Voitures mythiques : Citroën DS

Plus qu’une voiture, un symbole

De 1955 à 1975, la Citroën DS a révolutionné l’industrie automobile. Produite à près d’un million et demi d’exemplaires, elle comportait de nombreuses innovations technologiques. Aujourd’hui, Citroën s’apprête à faire revivre son modèle phare.

Avec son long museau, son arrière en « queue de carpe », elle est immédiatement reconnaissable. Elle, c’est la Citroën DS, la voiture qui a contribué à la renommée de la marque aux chevrons pendant 20 ans. Mais pourquoi ce modèle a-t-il connu un si grand succès ?

Une voiture à la pointe de la technologie
Dévoilée à Paris, au salon de l’automobile, en 1955, la Citroën DS avait été conçue pour remplacer la mythique Traction. Le premier jour de cette présentation, plus de 12 000 commandes de la voiture ont été enregistrées. Outre son style inimitable, il semblerait surtout que la DS ait bénéficié de ses différentes innovations.

Le véhicule de Citroën était pour ainsi dire le premier véhicule à proposer des freins à disques de série. Le volant à une seule branche, la suspension hydropneumatique, si caractéristique de la marque aux chevrons, ou encore la direction assistée en ont surpris plus d’un ! Les suspensions de la DS rappelleront peut-être quelques souvenirs de mal de mer à certains… Mais que dire aussi de la direction assistée, de la boîte de vitesses semi-automatique, et, à partir des années 1968-1969, des phares pivotants ? A cette époque, de tels équipements étaient dignes d’un grand constructeur.

Cet aspect haut de gamme, ainsi que le confort et la tenue de route de la DS en ont alors fait une voiture très prisée. Le Général de Gaulle l’a même choisie comme voiture présidentielle ! Georges Pompidou en a fait de même pendant deux ans. Le président américain Kennedy s’en est lui aussi servi lors d’une visite en France, en 1961.
La Citroën DS est également devenue une star du septième art avec des apparitions remarquées, notamment dans « Rabbi Jacob », où même plus récemment, dans le film « Munich » de Steven Spielberg.


Un moteur en constante évolution
Sous le capot, la DS était propulsée par un moteur 4 cylindres en ligne. Pourtant, à l’origine, le long capot devait permettre d’accueillir un six cylindres, mais en raison d’un poids trop élevé, cette idée avait dû être abandonnée.
Au fil des différentes évolutions de la voiture, du break à la décapotable, le moteur de la DS est passé de 1.9 à 2.3 l en 1973. Ce dernier modèle développait alors jusqu’à 130 chevaux. Une belle évolution si l’on compare aux 75 chevaux de la première version !

Malgré son indéniable popularité, la DS est arrivée en fin de cycle vers le milieu des années 1970. Pour remplacer cette légende, Citroën a décidé de lancer la SM, un modèle équipé d’un moteur Maserati. Et si Georges Pompidou a bien remplacé sa DS présidentielle par la SM, cette dernière a subi de plein fouet les difficultés traversées par Citroën et n’est jamais parvenue à remplacer la DS. Seuls 12 000 exemplaires de la SM ont ainsi été produits.
La Citroën CX, lancée en 1974, doit donc être considérée comme la véritable héritière de la DS. Mais malgré un succès certain, elle n’atteindra jamais l’aura de sa devancière.

Le mythe refait surface en 2010
Et alors que Citroën fête cette année ses 90 ans, le constructeur français a annoncé qu’il allait relancer la production de la DS. Toutefois, à l’image du concept-car DS Inside, dévoilé au salon de Genève, cette voiture ne devrait avoir de DS que le nom. Citroën devrait ainsi lancer une ligne de véhicules haut de gamme portant le label DS en 2010. Trois voitures seront lancées dans un premier temps, les DS3, DS4 et DS5.
De là à dire que la nouvelle DS permettra de faire revivre le mythe de son illustre aînée, il y a bien plus d’un pas à franchir… Et pour les amoureux de ce modèle, la DS n’est aujourd’hui « qu’une » voiture de collection. Une voiture dont la cote d’amour reste incroyable : une DS 23 IE décapotable a en effet été vendue pour la modique somme de 337 500 euros en février 2009. Mais, c’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas…


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Ludovic Bonnet

Chez Masculin.com depuis 2009, j'ai commencé par vous parler d'automobile et de culture (cinéma, musique, jeux vidéo...). Aujourd'hui, je vous parle aussi de mode et de high-tech... et de plein d'autres choses !