Thierry
Il y a 8 mois

Le point G : mythe ou réalité ?

Le point G est assurément l’un des sujets polémiques les plus célèbres en matière de sexualité. Est-il réel ? Qu’en sait-on dans la théorie et dans les faits ?

A la recherche d’un plaisir toujours plus grand, le point G se révèle

Autrefois, les relations hommes-femmes avaient une connotation très stricte, se limitant à une prédominance de type homo erectus dans laquelle seules les joies recherchées par l’homme avaient de l’importance, contraignant la femme à se mettre pleinement au service de la satisfaction des plaisirs de son compagnon.

Mais ça, c’était avant. Les débats se sont plus ou moins équilibrés aujourd’hui, et le plaisir de chacun des deux partenaires a autant d’importance que celui de l’autre. C’est donc dans cette logique que les interrogations sur les méandres du plaisir féminin se sont multipliées. Au fil des découvertes, un sujet revient alors de plus en plus : le point G.

Tabou pour les uns, normal pour les autres, le point G ne laisse dans tous les cas personne indifférent. Existe-t-il réellement ? Qu’en dit la science et quel est le point de vue des femmes elles-mêmes sur la question, selon leurs expériences ?

Ce que dit la science sur le point G

L’expression « Point G » a été employée pour la première fois en 1981. Dans le cadre de ses travaux, le gynécologue Grafenberg avait évoqué en 1950 l’existence d’un point spécifique du vagin au niveau duquel le plaisir serait intensifié, compte tenu de sa grande sensibilité.

Par la suite, alors que le plaisir féminin prend une place de plus en plus importante dans les discussions sur les relations hommes-femmes, le terme sera alors repris et popularisé via divers canaux dans les médias ou créations artistiques.

C’est ainsi que la BD de Martin Veyron, intitulée “L’amour propre ne le reste jamais très longtemps” y fait référence sur un ton humoristique.

Toutefois, de façon générale, les travaux scientifiques relatifs au point G sont plutôt rares. La faute à un intérêt pas encore assez grand ? Ou simplement la faute à un caractère mythique de ce point G, qui ne serait alors qu’une invention profondément ancrée dans la mémoire collective ? Difficile de trancher.

Il n’en demeure pas moins que certaines croyances plus ou moins précises renseignent sur diverses caractéristiques du point G. Ainsi, on admet de façon générale que ce point se situe à l’intérieur de la paroi vaginale, à environ 3 à 5 centimètres de l’entrée, ou plutôt 7 à 10 selon d’autres propos.

Cette absence d’exactitude, mais également cette diversité dans les propos recueillis çà et là, même chez des sexologues, justifient à souhait que l’existence de ce fameux point G fasse encore débat.

Dans un tel contexte, comment obtenir une conclusion incontestable sur le point G ? Peut-être en se rapprochant des protagonistes concernées, en l’occurrence les femmes.

Ce que pensent les femmes du point G

Unanimement, oui le point G existe

Si l’on en croit la plupart des femmes, oui le point G existe bel et bien. Néanmoins, cela ne permet pas pour autant de trancher de façon radicale, car il n’est pas impossible que certaines d’entre elles confondent le point G auquel faisait référence le chercheur Grafenberg aux glandes qui sont à l’origine de l’éjaculation féminine.

Toujours est-il que l’on peut s’accorder sur le fait que la stimulation d’un point donné de la paroi vaginale procure par moments des sensations de plaisir quelque peu particulières. Mais, encore une fois, le débat reste ouvert, d’autant plus que toutes les femmes n’y accordent pas la même importance.

Pour certaines, le point G, sa connaissance et sa stimulation dans les conditions appropriées constituent un pan clé de leur vie sexuelle et de leur épanouissement sur ce plan. Mais pour d’autres, le point G n’est pas une obsession, et il n’y a aucune raison de s’en préoccuper outre mesure.

Les femmes pour qui le point G est un élément essentiel de la vie sexuelle

Pour certaines femmes, le point G joue un rôle prépondérant dans leur épanouissement sur le plan sexuel. Elles le localisent alors à peu près dans la zone qui est évoquée dans les croyances populaires, soit sur la paroi vaginale à environ 3 à 6 ou 7 centimètres de l’entrée. Les femmes de cette catégorie décrivent une zone moins lisse que le reste, quelque peu granuleuse. Lorsqu’elles sont excitées, cette zone prend du volume, devenant plus sensible compte tenu de l’épaisseur amoindrie de la paroi.

Pour les femmes ayant de telles sensations, il faut une stimulation soutenue d’au moins une dizaine de minutes pour qu’elles puissent atteindre l’orgasme grâce à leur point G. Dans le cadre d’un rapport sexuel en bonne et due forme, cela ne devrait donc pas être bien compliqué.

D’ailleurs, si les préliminaires ont pris le temps qu’il faut et se sont déroulés avec passion et intensité, le niveau d’excitation devrait favoriser l’atteinte de l’orgasme par le biais du point G.

Le point G oui, mais le plaisir d’abord

Certaines femmes, de par leur constitution physique ou selon qu’elles réussissent à tomber sur un partenaire dont les dispositions physiques lui permettent de bien stimuler le vagin, parviennent très rapidement à identifier cette partie de leur appareil génital pouvant prendre le nom de « Point G ». Elles découvrent ainsi rapidement les canaux par lesquels elles atteignent leur orgasme et prennent un maximum de plaisir.

Il y a néanmoins d’autres femmes chez qui la connaissance du point G est moins évidente. Elles n’en font pas pour autant une obsession, car elles ont leurs moyens d’atteindre la jouissance optimale lors de leurs rapports sexuels.

De façon globale, il est donc à retenir que seuls les faits peuvent permettre de juger de l’existence effective du point G.

Néanmoins, même si une femme n’a pas la chance de découvrir et de comprendre où est son point G et comment elle réagit à sa stimulation, cela ne l’empêche pas pour autant de profiter de ses ébats.

Le plus important est de chercher à donner autant de plaisir que l’on en reçoit.

Dans les caresses, les mots doux susurrés dans les oreilles, les jeux coquins, chaque constituant d’un acte sexuel peut contribuer à l’augmentation du plaisir. Et c’est tout ça justement, qui fait la beauté du sexe.

Thierry

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