La Rédac' Masculin
Il y a 2 semaines

Neuralink : qui veut une puce dans le cerveau ?

Elon Musk continue de développer sa puce Neuralink destinée à créer une interface homme-machines. Bien plus qu’un simple projet médical, cette innovation affiche de hautes ambitions et vient d’être testée sur un cochon.

Mais les humains se verront-ils bientôt implanter une puce dans le cerveau ? Elon Musk entend-il vraiment nous transformer en cyborgs avec son Neuralink ?


Mais qu’est-ce que Neuralink, la nouvelle “lubie” d’Elon Musk ?

On connait déjà Elon Musk pour ses sociétés Tesla et Space X. Mais il est également à la tête de la start-up Neuralink, dont le but est de créer une interface entre l’homme et les machines.

Fin août, le “génie controversé” a présenté un prototype de sa puce. Il entend créer un “neural lace“, une puce connectée qui, actuellement, mesure 23 mm de diamètre sur 8 mm d’épaisseur. Ce modèle sans fil utilise la technologie Bluetooth et se recharge pendant la nuit. Il contient plus de 3 000 électrodes capables de surveiller l’activité de 1 000 neurones du cerveau.

Toutefois, ce dernier est très complexe et les études seront sans doute encore très longues.

Un projet médical pas si révolutionnaire

Neuralink a pour objectif de favoriser la guérison des problèmes neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, les troubles de la parole, la lésion de certains nerfs entraînant une paralysie… Dans ce dernier cas, une deuxième puce pourrait être implantée sur la colonne vertébrale pour traiter les lésions de la moelle épinière. On aurait alors une communication entre la machine et les deux puces afin de rétablir la transmission des signaux et une mobilité entière.

L’implant principal est installé au niveau du cerveau et intègre des technologies pas très éloignées de celles des montres connectées ou d’un bracelet Fitbit. Son installation est “bénigne”, d’après Musk, et serait réalisée par un robot automatisé.

Si Neuralink paraît sortie d’un film de science-fiction, cette technologie n’est pas foncièrement nouvelle au niveau des neurosciences. On utilise déjà des implants dans le cerveau pour les prothèses bioniques et il existe une interface homme-machine non invasive qui permet de contrôler les prothèses via un mécanisme sensitif sans implant.

Le dispositif d’Elon Musk n’est, en soi, pas révolutionnaire mais il s’agit d’Elon Musk et la publicité autour de ses actions est énorme. De plus, il entend recruter un maximum de spécialistes pour faire avancer son projet.

Mais de nombreuses applications possibles

L’entrepreneur sud-africain a bien un objectif médical mais il ne s’arrête pas là. Il estime qu’il faut rester compétitif face aux IA et que cette puce Neuralink pourrait avoir d’autres applications comme le stockage de souvenirs, le contrôle de jeux vidéo

Elle est censée aboutir à une symbiose avec l’IA, mettre fins aux douleurs extrêmes, guérir dépressions et addictions. A plus long terme, Neuralink pourrait même “combattre” l’intelligence artificielle qui pourrait finir par détruire la race humaine… rien que ça !

Des tests sur des truies… en attendant les humains

Elon Musk a présenté son projet mis en application avec trois truies :

  • Joyce n’a pas d’implant et sert à la comparaison ;
  • Gertrude a un prototype de puce depuis deux mois et l’IA peut prédire certains de ces mouvements.
  • Enfin, Dorothy a eu un implant qui a été retiré. Elle prouve que Neuralink est inoffensif et que le projet est réversif.

La truie équipée d’un implant au niveau de la zone du cerveau gérant l’odorat permet de savoir qu’elle est en train de renifler et d’anticiper ses mouvements. Sur son tapis roulant, Gertrude montre que la puce transmet ses signaux neurologiques. L’ordinateur peut alors prédire instantanément où vont se trouver chacun de ses membres.

Le prototype présenté n’est qu’un appareil de lecture mais l’objectif est qu’il fournisse également des capacités d’écriture pour résoudre de nombreux problèmes neurologiques.

Les défis à relever restent nombreux et Elon Musk souhaite attirer des spécialistes en grand nombre. Pour aboutir à un éventuel Homme Augmenté, de nombreux problèmes devront être résolus comme la protection de la puce contre toute perturbation interne ou externe. Bref, l’homme robot, ce n’est pas encore pour demain…