[CRITIQUE] Venom : chronique d'un Carnage annoncé

Mi-super-vilain, mi-super-héros : Hardy le gars !

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Venom est l'un des méchants les plus marquants de l'univers de Spider-Man. Aujourd'hui, il s'émancipe de l'homme araignée et a droit au premier rôle.

[CRITIQUE] Venom : chronique d'un Carnage annoncé
Sony Pictures ©
Ludovic Bonnet

Rédacteur en chef
Masculin.com
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Les films de super-héros sont assez rares au cinéma en ce moment. Pas plus d'une vingtaine par an... Alors, forcément, quand on voit Venom s'annoncer ce 10 octobre 2018, l'heure est à l'excitation : "Chouette, un peu de nouveauté sur grand écran !"

Trève de mauvais esprit, la sortie de Venom au cinéma peut constituer une bonne nouvelle. Pour les fans de l'univers de Spider-Man, avant tout, cette créature étant l'un des ennemis les plus marquants de l'homme araignée. Pour les autres, le long-métrage de Ruben Fleischer pouvait aussi se concevoir comme une occasion de découvrir les aventures d'un super-vilain, ce qui peut avoir un côté franchement jubilatoire.

Toutefois, soyons honnêtes : globalement, ce nouveau volet n'incitait guère à l'optimisme... 


Qui est le vilain Venom ?

En s'intéressant aux origines de la créature, ce film a tous les atours de la première pierre d'une nouvelle franchise. Ainsi, quand une symbiote extra-terrestre rencontre un journaliste ingérable, la fusion entre les deux n'a pas que des conséquences positives.

Immédiatement, on comprend que notre "héros" sera tiraillé entre sa volonté de sauver le monde et celle du parasite qui l'habite (qui ne pense lui qu'à le détruire, bien évidemment). Et qu'il aura affaire à un ennemi bien plus dangereux / vilain / immonde pour corser le tout.

Hardy, des patates ; Sony, des patates aussi

La victime dudit parasite, c'est Eddie Brock. Et 10 grosses années après Topher Grace dans Spider-Man 3, c'est Tom Hardy qui campe ce brave journaliste. Convaincant, il sait ditribuer des patates à ses adversaires en même temps que quelques punchlines bien senties.

Mais les patates, c'est surtout Sony qui va les encaisser, le film ayant engrangé pas moins de 80 millions de dollars pour son premier week-end d'exploitation aux Etats-Unis. Soit le meilleur démarrage de l'histoire pour un long-métrage sorti au mois d'octobre, loin devant les 55 millions de Gravity, en 2013.

Vous l'aurez compris, Venom manque un tantinet de subtilité et les ficelles du blobckbuster calibré sont un peu trop grosses pour être honnêtes. Dommage car le résultat aurait pu être nettement plus sombre et inquiétant, avec un vilain aussi vilain. Un peu comme Bane dans The Dark Knight Rises, l'ennemi de Batman campé en 2012 par un certain... Tom Hardy.

Alors, faut-il aller voir ce film ?

Venom a tout du film de super-héros, mais n'en est pas vraiment un. Il pourrait aussi être vu comme un film de super-vilain... mais ce n'est pas vraiment le cas. Enfin, il ressemble énormément à un blockbuster Marvel... mais c'est bien Sony qui est à la baguette.

De ce positionnement hybride, presque bâtard serais-je tenté de dire, on tire un film non dénué de qualités (la présence de Tom Hardy étant la principale), mais qui arrive "après la guerre". Il y a 5-6 ans, on aurait peut-être tenu là un excellent blockbuster. Aujourd'hui, Venom permet juste de poser son cerveau pendant 1h52 sans trop s'ennuyer. Jusqu'à la scène post-générique, qui semble annoncer le prochain retour de Venom au cinéma, en même temps que l'arrivée d'un autre méchant très méchant.

Venom
Sortie le 10 octobre 2018
Durée : 1h52
De Ruber Fleischer
Avec Tom Hardy, Michelle Williams, Riz Ahmed, Scott Haze, Reid Scott...

Note du film : ★★☆☆☆

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