L’héritage incontesté : la Rolex Cosmograph Daytona, la montre qui marque les temps

Créée en 1963, la Rolex Daytona est une sexagénaire qui se porte à merveille ! Cette montre inspirée de l’automobile doit une grande partie de son succès à l’acteur Paul Newman.

Mais comment expliquer le culte que lui vouent aujourd’hui les passionnés d’horlogerie ? Comment cette Cosmograph est devenue l’une des montres les plus convoitées du moment ? Retour sur l’histoire d’un modèle qui n’a pas fini de faire parler de lui…

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Une vraie montre de pilote automobile

Oubliez la Submariner, la Datejust, la GMT Master : la Rolex la plus convoitée du moment est la Cosmograph Daytona ! Certes, cette affirmation est peut-être un peu trop péremptoire pour être honnête. Mais les faits sont là : l’Oyster Perpetual Cosmograph Daytona fait partie des montres les plus recherchées par les amateurs d’horlogerie et les collectionneurs (bien plus que la Royal Oak d’Audemars Piguet, par exemple).

La Cosmograph Daytona gravée remise au vainqueur des 24h de Daytona 2023
La Cosmograph Daytona gravée remise au vainqueur des 24h de Daytona 2023

Si sa naissance officielle a lieu en 1963, il faut remonter plus loin pour comprendre l’origine de ce chronographe. On pourrait carrément aller jusqu’aux années 1930, lorsque Rolex commence à développer des montres pour les pilotes automobiles. A cette époque, la marque suisse fait figure de pionnière pour chronométrer les temps de course et les vitesses de pointe des voitures de course.

Plus tard, en 1955, Rolex dévoile la référence 6234, une montre chronographe dotée d’un boîtier en acier inoxydable souvent présentée comme l’ancêtre de la Daytona. Devenue très populaire, elle n’a jamais été officiellement associée à la course automobile, alors que la firme de Hans Wilsdorf s’intéresse de plus en plus aux sports mécaniques, devenant même le sponsor officiel des 24 Heures de Daytona en 1959.

En 1962, Rolex commence à travailler sur un modèle spécialement pensé pour les pilotes. Cette montre doit être capable de chronométrer les temps de course avec une précision absolue tout en étant facilement lisible en un coup d’œil. L’histoire raconte que la référence 6238, surnommée « pré-Daytona » et animée par un mouvement manuel Valjoux 72, sert de base de travail pour donner naissance à la seule et unique Oyster Perpetual Cosmograph Daytona en 1963.

La Cosmograph peut remercier Paul Newman

La première Cosmograph sortie en 1963 (référence 6239) se dote ainsi d’un boîtier en acier de 37 mm, de boutons poussoirs, d’une lunette en acier inoxydable gravée avec une échelle tachymétrique (pour calculer des vitesses jusqu’à 300km/h) et d’un cadran noir avec des compteurs argentés (la première panda de l’histoire !). Mais surtout, cette montre porte officiellement le nom de Chronograph Le Mans, en l’honneur d’une autre course d’endurance bien connue chez nous.

Il ne faudra que quelques mois à Rolex pour revoir sa copie et lui accoler le nom de Daytona… et quelques mois supplémentaires encore pour voir le nom du circuit américain enfin apparaître sur le cadran, au-dessus du compteur à 6 heures.

La première « vraie » Cosmograph Daytona (réf. 6239)
Première montre Rolex Cosmograph Daytona 1963

Malgré ses caractéristiques, la Daytona met du temps à trouver son public et ne rencontre pas un grand succès commercial. Rolex s’emploie à la promouvoir auprès des pilotes de course et des amateurs de sport automobile et c’est finalement grâce à un homme que naît le mythe Cosmograph Daytona : Paul Newman.

La légende veut que l’acteur américain est apparu à l’écran avec une Rolex 6239 en acier, dans le film Virages (Winning en VO), sorti en 1969. Le rival plus ou moins officiel de Steve McQueen (qui popularisa lui la Carrera de TAG Heuer) y campe un pilote des 500 miles d’Indianapolis, ce qui ajoute de l’eau au moulin de Rolex pour faire de sa Daytona « un mythe horloger automobile ».

Si l’on se fie à cette théorie (démentie par certains), Paul Newman aurait porté une montre « exotique », avec un cadran clair et des compteurs noirs. Si elle ne plaît alors guère au public, c’est elle qui finit par devenir le Grâal des collectionneurs, celle-ci ayant été vendue aux enchères pour la modique somme de 17,8 millions de dollars en 2017. Outre son coloris panda, cette version se distingue par des index carrés dans les compteurs, en référence au drapeau à damier agité à la fin des courses automobiles.

Notons qu’en France aussi, la Rolex Daytona a eu droit à son heure de gloire au cinéma, grâce à Jean-Paul Belmondo, dans le film Peur sur la ville.

La « Dayto » de Paul Newman
Rolex Daytona de Paul Newman

De génération en génération, le mythe Rolex « Dayto » perdure

Dans les années 1980, la Daytona s’embourgeoise et n’est plus vue comme une simple « montre inspirée par l’automobile ». Rolex la transforme (déjà !) en accessoire de mode, en la déclinant dans divers coloris et matériaux, l’acier faisant régulièrement place à l’or ou au diamant.

En 1987-1988, la deuxième génération de Cosmograph pointe le bout de son nez : adieu le Valjoux manuel, bonjour le calibre automatique El Primero, développé par Zenith ! La référence 16520 devient par ailleurs le premier chronographe Rolex muni d’un verre saphir. Aujourd’hui encore, cette mouture reste très prisée par les collectionneurs, dans toutes les versions proposées (acier, or jaune…), même si les Patrizzi, avec leur patine si particulière, bénéficient d’une vraie cote d’amour.

A l’aube du siècle nouveau, Rolex dévoile la troisième génération de son Oyster Perpetual Cosmograph Daytona avec un changement de taille : le chronographe est enfin animé par un mouvement manufacture 100% Rolex, le calibre 4130. Plusieurs autres évolutions accompagnent évidemment le lancement de cette montre : le diamètre de la petite « Dayto » passe ainsi de 37 à 40 mm et la petite seconde passe du compteur de 9 heures à celui de 6 heures.

La première Cosmograph Daytona équipée du calibre Rolex 4130 en 2000
Cosmograph Daytona avec calibre Rolex 4130 en 2000

Le boîtier est modernisé avec un nouvel acier poli brossé et Rolex continue d’entretenir le mythe avec diverses éditions limitées. Le lancement de la référence 116500LN (pour Lunette Noire) marque le dernier changement « majeur » de la Daytona, avec le passage à une lunette colorée en céramique Cerachrom (introduit en 2005 sur la GMT-Master II). Chaque modèle est aussi désormais doté d’un bracelet Oysterflex avec fermoir de sécurité Oysterlock, et système de rallonge rapide Easylink.

Proposée sur le site Rolex à partir de 14 950€ (pour ceux qui ont déjà la chance d’être sur liste d’attente), la Cosmograph Daytona contemporaine voit déjà sa cote s’envoler sur le marché de la seconde main, se négociant régulièrement entre 30 et 40 000 euros. Même si la spéculation va bon train, cela tend surtout à prouver que la légende de la « Dayto » a encore de beaux jours devant elle.

En 2023, le mythe Daytona perdure
Montre Rolex Oyster Perpetual Cosmograph Daytona

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