une lutte de longue haleine et peut aller jusqu’à une visite chez le neurologue, ce qui vaut toujours mieux que les risques de l’automédication.
Il faut ce qu’il faut, pour retrouver le bien-être perdu !

par Nikita Malliarakis

© deardone

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